I can't stop thinking about you • Ft. Matthew


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Matthew A. Hamilton
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Message   Sam 16 Mar 2013 - 17:48
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Elena D. Wyatt & Matthew A. Hamilton



J’éclatais de rire devant sa blague. L’image de la serveuse avec un bandeau sur l’œil, une jambe de bois et un chapeau de pirate fonçant sur moi et criant « A l’abordage » s’imposa à moi.

- L’avantage, c’est que maintenant, j’ai une femme forte pour me protéger, répliquais-je.

J’espérais par cette réplique la rassurer.

- C’est bizarre, moi je trouve ça plutôt excitant, plaisantais-je. J’aime bien les femmes qui ont un fort tempérament et était capable de se défendre toute seule. Qui ne se laissent pas marcher sur les pieds quoi.

Je lui souriais, tout ce que je disais été vrai. J’avais un tempérament très protecteur, mais je ne supporter pas ces femmes qui se plaignaient tout le temps, demandant aux hommes d’intervenir sans cesses dans les déboires qu’elles s’étaient souvent amenées sur elles-mêmes. Si je devais me battre pour quelqu’un, je préférais que ce soit pour des raisons légitimes. Qu’elles aient ou non une ceinture noire en art-martial importait peu, cela venait plus du tempérament de la personne. En tant que médecin, je n’étais pas maître de mon emploi du temps et effectuait des heures impossibles. Alors, si je voulais me lancer dans une relation, je ne pouvais le faire si la femme en question n’était pas indépendante.
J’écoutais attentivement la liste de tous les sports dans lesquelles elle excellait, et les raisons qui l’ont poussé à s’y mettre. Je me sentis très paresseux tout d’un coup, moi qui me reposais sur mon pouvoir pour tout et n’importe quoi dès que j’étais loin des regards indiscrets.

- Wow, tu pourrais peut-être m’enseigner quelques trucs alors… ? Je ferais pâle figure sinon si on se retrouve dans une bagarre de bar ou va savoir quoi ! riais-je.

Elena était peut-être exactement ce dont j’avais besoin dans ma vie en ce moment. Quelqu’un qui secourait mes habitudes pour me forcer à devenir une meilleure version de moi-même.
Je rebondis sur sa réponse vis-à-vis de Paris.

- C’est dommage, il faudra rectifier ça. Tu n’es pas partie avec la bonne personne je dirais.

Houlà, mais c’est que je continuais ! Mettre la charrue avant les bœufs ne me ressemblait pourtant pas habituellement. Toutefois, plus rien ne me paraissait habituel depuis que je l’avais rencontré. En fait, au vue de ce qu’elle me disait, un éclairage nouveau se fit sur les circonstances de cette rencontre. Par égard pour Alice, je n’avais posé aucune question, mais si Elena savait aussi bien se battre, comment expliquer l’état de son ami que j’avais soigné. La curiosité me dévorait, mais je m’empêchais de lui en faire part. Une promesse était une promesse, je tiendrais donc ma parole donnée à ma meilleure amie.

- Oui, il me semble qu’elle m’en avait parlé.

Notamment durant la longue conversation où elle m’avait fait prendre mon courage à deux mains et composer le numéro d’Elena.

- Je ne la connais pas depuis aussi longtemps bien sûr, mais ça fait quand même deux petites années maintenant. D’ailleurs, elle t’a déjà expliqué comment nous nous sommes connus ?

Je comprenais les sentiments d’Elena vis-à-vis de ses amis. Elle qui n’avait eu qu’une si petite notion de la famille ne pouvait faire autrement. Mais pour ma part, de mon vécu et malgré les divers différents qui m’opposaient à mon père et à ma mère, je ne pouvais être entièrement d’accord avec elle.

- Oui, je vois ce que tu veux dire, on ne choisit pas sa famille, mais ses amis. Mais… c’est un peu la beauté de la chose, que quoiqu’il arrive, ta chair et ton sang sera toujours présent pour toi. Après bien sûr, ce n’est malheureusement pas le cas pour tous.

Je pensais à tous ces gosses expulser de leur maison pour des raisons x ou y. A certains parents qui totalement accros à la drogue, ne se préoccupait plus des besoins les plus simples de leur progéniture. Tout cela existait, je le savais, mais moi, j’en avais été préservé.

- Moi, je préfère voir la famille comme un ensemble plus large dont mes parents, mais aussi mon ancienne nounou et Sammy et Alice font partis.

Je m’arrêtais là car je ne voulais pas l’effrayer, ce n’était ni le lieu ni le moment de discuter de ce genre de choses. Cependant, je n’abandonnais pas mon rêve de former ma propre famille un jour. Une famille où l’acceptation de l’autre serait le ciment. Les hommes n’étaient pas censés parler ainsi. Nous ne devions pas avoir d’horloge biologique, mais moi, je savais que cela été faux. Sammy et David en étaient la preuve. Ils avaient dû mener et long et dure combat administratif pour pouvoir enfin adopter leur petite fille. Pourquoi se donner tant de mal s’ils n’étaient pas dotés eux aussi d’horloge biologique ?
Coupant court à mes pensées, la serveuse ramena nos desserts. Je ne pus m’empêcher d’éclater de rire en me remémorant la vision d’elle en pirate que j’avais eu lorsqu’Elena avait fait sa blague plus tôt.


Elena D. Hamilton
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Message   Sam 16 Mar 2013 - 19:14
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Je ne savais pas si c'était mon semblant de blague ou si je lui avais fait pensé à autre chose, mais son fou rire était en tout cas contagieux et je riais moi aussi avec lui. Jusqu’à ce qu'il parle de femme forte pour le défendre, là, je lui lançais un regard amusé et souriait, avant de le remercier mentalement d'essayer de me rassurer.

▬ C'est bien si tu vois les avantages, alors ! Surtout lorsqu'il s'agissait de tempérament, avec moi... il était servi ! J'avais une vision des choses ouverte, enfin c'est ce qu'il me semblait, mais à coté de ça et de mon coté empathique, j'étais surtout dotée d'un sacré caractère. Les démons en étaient les premiers témoins, car au combat, c'était la qu'il se révélait le plus. L'adrénaline, l'envie de survivre et de détruire ces choses pour protéger notre monde, ça avais tendance à raviver la moindre petite flamme de combativité et de caractère. Mais je n'avais jamais eu besoin de ça. Je pouvais me montrer gentille et douce et fragile, comme implacable, dur et forte. Seul le contexte changeais la donne. Malheureusement dernièrement, j'avais été plus souvent la première version que la seconde. Peut être que sa révélation était le glas sonnant pour me réveiller et me dire qu'il était temps d'y remédier !

▬ Tous les hommes disent ça au début, jusqu’à ce qu'ils s'en mordent les doigts ! Dis-je avant de rire de nouveau. Plaisanterie mise à part, je trouvais ces mots tellement vrai. C'était toujours plus agréable d'avoir une relation équilibrée, ou l'autre avait autant de force de caractère. Mais il arrivait toujours un jour ou ce trait de caractère nous déplaisait et ou on aurait préféré se taire ce jour là !

▬ Marché conclu ! Je ne sais pas si je suis un bon professeur, mais tu me diras ça en temps voulu. Ajoutais-je toujours le sourire au bords des lèvres. Il me semblait que c'était le cas depuis le début de la soirée, comme si être avec lui m'empêchait d'arrêter de sourire.

▬ Oui, il faut croire. Tu as raison, le plus important c'est d'y allez avec la bonne personne. Allez à Paris, la ville des amoureux, c'était surement plus romantique avec l'élu de son cœur. Pour l'instant, Matthew et moi n'en étions pas encore la, mais il était un très bon candidat en tout cas.

▬ Oui, je comprend. Je ne dis pas qu'une famille ne peu pas être unie, ma mère et moi l'étions, mais... plutôt que ce qui fait une famille, ce n'est pas que les liens de sang. Et je suis tout aussi proche d'Alice que je pourrais l'être d'une sœur. La génétique, ça ne commande pas les sentiments. Expliquais-je réalisant que j'avais pu me montrer vague dans mes propos. La dernière chose que je voulais c'était dénigrer les valeurs familiales ou le reste. Je les prônaient souvent pour les jeunes dont je m'occupait et même dans ma vie. A l'exception qu'aujourd'hui, pour moi, ces liens se résumaient à mes amis. Nous en étions resté là lorsque la serveuse rappliqua, déclenchant un fou rire chez Matthew, puis moi. La pauvre ne devais pas comprendre ce qui se passait et plus savoir ou se mettre.

▬ Excusez-nous, c'est juste une petite blague entre nous. Dis-je à la jeune femme qui me faisait maintenant de la peine devant nous, surement à se demander si on se moquais d'elle. Merci. Elle partit aussi vite qu'elle était venue et je me tournais vers Matthew le sourire toujours aux lèvres.

▬ A présent, je me sent coupable ! Elle n'as rien du comprendre à ce qui se passait ! Avouais-je sans me départir pour autant de ma bonne humeur. Il aurait fallu qu'une catastrophe naturelle s'abatte sur le restaurant pour qu'elle s'en aille de toute façon.

▬ Alors, ça nous laisse quoi dans les choses à aborder à un premier rendez-vous ? Je n'ai pas fait de liste, mais à mon avis, s'il en existait une, on aura remplis tous les points ! Quoi que...il y a bien une chose que je pourrais te proposer. Je poussais légèrement ma crème brûlée dans sa direction et ajoutais:

▬ La gourmandise est peut être mon plus gros défaut ! Mais... tu veux goûter ?




Matthew A. Hamilton
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Message   Mar 19 Mar 2013 - 20:49
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Je riais à sa blague tout en essayant de me rappeler la dernière fois que j’avais autant ris avec une femme. Il s’agirait probablement d’Alice, mais la situation n’avait rien à voir bien sûr. Nous n’avions jamais été dans une optique romantique, aucun de nous deux ne l’avait voulu, nous n’avions juste pas ce genre d’attirance. Par contre, avec Elena, j’avais l’impression d’avoir gagné le gros lot, le kit tout en un. Une femme intelligente, marante et qui en plus exerçait sur moi une attraction manifeste.

- Et bien tant pis, à mes risque et périls, je vais tenter ma chance ! plaisantais-je. Je ne saurais pas la laisser passer de toute façon, continuais-je avec un ton plus doux.

Elle avait acceptait de m’entraîner. Pour la première fois de ma vie, j’allais apprendre à me battre sans me reposer sur mon don. Si ça ce n’était pas du changement ! Bien sûr, aujourd’hui j’avais de bonne raison de me sentir motiver. Cela me donnait l’excuse de passer plus de temps avec la belle.
Je souris simplement devant sa réplique concernant Paris. Il valait mieux me taire sur le sujet maintenant au risque de me voir m’enfoncer un peu plus. Et puis, je ne voyais pas non plus quoi répondre, nous avions tout dis. Voyager ensemble serait génial si on n’en avait l’opportunité plus tard, si tout se passait bien entre nous. Après, seul le futur en déciderait.
Je sentis être allé un peu trop loin avec mon plaidoyer pro-famille. J’espérais ne pas l’avoir mise mal à l’aise.
J’essayais de rectifier le tir du mieux que je pouvais.

- Oui, je comprends ce que tu veux dire t’en fait pas. C’est un peu comme les liens que j’ai avec mon ancienne nounou, je la considère un peu comme une seconde mère. Parfois…

Je ne finissais pas ma phrase, avouer que Lien avait peut-être plus d’importance dans ma vie que ma propre mère était beaucoup trop dure et risquerais de me faire passer pour quelqu’un de cruel. Pourtant, elle avait été la seule à être toujours présente à chaque match de foot, à chaque compétition du club de débat. Mais surtout elle m’avait appris à maîtriser ma télékinésie sans jamais trahir mon secret, et ça… Ma mère, elle, m’aurait sans doute amené voir un psy.

Je m’excuser brièvement auprès de la serveuse entre deux tressauts de rire puis me confia à Elena lors de son départ.

- Désolé, c’était plus fort que moi. Quand tu m’as dit… quand tu m’as dit de faire gaffe à sa prochaine attaque… Je l’ai imaginé en version Jack Sparrow avec moi pour bateau… J’ai dû trop regarder Pirates des Caraïbes. Et… c’est bon, je crois que tu es en droit de m’interner maintenant. Je lui laisserais un bon pourboire, ça nous excusera suffisamment.

Je lui souriais, contrit. Un de mes sourire les plus efficace d’ailleurs, celui du petit garçon pris la main dans le sac, mais pourtant angélique. Ce sourire m’avait tiré de biens des situations lorsque je faisais des blagues au lycée avec mon don.

- Une liste ? Tiens donc. Oui, maintenant que j’y réfléchis, tu as raison. Il ne nous reste plus qu’à la créer et cocher les cases je suppose… Mais ton dessert et plus tentant, je dois bien l’avouer.

Je me laisser me faire nourrir avec amusement. J’avais vu beaucoup de ce genre de scène dans les films. Je les trouvais en générale très niaises, mais ce qui était amusant dans ce cas, c’était que nous étions tous les deux très au courant de cette caractéristique particulière au partage de dessert. Et c’était justement cela qui nous amusais et nous poussait à vouloir essayer la chose. Un genre d’auto dérision quoi.

- Hummm, très bon, je dois l’avouer.

J’entrepris alors de lui servir mon propre dessert, le profiterole. Et quand elle entrouvrit ses lèvres, pour les refermer autour de la cuillère, je compris un peu mieux l’intérêt porté aux becquetés. C’était incroyablement érotique, j’en étais tout déstabilisé. Je ne savais tout d’un coup plus quoi dire, le farceur s’en était allé pour laisser place à un homme comme un autre devant une femme sacrément sexy.


Elena D. Hamilton
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Message   Sam 23 Mar 2013 - 19:54
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J'avais l'impression de passer la meilleur soirée de ma vie, c'était du moins le meilleur premier rendez-vous que j'avais jamais eu. Rare était ceux ou j'avais réussi à rire autant et à me sentir aussi à l'aise. En fait, c'était le seul ! Je ne pensais pas avoir déjà ressenti une alchimie aussi évidente. Il était gentil, drôle et nous semblions avoir le même genre d'humour ce qui était une très bonne chose. Mais je devais bien avouer que ce que je préférais ce n'était pas son humour, même si ces réponses me faisaient toujours sourire, au minimum. Ce qui me faisait le plus plaisir, c'était les compliments "cachés", les petites phrases anodines qui me faisait presque me sentir spéciale. Ne pas laisser passer ? C'était agréable d'entendre ces mots de sa bouche et je n'ajoutais rien, préférant en savourer le sens; lui souriant comme si je voulais le dévorer sur place. En tout cas, je le dévorais bel et bien des yeux.

▬ Elle dois être très spéciale pour toi, j'imagine ! De tout ce que tu me dis d'elle en tout cas, elle me semble très sympathique. Si elle était si protectrice et maternelle avec lui, si elle l'avais même défendu envers son père et réussissais à intimider un homme de sa trempe, c'était une femme avec qui je devrais très certainement m'entendre. Et si elle était importante pour Matthew, j'avais certainement envie de la rencontrer ! Voila que j'étais à notre premier rendez-vous, en train de souhaitez rencontrer la femme qui l'avais élevée ! Surtout ne dis rien, tu va le faire fuir ! Me sermonnais-je, pourtant loin d'être effrayée par cette idée. Heureusement, la serveuse et notre fou rire avait fait une excellente diversion à mes réflexions et à cette discussion trop terre à terre pour un rendez-vous si intéressant. Finis donc les histoires de familles et bienvenue dans... Pirates des caraïbes ? J’explosai de rire, consciente qu'avec cette vision il avait du être encore plus difficile pour lui de garder son sérieux lorsqu'elle était venue. Pour ma part, j'avais du mal à le garder maintenant que je savais ce qui lui avais traversé les idées.

▬ Pas besoin de camisole ou quoi que se soit, avec des idées pareilles, tu me sera beaucoup plus utile près de moi ! Rétorquais-je sans même réfléchir à ce que je disais. Sa bonne humeur était tellement agréable qu'il me rendait heureuse simplement en me regardant, parlant ou ne serait-ce que souriant avec ce petit air contrit.

▬ Il n'y a rien de plus tentant qu'une crème brûlée ! Blaguais-je en me disant intérieurement que la seule chose qui m'attirais vraiment à cette table, c'était lui ! Jouer comme ça, comme dans un film à l'eau de rose à se donner la becté était une chose, mais que ce soit lui changeais bizarrement la donne et le coté drôle et moqueur était vite devenu bien plus sensuel et lorsqu'il me fit goûter les profiteroles, je ne pu détacher mes yeux des siens, hypnotisée. Je réprimais un frisson pourtant très agréable et donnais mon verdict.

▬ Délicieux, le seul risque maintenant c'est que je ne puisse plus m'arrêter. Je parlais du dessert là ? Pas sûre ! Je ne le quittais pas des yeux, consciente qu'il serait bien plus dur de l'oublier après cette soirée que ce que j'avais déjà du affronter jusqu’à ce soir. Depuis notre simple rencontre à l’hôpital, je n'avais pas pu me le sortir de la tête. Qu'est-ce que ça allais être après ça ?!





Matthew A. Hamilton
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Message   Ven 29 Mar 2013 - 20:10
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Nos regards ne semblaient plus vouloir se détacher l’un de l’autre. J’aurais voulu arrêter ce moment dans le temps, en prendre une photographie afin d’en garder le souvenir tout au long de ma vie. Quoiqu’il puisse se passer, ce moment resterait un des plus heureux de ma vie. Un moment parfait.

- Oui, elle l’est, après tout, elle m’a élevé.

Je ne rajoutais rien de plus, il était inutile de s’apesantir sur le sujet. Si Nounou Lien pouvait me voir en ce moment, elle m’engueulerait probablement de garder la conversation sur elle plutôt que sur la femme qui m’accompagnait. Elle dirait que ce n’était pas une façon de passer un premier rendez-vous.

- Ouh tu vas me laisser courir les rues en libertés alors ? Je te préviens, il risque d’y avoir de sérieuses conséquences. Je pourrais te harceler de blague jusqu’à ce que tu meures de rire. Et je suis médecin, c’est une vraie cause de décès !

On pouvait dire que j’étais lancé ce soir. Je n’arrivais pas à savoir si j’avais un réel effet comique ou si c’est juste ce que je voulais m’imaginer. Peu importe de toute façon, mes réflexions avaient décidés de se faire la malle. Mon cerveau était en mode pause tandis qu’Elena mangeait, parlait. Et moi, je ne regardais que ses lèvres… J’essayais encore de me défaire de mes idées déplacées induites par la béqueté de desserts quand Elena commenta la crème brûlée. Je crois que je me mis à rougir. La belle n’aidait décidément pas à détourner mes pensées avec ses propos.
Je me contentais de hocher la tête un peu gêné, ne sachant plus quoi lui répondre. J’essayais bien de me reprendre, de continuer la conversation sur un ton léger, mais Elena me faisait beaucoup trop d’effet. Je plongeais donc dans ma crème brûlée, la dévorant un peu trop vite pour le coup, vu que j’essayais toujours de m’occuper l’esprit.

- Hummm… oui, c’est très bon effectivement.

Au moins avais-je réussi à articuler une phrase, c’était déjà ça.
Encore une fois je ne remarquais pas l’arrivée de la serveuse qui nous débarrassa. Quand je me rendis comte que mon assiette n’était plus devant moi. Je fus bien obliger de revenir à une conversation normale avec mon invité.

- Donc… Je ferais mieux de demander l’addition ?

Même si partir signifierais la fin du rendez-vous et du temps passé avec Elena, cela voulait aussi dire que j’allais bientôt avoir le privilège de l’embrasser. Heureusement que j’avais mis cartes sur table d’emblée. Au moins, il n’y avait pas de surprise, le geste serait consenti.
Je l’aidais à enfiler sa veste me permettant même de soulever ses cheveux pour les replacer au-dessus du tissu. Je n’y avais même pas réfléchi, ce geste était venu naturellement. J’espérais qu’elle n’y verrait pas un mouvement trop intime à son encontre, ce n’était pas le but. Je m’écartais donc légèrement pour lui redonner son espace vitale.

Une fois sorti, je lui fis face.

- En tout cas, je ne regrette pas mon coup de téléphone. Cette soirée était géniale, grâce à toi.

Je lui souris et décidais de redevenir espiègle pendant l’espace d’une minute.

- Hummm… Il me semble bien que j’avais dit vouloir faire quelque-chose à présent. Mais c’est bizarre, je n’arrive pas à m’en souvenir !



Elena D. Hamilton
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Message   Sam 30 Mar 2013 - 19:48
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Encore heureux qu'il tienne à la personne qui l'as élevé ! Il avait raison et aussi, je n'avais rien ajouté. J'avais cependant presque plus hâte d'entendre parler plus en avant d'elle que de ses propres parents, à présent. Elle semblait prendre une place si importante dans sa vie que ça me semblait normale, naturelle. Mais qu'est-ce que je faisait ? A mettre la charrue avant les boeufs ! Nous n'avions eu qu'un rendez-vous et voila que je pensait à rencontrer sa famille aussi sérieusement que si j'avais planifier mon prochain week end, sans hésitation, comme si il ne pouvais pas en être autrement.

▬ En y réfléchissant, ça semble être une jolie façon de mourir ! Souris-je amusée par sa réflexion. Si mes dernières minutes étaient en si bonne compagnie et si heureuses, quoi demander de plus ?! Parce que, avouons-le, j'avais de plus en plus de mal à croire qu'il me serait possible de mourir vieille dans mon lit. Avec tous les dangers auxquels je faisait face, j'avais plus de chance de mourir assassinée par un démon qu'autre chose ! Très gaies comme pensées, Félicitations ! S'il avait pu lire dans mes pensées, nul doute qu'il m'aurait fuit au plus vite. Heureusement pour moi, ça n'était pas le cas et il semblait se plaire en ma compagnie. Ma réplique sur la crème brûlée semblait l'avoir perturbé, ce que je comprenais parfaitement, car avouons-le, je n'avais pas été très subtile. Mes paroles auraient pu être dénués de tout second sens s'il n'y avais pas eu mon regard séduit et mon ton de voix pour me trahir.

▬ Je crois qu'on a plus le choix, malheureusement. Même si nous ne voulions pas, l'un comme l'autre que ce rendez-vous se termine, il fallait bien que ce soit le cas tôt ou tard; ne serait-ce que pour que je le revois ou qu'il mette à exécution sa "promesse" de m'embrasser.

▬ Moi non plus. j'ai passé une excellente soirée. Lui répondis-je, le sourire aux lèvres. Alors que sa proximité et sa main passant délicatement sur ma nuque pour remettre mes cheveux en place m'avait saisie de frissons étrangement agréables je me retenais pour ne pas laisser mon trouble paraître et rester maitresse de moi même.

▬ Dans ce cas, peut être que je devrais te rafraichir un peu la mémoire ! Dis-je taquine en m'approchant de lui. J'attendais ce baiser depuis qu'il en avais parlé, qu'est-ce que je disais ! Je l'attendais depuis qu'on s'était rencontré ! Pourquoi je n'aurais pas pu me le sortir de la tête depuis, sinon ?! Je m'arrêtais tout contre lui, préférant lui laisser l'honneur de faire ce qu'il m'avais promis, ce n'était pas le moment de me montrer trop entreprenante, surtout que ça n'était pas vraiment mon genre ! Je plongeais mon regard dans le sien, j'aurais pu m'y perdre toute la nuit, s'il n'y avais pas eu cette irrésistible envie pour m'en dissuader.





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Message   Lun 8 Avr 2013 - 18:20
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La proximité d’Elena était entêtante. J’adorais que nous répondions aussi facilement aux blagues de l’un et de l’autre. Je sentais une véritable cohésion avec cette femme belle, généreuse et pleine de vie. Sans un mot je me rapprochais plus encore jusqu’à ce que mon visage soit à deux centimètre du sien. Je glissais ma main droite dans ses cheveux tandis que de la gauche, je relevais légèrement son menton. Et là, je plongeais pour ce qui m’avait obséder depuis notre première rencontre.
La douceur de ses lèvres glissait sur les miennes. Je me retrouvais dans une bulle suspendue dans le temps. Tout s’évanouissait autour de nous, seul Elena et ce baisé restait.
Puis, la douceur passa à la vigueur tandis que je laissais la passion me consumer. C’était de loin le meilleur baisé de ma vie, les autres paraissaient fades en comparaison. Il était plein de désir et de tension sexuel.
Je dus me dégager un peu trop vite à mon goût, mais je ne voulais pas perdre le contrôle. Et exercer une pression sur Elena qui puisse lui faire croire que j’étais autre chose qu’un gentleman.
C’est aussi pour cette raison que je ne lui proposais pas de la ramener. Je ne voulais pas qu’elle pense que je souhaitais me faire inviter chez elle pour un « dernier verre ».
Je ne pus cependant m’empêcher de lui dévoiler le fond de ma pensée alors que nous étions tous deux encore dans les bras l’un de l’autre.

- Bon sang, on aurait dû commencer par ça… Si je pensais passer la meilleure des soirées, ce baisé en a éclipsé la majorité ! fis-je dans un sourire.

Je ne pouvais m’empêcher de lui caresser la joue, me perdant dans son regard bleu ciel. Je n’avais plus aucune envie de partir à présent, de la laisser partir. Pourtant j’y étais bien obligé. Etait-ce donc ça le coup de foudre dont tout le monde parlé ? Je ne voyais pas ce que ça pouvait être d’autre. Notre alchimie était indéniable. Je ne m’imaginais pas me passer d’elle, ce qui était le signe d’un premier rendez-vous très réussi à n’en pas douter.
Je finissais tout de même par m’éloigner suffisamment pour lui héler un taxi. Une fois qu’une voiture eu l’amabilité de s’arrêter, je lui ouvris la portière arrière.

- Rentrez-bien Mademoiselle !

J’accompagnais mes mots d’une petite révérence pour la faire rire. Mais avant qu’elle ne ferme la porte et qu’elle disparaisse pour la nuit, je décidais de l’embrasser une dernière fois, pour lui souhaiter une bonne nuit et de beaux rêves. Personnellement, j’étais sûr d’avoir les deux ce soir. Alors que je m’éloignais pour récupérer ma voiture, je me retrouvais à sourire comme un idiot, revivant chaque minute du repas et du baisé. Mais surtout, j’étais fort impatient de la revoir à nouveau. Car de toute les femmes que j’avais fréquentais, mon intuition me disait qu’Elena pourrait être enfin la bonne.

La seule et unique.


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Message   Lun 8 Avr 2013 - 19:00
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Sa présence était déjà enivrante, mais plus il se rapprochait et plus je me sentais flotter, comme si tout mon être s'accordait au sien et que nous vivions dans un autre monde, une bulle, rien qu'a nous. J'adorais cette sensation, ce sentiment agréable et chaleureux qui me rendait bêtement heureuse. Lorsque nos lèvres se touchèrent se fut l'apothéose de tout ce que j'avais ressentit jusque là. Comme si la tendresse, puis la passion évidente que nous avions échangé n'avait fait que renforcer ces sensations que j'avais déjà eu. Enfin ! Alors que, avouons le, j'en avais envie depuis que nous nous étions rencontrés, nous nous étions embrasser. Et quel baiser ! Si j'étais heureuse juste avant, là j'étais tout bonnement transportée. J'aurais voulu qu'il ne s'arrête jamais, pourtant il le fallait bien. Il fallait aussi qu'on se sépare, même si à présent tout mon corps ne réclamait qu'une chose: lui. Je devais être raisonnable, je ne savais que trop bien que précipiter les choses était une mauvaise, mais alors très mauvaise idée. Même si, là, avec lui et en étant moi même, j'aurais pu jurer être sûre de ne rien risquer. La raison, toujours écouter la raison. Il sembla penser de même puisqu'il s'éloigna le premier, me laissant heureuse, mais sur ma fin. Car à présent, j'en voulais plus. J'avais hâte de le revoir.

▬ J'avoue, ça m'aurais peut être évité de te dévorer du regard tout le reste de la soirée. Ajoutais-je taquine alors que la vérité, la vrai, c'est que j'en avais envie depuis cette première rencontre, à l'hôpital. Voila pourquoi je n'avais pas réussi à me le sortir de la tête depuis ! Quoi que... Après ce soir, j'y arriverai encore moins ! Je le laissait ma caresser la joue, car ça semblait si naturelle et c'était surtout si agréable que je n'avais pas envie qu'il arrête. Mais... il s'éloigna finalement, semblait-il à contrecœur pour me héler un taxi. Toujours aussi gentil et attentionné il m'ouvris la portière en mimant une petite révérence pour me souhaitez une bonne route. Je ris, amusée le dévorai encore et toujours du regard, mourant d'envie de lui donner un dernier baiser. Soudain, comme s'il avais lu dans mes pensées, il exauça mon souhait. C'était le plus doux et agréable au revoir de toute ma vie. Je lui rendait son baiser, souhaitant de moins en moins le laisser. Au revoir. Je m'y résignait, donnant mon adresse au chauffeur et fermant la porte avant de ne plus pouvoir le quitter. Plus je le voyais et plus je commençais à croire que le coup de foudre existait, mieux, qu'il était fait pour moi. Je rentrais donc heureuse et souriante chez moi, me repassant en boucle cette soirée alors que la ville défilait sous mes yeux sans que je n'y prête attention.





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