I'm not bleeding, barely bruising... ▬ Feat. Danitza


 

 I'm not bleeding, barely bruising... ▬ Feat. Danitza


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Liam S. Rowell
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MessageI'm not bleeding, barely bruising... ▬ Feat. Danitza   Lun 12 Sep 2016 - 18:04
I'm not bleeding, barely bruising...
DANITZA & SYTRY


Nous n'étions pas loin du building de la WGF - ou devrais-je dire de l'un des deux bâtiments maintenant - à quelques blocs, dans une banque pour régler certaines formalités. Nous ? Parce que je n'étais pas venu seul, Danitza m'accompagnais pour arranger les derniers détails consécutifs à notre nouvelle acquisition. Il fallait clôturer le plan de financement pour les salaires des employés que nous avions du reclasser, à présent que chacun étaient des parties prenante de mon entreprise. La World Global Financial aurait bientôt ses nouveaux bureaux flambants neuf terminés et l'expansion s'était passée aussi bien qu'on l'aurait souhaité, mieux encore. Parce que j'avais fait d'une pierre deux coups en évitant des pertes d'emplois, nécessaires pour gonfler les effectifs de mon entreprise avec tous ces changements. Comme ça nous nous agrandissions et je passait pour un 'saint' aux yeux des habitants de la ville. Gagnant-gagnant !

Nous avions simplement fait appel à une banque car nous ne pouvions bien entendu pas utiliser les fonds de l'entreprise et de nos clients pour le plan de reclassement et aujourd'hui... il était temps de le fermer pour revenir à nos bonnes vieilles méthodes. Parce que je n'aimais pas forcément traiter avec des intermédiaires. Et bien sûr, comme je n'étais pas celui qui avait finaliser les papiers et monté le dossier dans sa totalité, j'avais besoin de mon assistante. Je lui souriais alors que nous attendions le directeur de la banque assis dans son bureau qui se trouvais à un couloir et deux portes du hall dans lequel nous étions entrés un peu plus tôt. Le lieu était baigné de lumière avec toutes ses vitres et c'était presque étrange qu'au fond de ce couloir la porte à elle seule nous offre de la clarté. Cela dit, vu l'unique fenêtre de rez-de-chaussé du bureau... heureusement.

▬ Il devrait y avoir une clim ici ! Signalais-je à Danitza en ôtant la veste de mon costume, la posant sur le dossier de ma chaise alors que personne ne venait nous rejoindre. Je n'aimais pas du tout qu'on me fasse attendre. Surtout pas un directeur de banque à la mords-moi-le-nœud, un déchet d'humain pas fichu de s'offrir un bureau avec vu, ou ne serait-ce que la clim.

J'avais entendu quelques bruits, un brouhaha peu distinct à travers les murs qui nous séparaient de l'entrée. Puis... des crissement de métal et la clarté du couloir même s'était estompée. Je levait un sourcil, surpris. On aurait dit que quelqu'un venait d'abaisser les rideaux de la banque. A cette heure ? Après ce bruit ? Ce n'était pas normal, pas normal du tout...

▬ Je crois qu'il y à un problème ! Annonçais-je à Danitza en me levant, me tournant vers la porte du bureau. Personne ne venait nous rejoindre. Toujours pas. Et cette fois, c'était un tout autre bruit qui avait brisé le silence après ma phrase. Un coup de feu. J'allais m'avancer, voir de quoi il s'agissait en intimant à Danitza de rester là, quand un gars, cagoulé et armé avait fait irruption dans le couloir face à moi.

▬ Surtout, restez calme et derrière moi... Finis-je par dire à mon assistante alors que je levait les mains en l'air comme l'humain docile qu'il me pensait être.





Danitza M. Wincher
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MessageRe: I'm not bleeding, barely bruising... ▬ Feat. Danitza   Mer 5 Oct 2016 - 15:39
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DANITZA & SYTRY


J’étais nerveuse, ça se voyait sans doute vu que c’était le deuxième sourire que m’adressait mon patron. Mais bon il l’avait pas vécu lui l’épisode du bureau où à peine arrivée au travail j’écoute le message qu’il m’avait adressé. Un truc du genre : « Le dossier de financement c’est maintenant on se retrouve à la banque cordialement bisou. » Nous je plaisante, il n’y avait pas de « cordialement » ni de « bisou » d’ailleurs. C’était juste… putain de bordel de merde ! oups zut je me reprends péripatéticienne de maison close mal tenue ! Il est où ce fucking dossier. Bon pas loin parce que c’était quand l’un des sujets les plus importants du moment aussi bien à la machine à café que dans les journaux alors dans le bureau du grand patron nouvellement acquéreur sans doute… Mais moi j’étais passée voir Aïlean, surtout quand j’avais appris que le type mort, accessoirement grand pote du patron, était aussi son père. D’un autre côté, le nom aurait dû me mettre la puce à l’oreille. Fallait croire que nous. Bref entre son père mort et elle dans le coma….

Je porte la poisse, c’est pas possible autrement. Mais si je vous jure, faites le compte, mon directeur de thèse : disparu. Ma meilleure amie : morte. Ma seconde amie proche : coma. C’est pas que je me fais des films, mais niveau karma on a connu mieux ; sans compter les possessions en tous genre. Et si en fait… je devenais folle…. Le doute plana avant que je ne me remette en quête du dossier avant de filer vers la banque qui heureusement pour moi était réellement à deux pas. Deux pas de course mais deux pas quand même. Incroyable mais vrai, le dossier était tout simplement idéalement placé en haut de la première pile de dossier à traiter ! Qu’est-ce que je suis bien organisée, je m’en rappelle même pas. On appelle ça le talent… Ou la folie, au choix… et j’avoue que le doute à toute sa place.

Après deux sourires, le patron décida de tomber la veste. J’ai hoché la tête, une clim n’aurait pas été de trop mais j’avais mis la chaleur sur le compte de mon footing matinal avec un dossier sous le bras. Fallait croire finalement qu’il faisait effectivement une sacrée chaleur dans ce bureau où l’on nous faisait gentiment poireauter, macérer. On ressentait vachement ce que vit un couscous quand on le cuit à la vapeur… Et puis, attendre, monsieur Rowell l’avait viré de son vocabulaire depuis bien plus qu’une décennie. Pendant ce temps-là, ça s’agitait dans le cœur de la banque. Un client mécontent ? Mais je tiquais quand même quand je vis la lumière s’assombrir, aucune éclipse solaire prévue dans le coin on l’aurait su aux infos à coup sûr.

A peine monsieur Rowell s’était-il levé qu’un bruit éclata dans la pièce voisine. Je chuchotais :


- Un problème c’est certain. Vous ne me ferez pas croire que ce que je viens d’entendre c’était un pétard mouillé. Il s’agit d’un coup de feu….

Je crois que je viens gentiment de sous-entendre à mon patron que je suis une grande fille qu’il ne va pas jouer au chevalier servant et que je sais garder mon sang-froid. En tout cas, j’ai l’air vachement plus calme quand j’entends un coup de feu qu’en cherchant un dossier pour la banque. Allez comprendre ! L’instant d’après, je le vois lever les mains, quelque chose me dit que le type lui fait fasse mais comme je ne suis pas dans le couloir, je ne fais que supposer. Je ne sais pas pourquoi mais je commence par planquer le dossier pour la banque sous le coussin du siège sur lequel j’étais assise jusqu’à maintenant. Et comme mon patron m’avait conseillé de rester derrière lui et que le type doit se douter qu’on est pas nombreux à se parler à soi-même, je me prépare psychologiquement à voir débarquer un braqueur.

Pas manqué, le voilà qui s’est avancé en braquant une arme vers nous, avec une voix étouffée par la cagoule il aboie :


- Allez toi et ta poule vous rejoignez les autres, tentez pas de jouer les héros, vous finirez en passoire.

Très imagée cette histoire, et tu sais ce qu’elle te dit la poule en question ? La poule lève les mains docilement et passe devant le patron comme s’il pouvait faire office de rempart entre l’arme et moi. Malgré la peur qui me serre le ventre, et mon cœur qui cogne comme s’il voulait sortir, je cherche des yeux une échappatoire, pour le moment c’est l’impasse. Je me retrouve bientôt allongée sur le sol les mains sur la tête et le patron à côté de moi. Je crois quand même que l’appréhension se lit dans mon regard, mais un grand costaud comme lui il peut trouver une solution non ? Bon j’avoue, je lui dirais jamais ça en face !






Liam S. Rowell
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MessageRe: I'm not bleeding, barely bruising... ▬ Feat. Danitza   Dim 9 Oct 2016 - 22:20
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DANITZA & SYTRY


Danitza n'avais pas été dupe, le bruit elle l'avait entendu tout comme moi. Cela dit, j'avais eu la confirmation en premier concernant ses paroles et le coup de feu. Parce que face au cambrioleur, il n'y avait plus de question en suspens.

Merde, c'était bien ma veine quand même ! Un braquage ? Ils auraient pu choisir un autre jour, tout de même. Je ne risquait rien, ma couverture peut être si je perdais mon calme ou autre mais... Seule Danitza était en danger ici. Et les autres humains dans la banque. Mais eux, je n'en avait absolument rien à carrer.

J’obtempérai, comme l'humain que j'étais censé être, mais il ne me facilitais pas la tâche en nous parlant de la sorte. Ma poule ? J'aurais du lui faire manger ses dents à ce con. Je l'aurais sûrement fait si mon nom d'emprunt n'était pas sur le registre des rendez-vous et que mon assistante n'était pas là avec moi.

J'avais laissé cette dernière passer devant moi du coup, le voleur et son arme braqué dans mon dos. Et j'avançais après elle, jusqu'à ce qu'on retrouve tout le monde dans la salle principale. Le directeur qu'on attendais également. Connard ! Je restait docile, 'humain' et m’allongeait ventre à terre comme il nous l'ordonnait, jetant un œil à Danitza à coté qui était plutôt calme vu la situation. Elle devait avoir une trouille immense à l'intérieur. J'espérais juste qu'elle y resterait, car je n'avais pas envie de la voir péter un plomb face à ces gars. Elle me regardait, peut être dans l'attente d'une solution. Que sais-je ? Je réfléchissait, à un moyen de la sortir d'ici vivante. De garder ma couverture. Il n'y avait que sa vie à elle qui m'importait, mais si je devait agir, ce n'était pas en faisant les égoïstes, parce qu'un massacre avec nous seuls en survivants, ça attirerait l'attention.

Je pesait le pour, le contre et finissait par prendre une décision. Je me levait, doucement, les mains en l'air, pour éviter de me faire tirer dessus à vu devant tous ces témoins qui me verraient guérir. Et je m'adressait à celui des ravisseurs qui semblaient donner les ordres.

▬ Vous n'avez pas besoin d'autant d'otages ! Seulement d'un qui vaille la peine. Gardez-moi, laissez-les partir. Je négociais pour sauver des vies humaines... On aurait tout vu. Mais je ne négociais pas pour eux, ni négociais vraiment d'ailleurs. Parce que j'usais de mon pouvoir de manipulation sur ce connard alors même que je lui parlait.

Il réfléchissait, réellement. Vu ce que j'avais implanté dans son esprit... C'était certain.

▬ Et t'ai qui au juste ? Finit-il par demander. Je soufflais, pas de soulagement mais d'agacement, même si la différence ne se voyait pas vraiment pour les autres.

▬ Liam Rowell, je suis PDG d'une grande firme. On viens même de faire une expansion. Croyez-moi, vous n'avez pas besoin de garder qui que se soit d'autre ! Je lui soufflais l'idée à son esprit aussi et attendais. Mais ce que je n'avais pas prévu, c'était quel chef en carton il était. Celui qui nous avaient rejoins dans le bureau s'était avancé pour lancer une phrase que l'autre con avait accepté d'un signe de tête :

▬ Ils étaient tous les deux dans le bureau. Il jouait les protecteurs, gardons la aussi. Génial ! Comme ça j'avais sauvé tout le monde, sauf celle que je voulais réellement protéger...

Je me tournais vers Danitza, m'excusant du regard et écoutait, attendant qu'ils appellent quelqu'un pour libérer les otages ou... PUTAIN DE MERDE ! Ça je ne l'avais pas vu venir. Ces cons, leur chef en premier s'étaient mis à tirer sur les otages, les abattants les uns après les autres. Ne laissant que Danitza et moi indemnes. J'aurais peut être du être plus précis que, ne gardez que moi... Cela dit, on ne peu pas dire que ça me dérangeait. Et au final, Danitza était toujours en vie, ce qui était le but. Surpris, je feintait le choc également et retournais m'allonger auprès de Danitza quand ils me l'aboyaient.

▬ Je suis désolé, je ne pensait pas qu'ils... Commençais-je en prétendant ne pas arriver à finir ma phrase. L'excuse était réelle, parce qu'elle avait quand même vu des choses pas jolis. Mais... sa vie était encore préservée alors il y avait déjà ça.

L'un des téléphones s'était ensuite mis à sonner et leur leader avait parlé un moment avec ce qui semblait être les forces de police. Ce qu'il disait... je connaissait beaucoup de merdes comme lui, d'autres assez forts pour être devenus des démons. Il mentait ! Il ne voulait rien de ce qu'il avait demandé. S'il avait tué les otages, sauf nous deux. C'est qu'il n'était pas là pour les billets. Mais quelque chose d'autre. Quelque chose qui ne nécessitait qu'un otage ou deux et qui leur éviterait de devoir surveiller ceux là ou les voir parler à la police pour donner leur nombre ou autre...

▬ Quelque chose cloche. Chuchotais-je à Danitza. Ils ne sont pas ici pour les billets. Peut être pour moi ? Non... ridicule. Mais qu'est-ce qu'il y avait dans cette banque ou autour de nous a part de l'argent ?





Danitza M. Wincher
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MessageRe: I'm not bleeding, barely bruising... ▬ Feat. Danitza   Mer 19 Oct 2016 - 21:58
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DANITZA & SYTRY


Bonjour et bienvenue sur le sol d’une banque, on a pensé qu’il ne se passait pas grand-chose dans votre vie alors on s’est dit qu’un petit braquage c’était toujours bien pour animer une journée. Et l’heureuse gagnante est : Danitza Wincher ! On applaudit bien fort l’heureuse gagnante !

Actuellement l’heureuse gagnante fixe incrédule son patron dans la même posture qu’elle et se demande pourquoi elle ! Il y avait pas un manuel sur les bons gestes en cas de prises d’otages dans une banque ou ailleurs hein je suis pas sectaire… . Je n’arrive plus à avoir des pensées claires, je sais même plus si j’arrive à réfléchir. La seule chose qui passe dans mon cerveau comme une banderole en plein match c’est : « ils veulent juste de l’argent, ça va bien se passer. »

Mais ça, c’était avant que monsieur Rowell prenne mon regard de désespérée intérieure lui conseillait d’ouvrir le dialogue avec les preneurs d’otages. Il commença par expliquer qui il était et pourquoi il était plus important de le garder lui que n’importe qui dans ce hall. Mais il était fou ? Je n’osais pas un son, pas une respiration, même avaler ma salive semblait risqué. Il pensait réellement que ce genre d’argument pouvait convaincre les mecs de libérer tout le monde en attendant que les flics arrivent ou qu’ils puissent partir avec le pactole, libres comme l’air !

J’ai osé un regard vers ce qui se passe entre le chef des bandits et mon patron, le type avait l’air de réfléchir, non mais genre vraiment, envisageait-il de se laisser dicter sa conduite par un grand pdg en col blanc…. Il fallait croire que oui, mes prunelles n’en loupaient pas une miette manquait plus que le pop-corn ! Je trouvais ça plutôt ça plutôt courageux de sa part, et je ne pensais sincèrement pas qu’il était si altruiste, proposer sa vie contre celles de dizaines d’autres… S’il s’en tirait ça vaudrait les gros titres du Times cette affaire, avec sans doute une interview en prime.

Le mec, apparemment toujours hésitant se donna une contenance en lui demandant qui il était exactement pour lui donner des ordres. Un mec qu’avait l’habitude d’en donner ; c’était pas la réponse de mon patron mais c’était tout comme. Pourtant il restait calme, genre on braquait une arme sur lui et on aurait pu croire qu’il se trouvait dans son bureau en train de négocier un contrat. Ça déconcerterait plus d’un braqueur.

Les visages de quelques personnes à mes côtés se relevèrent un peu pour fixer celui qui essayait de les sauver. J’échangeais un regard avec certains, n’y lisant que la frayeur la plus intense, je me trouvais étrangement plutôt calme alors qu’intérieurement c’était le vide intersidéral. Après une course poursuite avec un démon, une amie qui lance des boules de feu, une possession par un démon, peut-être que je me disais que j’étais plus à ça près. Enfin c’était juste ce que j’étais en train de penser quand mon patron me jeta un regard alors que celui qui nous avait conduit jusqu’au hall proposait de me garder aussi. Il était où ces putains de pop-corn ! (ou mon trèfle à quatre feuilles, ma patte de lapin, mon fer à cheval – n’importe quel porte bonheur ferait l’affaire, c’est une idée ça pour Noël….).

Et tout à coup, des coups de feu retentirent. J’ai d’abord cru que c’était la police qui lançait l’assaut, j’avais déjà vu ça dans les films. Mais après je les ai vus, je les ai vus tuer un par un chacune des personnes allongées au sol, sans sentiments, sans hésitation. Froidement. Il n’y a pas eu de cris, juste des bang-bang, qui retentissaient. Mes oreilles bourdonnaient. Il y avait comme un voile flou autour de moi. Des yeux morts étaient fixés sur moi. Je n’y croyais pas, c’était sans doute pas arrivé. Un mauvais rêve. Je cherchais cette aura brillante qui entourait les silhouettes quand je faisais de tel rêve. D’ailleurs pourquoi ne l’avais-je pas rêvé avant si c’était vrai…. ? Après tout, ça concernait une personne que je connaissais, que je croisais tous les jours et même… moi…. Pourquoi n’en avais-je pas rêvé ? C’était la seule interrogation que j’avais, la seule chose à laquelle mon cerveau acceptait de penser là maintenant, si je pensais trop à ce qui venait de se passer autour de moi, je risquais de déconnecter….

Une sonnerie retentit dans mon flou. J’ai entendu des bruits, des sons étouffés, mais je n’étais plus vraiment là, je n’étais plus vraiment moi… Je n’étais plus dans mon corps. Et sans démon à l’intérieur pour prendre ma place. Quoique j’aurais peut-être préféré…. Ou pas… je ne savais plus…. C’était vraiment arrivé ? Tous ces morts autour de moi… des morts… comme ça… gratuitement… et pas moi… Pourquoi pas moi ? Pourquoi des morts… ? J’avais les yeux dans le flou, les pensées aussi. La voix de mon patron me parvient dans un brouillard épais. J’entends distinctement : « …pas ici pour les billets » Pour quoi alors ?

Hébétée, je me suis assise et j’ai soufflé :


- Mais pour quoi alors ?

Mon mouvement attira l’attention d’un des mecs encagoulés qui braqua aussitôt son arme sur moi.

- Couche-toi sur le sol !

J’ai levé mon regard vers lui toujours assise.

- Pourquoi ? Vous allez me tuer ? Si vous vouliez le faire c’était en même temps que tout le monde mais apparemment c’est pas votre projet. Et moi, j’ai pas une thune donc vous voulez quoi ? Faire un attentat ? Avoir votre nom en couverture du Times ?

Rien de tout ça n’était possible : d’un, ils n’avaient pas vraiment tué tout le monde ; de deux, ils portaient des cagoules. Il a eu une seconde d’hésitation, puis :

- Tu veux faire ta maline ? Maintenant on va passer à l’action.

Il m’agrippa par le coude, me retourna contre lui et plaça son flingue contre ma tempe, son chef en profita pour braquer monsieur Rowell.

- Allez le héros PDG de mes fesses ! On se lève !








Dernière édition par Danitza M. Wincher le Mer 2 Nov 2016 - 12:02, édité 1 fois
Liam S. Rowell
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MessageRe: I'm not bleeding, barely bruising... ▬ Feat. Danitza   Sam 22 Oct 2016 - 18:42
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DANITZA & SYTRY


On ne pouvait pas dire que les coups de feux m'avaient chagriné, ni les morts autour de moi. Mais le choc n'était pourtant pas passé. Car j'étais allé dans son esprit, j'avais joué de mon pouvoir de manipulation sans voir. Sans voir ce qu'il en ferait. Et je ne comprenais toujours pas. Je ne lui avait pas dit de tuer qui que se soit ! Il l'avait fait, car ils n'avaient pas prévu de garder des otages.

L'appel qui avait suivi m'avait conforté dans mon idée, quelque chose clochais mais... Quoi ? Que voulaient-ils ? J'avais laissé l'hypothèse peu précise sortir après quelques mots d'excuse, mais Danitza semblait ailleurs. Elle répondait tout de même, sans grande aide c'est sur mais... Je ne lui en voulait pas des masses, elle restait humaine et si j'avais été surpris par la tournure des évènements. Elle devait être bien affectée par le tout. C'était en tout cas mon idée, surtout en la voyant redressée légèrement et immobile, comme paralysée. Enfin... jusqu'à ce que ses mouvements attirent l'un des hommes cagoulés. J'avais envie d'agir, parce que si la vie de tous ces gens autour me laissait indifférent, ce n'était pas le cas pour mon assistante. De toute façon, leur attitude à elle seule me donnait envie de leur arracher la tête. Pour la forme, seulement.

Mais si je me retenais de sauter entre l'arme et l'humaine pour lui faire bouffer la crosse à l'autre clampin, Danitza elle n'avait pas retenu grand chose. J'écarquillais les yeux, surpris et inquiet de voir tous mes efforts réduits à néant. Tout ne s'était pas passé comme prévu, mais elle avait été épargnée quand même. Ce qui était mon objectif premier. Mais là... Elle le provoquait et vu à quel point ils aimaient jouer de la gâchette, je n'était pas certain que ce soit judicieux.

C'était quoi ? L'adrénaline ? La peur ? Elle essayais de se défendre en gardant le seul pouvoir qui lui restait ? Aucune idée, mais je n'avait pas prévu de la laisser mourir aujourd'hui. J'appréciais son humour, elle était efficace dans son travail et c'était l'une des seules humaines que je ne voulais pas trucider au sein de la WGF. Autrement dire... je n'avais pas envie de chercher une nouvelle assistante !

Mais elle l'avait poussé et l'homme avait réagit la pointant toujours de son arme il avait fini par la ramener violemment à lui tandis que leur chef me braquais de nouveau.

▬ Allez le héros PDG de mes fesses ! On se lève ! Celui là mourrais en premier ! J'allais me faire un plaisir de lui faire avaler ses dents à se con. J’obtempérai pourtant, me levant comme un quelconque humain, mains en l'air alors que l'autre pointait son canon d'arme face à moi.

Je regardais Danitza, l'intimant au silence d'un regard. Nous étions entre leur mains et si je ne risquait rien je ne pouvait pas en dire autant d'elle. J'avançais, poussé d'un coup dans les jambes par celui qui tenais Danitza. Je grimaçais, un rictus animé par la colère et le coup qu'il avait osé me donner. Je n'avais pas ressentit de douleur, tout humain qu'il était mais... je me retenais pour ne pas le démembrer sur le champ.

Plus nous avancions, plus l'ambiance semblait étrange. Ils nous menaient vers les sous-sols de la banque. Je pensait au coffres, mais quand nous dépassions la salle, je comprenait que j'avais vu juste. Ce n'était pas l'argent qu'ils venaient chercher. Un bruit s'intensifiait plus nous progressions dans les couloirs et je tiquais, tendant l'oreille pour essayer de saisir.

C'était en arrivant dans le fond du sous sol que je comprenait ce qu'était ce vrombissement étrange. Ils perçaient un trou dans l'un des murs. Avec toute une panoplie pour étouffer les sons. La question c'était... Quel était le bâtiment qui se trouvait à coté ? Parce que si je savais maintenant pourquoi les otages les handicapaient ici, dans cette petite salle ou ils auraient été forcés de se séparer pour en garder à l'étage au lieu de venir bosser ici. J'ignorais toujours pourquoi leur cible semblait être l'immeuble adjacent.

▬ Continuez de percer, toi vas les aider avec la machine ! Ils s’affairaient tous déblayant les morceaux de béton tenant la machine et étouffant les bruits sans que je sache trop comment. Tous, sauf leur chef qui avait fait lâcher Danitza en envoyant l'autre au turbin, avant de nous toiser et nous braquer de son arme.

▬ Vous deux, vous allez rester sage et ce sera vite fini ! Vite fini... je doutais qu'il face dans la métaphore. Quand ils auraient fini leur trou et seraient sortis et loin des flics... Merde ! Pour une fois qu'ils pourraient s'avérer utile de mon point de vue. Après les coups de feu, cela dit, ils donneraient peut être l'assaut, non ? C'était à espérer, parce que je détestait être dans cette situation. Néanmoins, il n'y avait plus de caméra pour filmer ici si je les égorgeaient un par un. C'était un plus.

▬ Vous vouliez juste gagner du temps ! Vous saviez qu'ils vous voyaient ! Ils savent que vous avez encore deux otages à cause des caméras. Vous vouliez juste qu'ils cherchent à remplir vos demandes pendant que vous creuser ce trou à la con ! Finis-je par dire, ne pouvant plus me taire tant je fulminais à l'intérieur. Je ne laissait pas mes paroles au hasard cela dit et entrait dans son esprit pour faire jouer mon don. Cette fois, j'étais plus précis et lui intimait de ne pas ouvrir le feu sur Danitza ou moi. Je voulais des réponses pendant que les autres étaient occupés et ne nous entendraient pas.

▬ Vous cherchez quoi ? Vous pouvez nous le dire puisque de toute façon, vous ne comptez pas nous laisser sortir d'ici en vie, je me trompe ?! Je regardais Danitza, m'excusant du regard pour ce genre de discours. L'humaine qu'elle était avait surement envie de vivre et m'entendre dire ça n'aiderait pas. Je me décalais, me mettant à moitié devant elle et face au canon à sa place avant d'ajouter doucement à son attention:

▬ Ça va aller.





Danitza M. Wincher
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MessageRe: I'm not bleeding, barely bruising... ▬ Feat. Danitza   Ven 11 Nov 2016 - 15:15
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DANITZA & SYTRY


Ça va aller, ça va aller, il en a de bonnes lui ! C’est lui aussi qui va me payer mes séances de psy si jamais je sors vivante d’ici ? Non parce que faut arrêter de déconner cinq minutes, on est quand même dans une banque, pris en otages, par des types armés, qu’ont tiré sur tous les autres gens. C’est pas ce que j’appelle un détail négligeable. Enfin je crois pas que mon cerveau le conçoive ainsi, après, je veux bien ne pas sombrer ni dans la folie, ni dans la panique mais il faut reconnaitre que là ils mettent le paquet pour me faire sombrer hein.

Et c’est dans un moment comme celui-là que j’ai une petite pensée pour Mehiel mon apparent ange gardien, autant dire que si j’y croyais à moitié jusqu’à maintenant, je veux bien croire que sa mort fait en sorte qu’il m’arrive ce genre de merde… enfin c’est pas le bon terme mais avec un canon braqué pas loin de soi j’avoue que la recherche des synonymes n’est pas ma priorité. Parce qu’on ne peut pas dire que jouer la fille forte qui tente une discussion pépère avec des tueurs ce soit la bonne solution. D’un autre côté, si quelqu’un dans l’assistance a une meilleure solution je suis preneuse et non patron, je vous vois lever la main pour vous porter volontaire, je vous rappelle qu’à l’instant vous venez de dire gentiment que ces types là n’ont aucune envie de nous garder en vie une fois leur troutrou creusé avant de me regarder en me disant que tout ira bien, alors je ne sais pas pourquoi hein, mais j’y crois moyen moyen voyez.

Oui parce qu’après mon coup d’éclat, qui n’était pas la meilleure idée du siècle j’avoue, ils avaient décidé de nous amener au sous-sol. Au sous-sol…. Je vous ai déjà parler de mon amour incommensurable pour les sous-sols ? Cette délicieuse impression d’étouffement, ce sentiment merveilleux que tout peut à tout moment s’effondrer sur votre tête, cette succulente vision de murs et de béton à perte de vue sans ouverture ni fenêtre ?

Note-perso : la prochaine fois que le patron propose un rendez-vous à la banque, prétextez une chose plus importante encore. Rendez-vous chez le médecin. Grève des bus de la ville. Machine à café en panne on attend le réparateur. Nettoyer son poisson rouge.

Le bruit assourdissant qui règne en bas n’est pas non plus rassurante et j’ai l’impression d’avancer, contrainte et forcée vu que le type me tient toujours en joue contre lui et que mon patron est obligé d’avancer bien sagement devant nous. M’est d’avis que cette situation ne lui plait pas plus qu’à moi. Surtout quand on sait son amour pour les personnes qui tentent de lui donner des ordres. Mais là face à une arme c’est toujours un peu délicat de donner sa façon de penser. Mais je me rappelle d’u regard lancé, juste avant qu’on nous fasse descendre et ça ressemblait à un : « Danitza mon petit, je vous aime beaucoup mais pour le moment et jusqu’à nouvel ordre, faites-moi plaisir et fermez-la ! Cordialement bisous. »

Comment fait-il pour ne pas être touché par la mort d’autant de gens, par la fin d’autant de vie ? Des familles brisées à tout jamais, un jour comme un autre qui devient un dernier jour. Le début d’une longue blessure inguérissable pour beaucoup. Hagarde de nouveau, je reste là sur le sol bitumé à regarder les types s’affairer autour d’un trou pour atteindre le bâtiment voisin et j’attends qu’ils y parviennent, c’est comme ça qu’on attend la mort non ?

Alors oui, fatalement je me demande comment ça va aller et je crois que je ne suis pas la seule. Le chef des bandits a entendu les quelques paroles prononcées par mon patron et un petit rire mauvais lui échappe.


- Bien sûr que ça va aller pour ta poulette et toi. Dès qu’on a fini et qu’on ne risque plus rien vous aurez droit à une petite balle dans la tête sans souffrance. On est pas des sadiques….

Le bruit de machine reprit de plus belle et mon instinct de survie s’éveilla avec lui. Je jetais un coup d’œil aux alentours cherchant une cachette, un abri, un moyen de sortir. La seule issue possible semblait la porte par laquelle on était rentré. Mais j’avais vu des portes sur les côtés et puis si ça se trouve, les flics étaient déjà entrés et ne tarderaient pas à arriver ici et on se retrouverait pris entre deux feux, tout cela s’annonçait palpitant.

Je m’approchais un peu plus de mon patron alors que le mec nous tenait en joue tout en jetant de rapides coups d’œil à ce qui se passait du coup de la machine. Qu’est-ce qu’ils cherchaient vraiment, y’avait quoi dans l’autre bâtiment. La banque était entourée d’immeubles…. Mais à côté se trouvaient… un bâtiment historique si je me souvenais bien, un bâtiment d’état maintenant réservé aux militaires… enfin il me semblait…. Ces types avaient un plan. Et nous ?


- Vous avez un plan ? chuchotai-je, alors que le type qui nous visait tournait un instant son visage vers ses comparses.






Liam S. Rowell
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MessageRe: I'm not bleeding, barely bruising... ▬ Feat. Danitza   Sam 12 Nov 2016 - 20:35
I'm not bleeding, barely bruising...
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Au regard de Danitza je savait qu'elle n'était pas dupe. Mon "ça va aller", même moi je n'y croyais pas. Du moins... pour elle, parce que je ne craignait pas grand chose avec ces zozos. Je n'avais pas idée de ce qui se passait dans sa tête, toutes les pensées qui traversaient son esprit, mais... Elle avait l'air perturbée par tout ce qui s'était passé jusque là et même si je réalisait que je ne montrait rien du genre, j'avais une bonne excuse. Non, pas celle d'être un démon ! C'était une bonne raison, mais pas une excuse à donner à voix haute à mon assistante. J'essaie de la garder en vie ! Voila tout. Le reste... on y pensera plus tard. Je savais ce que je lui dirais si cette conversation venait et j'y pensait à chaque seconde ou son regard déconcerté, effrayé -ou que sais-je...- se posait sur moi.

▬ Bien sûr que ça va aller pour ta poulette et toi. Dès qu’on a fini et qu’on ne risque plus rien vous aurez droit à une petite balle dans la tête sans souffrance. On est pas des sadiques….

C'était l'enfoiré face à nous qui avait complété les blancs à mes paroles et couper court au silence en premier. Avec un discours qu'il aurait mieux fait de ne pas donner ! Vas-y, continue avec les menaces, plus tu en feras, plus je me ferais un plaisir de te tuer !

Je le fusillait du regard, alors qu'a coté de moi je sentais Danitza s'agiter. Elle ne bougeais pas réellement mais... elle ne semblait pas dans son état normal. Peu surprenant, cela dit ! Je me tournais finalement vers elle quand le criminel nous perdait de vu pour contempler le travail de ses collègues et essayais de la rassurer d'un regard avant de répondre en chuchotant à sa question:

▬ Sincèrement, l'unique plan, l'unique chose que j'ai en tête pour l'instant, c'est qu'on sorte tous les deux vivants d'ici.

J'en avait profité pour glisser subtilement un soupçon d'explication à ma réaction peu humaine face à tous ces morts, même si j'étais resté vague pour éviter de paraitre moins sincère.

Je tournais la tête vers l'entrée, seule issue possible, si ce n'était le mur en face quand ils auraient fini de le creuser.

▬ Restons calmes. Ils n'ont pas encore fini leur trou, nous devons trouver de quoi faire diversion quand ce sera le cas. Chuchotais-je ensuite, conscient qu'il n'y avait pas grand chose pour faire diversion si ce n'était moi. J'étais plus fort qu'eux, immortel et je guérissait trop vite pour leur balles. Je devais juste éviter la balle dans la tête qu'il avait promis sans quoi... je serai probablement inconscient un temps s'il visait bien et incapable de protéger Danitza. Mais sinon... C'est ça ! J'étais un maître quand il s'agissait de ces choses là. Je savais parfaitement comment faire pour qu'il ne nous exécute pas aussi vite ! Il fallait lui donner envie de prendre son temps. Lui donner une raison. Et quoi de mieux que de lui taper sur les nerfs ou le faire me détester ? Avec moi, ça fonctionnait !

▬ J'ai un plan. Ajoutais-je avec un regard entendu, demandant à Danitza de me faire confiance, malgré ce qu'elle entendrait.

Je me tournais ensuite vers le chef de la bande et l'interpellait:

▬ Hey Rusty ! Il se tournais, l'air agacé par la référence cinématographique, me confirmant que je devais continuer dans cette lancée.

▬ Vous n'êtes pas capables de braquer un casino, ni une banque apparemment... Vous pensez trouver quoi de l'autre coté de ce mur ? Le saint graal ?

▬ Non parce que si j'avais ta tête, c'est pas la vie éternelle que je chercherais... Si j'avais sa tête, j'aurais fait un bien mauvais démon. On aurait pu écarter le coté séducteur ou tout comme. Enfin... j'avais sous entendu la chose assez clairement tout de même.

▬ Ferme-la, toi ! Il avait grogné et m'avait donné un coup en plein visage. Ça aussi je prenais note !

▬ Pourquoi ? J'ai touché le sujet sensible ? C'est vrai qu'au milieu de ces gars... ça doit être dur d'avoir ton faciès ! Les autres étaient plus séduisants certes, mais surtout deux d'entre eux avaient rit à ma dernière pique. Chose que l'autre avait entendu.

▬ Tu vois ? Ils le savent aussi ! Vous ne trouvez pas ? Ajoutais-je finalement en me tournant vers Danitza car cette dernière question était pour elle. Alors que l'autre s'énervait plus encore et me soulevait pour me menacer de son arme.

▬ Tu as tout gagné, je prendrait mon temps avec vous !





Danitza M. Wincher
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MessageRe: I'm not bleeding, barely bruising... ▬ Feat. Danitza   Mer 21 Déc 2016 - 0:50
I'm not bleeding, barely bruising...
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On est pas des sadiques. Je sais pas si j’aurais été jusque là mais ils avaient des soucis c’était certain. On ne tue pas autant de gens comme ça pour le fun et on ne parle pas aussi calme de mettre une balle dans la tête de personnes innocentes. Un tel détachement c’était sidérant. Putain, si je m’en tire faudra sans doute que je vois un psy. Et ça me réjouit pas des masses. J’aurais envie de leur sauter à la gorge juste pour ce désagrément. Non mais sérieusement, ils ont vu les honoraires dernièrement ou pas ? Et non je n’envisageais pas de simplifier l’affaire en acceptant docilement de mourir. Fallait pas pousser mémé dans les orties non plus !

Bon le truc c’était de faire genre « je reste tranquille » et d’envisager toutes les manières de s’en sortir. Apparemment mon patron lui essayait de trouver la faille chez les trois hommes – preneurs d’otages – tueurs, rayez les mentions inutiles. De temps en temps, j’avais le droit à un petit coup d’œil comme si je pouvais faire une connerie à tout moment. C’est bon j’ai dit que je voulais m’en sortir pas tenter une mission suicide. J’étais pas formée pour de toutes façons alors bon…. Je ne sais pas si ma question avait l’air aussi désespérée que ça pour qu’il essaie de me rassurer autant. Et même d’envisager un vrai plan pour nous sortir vivant d’ici. Fallait y croire parce que pour le moment autant dire que les circonstances n’étaient pas vraiment de notre côté.

Il continua un peu plus son explication. Diversion, diversion, moi j’étais pas contre, mais quoi comme diversion ? Mince j’avais pas fait ma liste diversions en cas de prise d’otage avant de venir. Ce genre de petites choses essentielles auxquelles on ne pense pas assez en allant à la banque avec son patron. Allez déconnez pas, j’y penserai la prochaine fois promis. Maintenant on baisse son flingue et termine son trou et on rentre tous bien sagement chez soi. Comment ça ça fonctionne pas comme ça ? Moi j’aime bien l’idée pourtant. C’est fou ce que parfois le destin peut être têtu.

Bon apparemment le destin tentait un coup de pouce parce que mon patron avait soudain une idée de diversion. Je devais donc miser sur la confiance. De toutes façons, je risquais quoi de pire que la situation actuelle ? Allez hop ! Laissons-nous tenter ! Ni une, ni deux, il commença par interpeler le chef de la bande en l’appelant Rusty. J’ai pas saisi pourquoi mais je n’ai rien dit et j’ai écouté l’échange en restant à ma place, me contentant de me décaler doucement peu à peu vers la seule sortie possible. Il l’apostropha donc et commença à l’attaquer de toutes parts en tout cas, verbalement, aussi bien sur ses capacités à attaquer des lieux valables que sur son physique. C’était risqué comme technique, la balle promise pourrait bien arriver dans sa tête bien plus tôt que prévu et tout à coup je ne devrais plus compter que sur moi-même. Autant dire que je pouvais prendre le flingue toute seule comme une grande pour me coller cette balle dans le crâne comme une grande.

Bon finalement Rusty, oui, désormais dans ma tête, il s’appellera comme ça, bref, Rusty le frappe sans hésiter au visage. C’est sympa d’avoir préféré le poing au revolver. Ça me laissait un patron en vie pour encore quelques temps. Un emploi assuré si jamais je sortais vivante de ce mauvais pas. Mais pourquoi je pensais à ça moi maintenant ? Genre sécurité de l’emploi et autres joyeusetés… Le stress post-traumatique vous diront les experts. Apparemment, attaquer l’apparence ça touche la virilité en plein cœur, ou l’aura de chef, au choix mais le groupe est un peu plus déstabilisé puisque les deux larbins de Rusty rient aux bons mots du patron.

Apparemment, il avait aussi décidé de me prendre à partie. Sauf que j’ai jamais joué à un jeu sans avoir lu les règles. Il attendait que je joue quel rôle dans son plan ? La fille d’accord ? La fille rebelle ? Une fausse scission dans notre groupe de deux pour que le groupe de trois se sente plus fort ? Je me suis donc contentée d’un vague sourire mais Rusty perdait patience, pointant son arme vers mon patron.


- Oh vous avez raison ! Prenez votre temps ! On commencera par quoi ? Les rotules ? Au moins on courra moins vite ! Ou alors les épaules pour éviter toutes défenses possibles ? Si vous visez le ventre on pourra mourir dans d’atroces souffrances en se vidant lentement de notre sang. C’est un choix à faire ça mec. On peut aussi le jouer à pile ou face, la vie des gens ça sert tellement à rien !

Les deux potes avaient arrêté de creuser et me fixait étrangement. Rusty savait plus quoi faire de son arme. J’ai même pas osé couler un regard vers le patron. J’avais craqué grave. Mes soirées passées devant les enquêtes impossibles et autres chroniques criminelles venaient de me servir. Comme ça ta diversion monsieur ?






Liam S. Rowell
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MessageRe: I'm not bleeding, barely bruising... ▬ Feat. Danitza   Ven 23 Déc 2016 - 18:18
I'm not bleeding, barely bruising...
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J'avais jeté un œil vers Danitza, pour m'assurer qu'elle était toujours là peut être, ou qu'elle ne s’emporterait pas comme un peu plus tôt. Je l'avais fait pendant un long moment, jusqu'à ce que je me retrouve pris dans mon plan et que l'autre gus me cogne et nous menacent en réponse. Mon plan s'était plutôt bien déroulé contrairement à ce qu'aurait pu croire Danitza et j'étais près à le lui prouver, sur mes gardes quand aux réactions des idiots en face de nous quand c'était elle qui avait fini par s'époumoner.

Je m'était retourné, surpris et me sentant bête d'avoir oublié de garder la concentration que j'avais eu sur l'humaine. J'avais décroché un instant et voila qu'elle avait pété un câble ?

▬ Oh vous avez raison ! Prenez votre temps ! On commencera par quoi ? Les rotules ? Au moins on courra moins vite ! Ou alors les épaules pour éviter toutes défenses possibles ? Si vous visez le ventre on pourra mourir dans d’atroces souffrances en se vidant lentement de notre sang. C’est un choix à faire ça mec. On peut aussi le jouer à pile ou face, la vie des gens ça sert tellement à rien !

Les deux autres enfoirés étaient semble-t-il aussi surpris que moi, car ils avaient automatiquement arrêté de creuser et la fixaient, hagards. Leur chef n'était pas mieux cela dit et passé la surprise, j'avais finalement réagit, tentant de défaire Rusty de l'arme qu'il tenait à présent mollement pointée vers Danitza le doigt dangereusement crispé sur la détente. Je m'étais mis entre eux deux et si ma force était supérieur à la sienne, la pression sur la détente elle ne pardonnait pas ! J'avais récupéré l'arme, mais un coup était partit tout seul et j'avais senti la balle se loger dans mon abdomen aussi sûrement que j'avais pu voir ses deux laquets foncer pour poser leur matériel et se saisir de leurs armes.

Quelques secondes de plus et j'imaginais bien cet enfoiré avoir tiré sur Danitza. Je ne jetais pas un regard à ma blessure, Rusty non plus d'ailleurs, croyant probablement que la balle m'avait évité alors que j'avais continué à le désarmer et je l’assommait d'un coup de crosse laissant ma force s'exprimer en petite vengeance. Je ne me flanchais pas et je visait aussitôt l'un des deux autres qui s'apprêtait à nous mettre en joue. Les armes a feu n'étaient pas mon choix de prédilection, mais tant pis ! Je tirais, avant de lui laisser le temps d'en faire de même. Je n'étais pas un fin tireur, mais si j'avais évité le cœur c'était de quelques millimètres seulement vu l'endroit ou il avait été touché. Il s'était d'ailleurs écroulé sur le sol et ne bougeais plus. Quelle fragilité... Je n'eu cela dit pas eu le temps de viser l'autre qui tirais déjà me forçant à endurer les balles qui fusaient plutôt que d'en laisser une se perdre et blesser Danitza.

J'encaissais, le sang perforant ma chemise n'était rien ! Je sentais déjà mes muscles, mes organes tenter de se régénérer autour des balles. Dès que je les auraient retirer... J'avançais donc vers lui alors qu'il vidait son chargeur sur moi.

▬ Putain, mais t'es quoi au juste !? Grogna-t-il alors que je lui mettait mon poing en pleine figure et le laissait inconscient au sol. J'aurais voulu le tuer, et les deux autres aussi mais je retenais mes instincts à cause de la situation et du témoin particulier derrière moi. J'aurais sans doute du m'inquiéter de celui sur lequel j'avais tiré et voir s'il respirait. Si j'avais été humain peut être... Mais je m'étais tourné vers Danitza pour vérifier qu'elle était indemne.

▬ Vous allez bien ? Vous n'avez rien ? Demandais-je, conscient que j'avais la chemise criblée de balles et tâchée de sang. Je baissait les yeux sur les cinq impacts et plongeait mes doigts dans ceux ou je sentait encore les balles. Les autres étaient ressorties aussitôt. J'en retirais une, ne parvenant pas à atteindre l'autre et la jetait au sol. Bon sang, il allait falloir un sacré nettoyage magique après ça ! J'aurais vite fait de demander ça, avant même que qui que se soit puisse entrer. Un sms et j'aurais quelqu'un sur le coup. De préférence avec un autre qui puisse lui permettre de passer la barrière de flics devant le bâtiment.

▬ Je suis désolé de vous demander ça, mais... j'aurais besoin d'un peu d'aide. L'une des balles est toujours à l'intérieur, je n'ai pas les doigts assez fins pour l'atteindre et... je ne peu pas demander ça aux secours qui attendent sûrement dehors... Pourquoi ? Est-ce que j'avais besoin d'expliquer ? Elle me voyait me tenir debout, indemne face à elle avec des impacts de balle dans tout le buste. Je n'avais pas prévu leur dire que j'avais été blessé. Pas du tout. Je remettrais ma veste et la fermerait par dessus le sang, pour cacher tout ça et s'il le fallait, quelques secondes dans leur tête et ils oublieraient de me demander de m’ausculter.







Dernière édition par Liam S. Rowell le Lun 9 Jan 2017 - 17:30, édité 1 fois
Danitza M. Wincher
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MessageRe: I'm not bleeding, barely bruising... ▬ Feat. Danitza   Dim 8 Jan 2017 - 17:05
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Il y avait de quoi devenir folle. Mais vraiment. Si je gardais tout ce qui me restait de santé mentale après cette journée, je crois que plus rien ne pourra m’atteindre, ou me faire peur, ou je sais pas mais plus rien quoi ! Pendant ce temps-là, le patron discute le bout de gras avec les tueurs, preneurs d’otages patibulaires et moi je capte plus rien, enfin, plus grand-chose surtout parce que je ne sais pas si le vanner sur son physique est réellement une bonne tactique. Non sérieusement, elle a vraiment fait ses preuves dans le milieu de la finance ou vous tenter quelque chose pour voir combien de temps il met avant de vous coller une balle entre les deux yeux parce que vous l’aurez un peu trop chauffer ? Je crois que ça ne tournait plus rond dans ma tête, je n’arrivais même pas à fixer mes pensées. Du coup à la surprise générale, mais pas à la mienne quoique…, j’ai explosé. Pas au sens propre mettons-nous d’accord, mais verbalement. Entre le coup d’œil jeté par mon patron et l’ambiance générale, je ne pouvais pas faire autrement. Ça a été bien plus fort que moi, les mots sont sortis tout seuls.

Mais apparemment, monsieur Rowell comprit que je tentais de faire diversion. C’était comme ça que j’avais capté le truc moi alors je fais ce que je peux à mon petit niveau hein. J’ai donc vu comme dans une scène au ralenti mon patron se ruer sur Rusty pour lui prendre l’arme et dans le même temps un coup de feu est parti. Je crois même que j’ai poussé un vague cri mais sans certitude. Bon apparemment ça n’avait touché personne cette affaire parce que le combat continuait et Rusty se retrouva au sol avec un coup de crosse. Une belle bosse demain au réveil. Le mur, le mur… ah ! Le mur ! Merci d’être là et de me soutenir en ses heures, minutes, difficiles mais si tu pouvais t’ouvrir et m’engloutir je ne serai pas contre, bisous.

En face de moi, le mur refusant obstinément de s’ouvrir, je voyais le film continuer de me proposer une scène d’action de folie. Parce qu’alors que Rusty servait de carpette, monsieur Rowell avait pris son arme et tirait sans hésitation sur l’un des autres comparses. Un coup et paf il était au sol, mais le dernier encore debout ne comptait pas se laisser faire et il commença à décharger son arme sur mon patron qui encaissait presque sans sourciller. En mode normal quoi ! Et moi je bougeais pas, je parlais pas, je criais même pas. Pour un peu si j’avais été capable de faire quelque chose j’aurai demandé des pop corn à l’ouvreuse mais ce n’était pas un film ni une pièce de théâtre. Tout cela était réel. Et pourtant encore une fois il fallait que j’encaisse. Non pas les balles, contrairement à monsieur Rowell, mais les images, les sons et tout ce qui va me hanter pendant un bon moment. Mais avec quelques uns des rêves que j’avais pu faire. J’avais déjà dû absorber des images tout aussi insoutenables. D’ailleurs je trouvais que je ne réagissais pas comme quelqu’un de normal. J’aurai pu profiter de cette lutte pour courir dans le couloir, dont l’ouverture n’était pas loin de moi, pour retrouver la salle principale de la banque, sortir me jeter dans les bras des policiers et secouristes en les suppliants de sauver mon patron encore aux prises avec les méchants ! Oui, ça c’est ce que toute personne sensée aurait fait. Mais j’étais là à me dire d’encaisser en attendant que ça passe, comme je l’aurais fait si je dormais. D’ailleurs j’ai cherché cette petite lueur ambrée qui peuple mes rêves prémonitoires, mais elle n’était pas là, c’était réel.

Je devais être dans une espèce d’état second quand la voix de mon patron, la chemise ensanglantée et criblée de balles, me demandait si moi j’allais bien ! C’était risible. J’ai d’ailleurs retenu un petit rictus alors qu’il s’excusait. Il voulait que je retire les balles qui se trouvaient encore en lui. Il n’avait pas besoin d’expliquer. Je comprenais bien que face aux secouristes, il y aurait besoin d’éclaircissements. Et dans son attitude, je compris qu’il n’avait aucune envie de s’expliquer. Donc il allait falloir que je prenne sur moi pour jouer les infirmières. J’ai fermé les yeux, pris une grande inspiration, soufflé et déclaré :


- Ok ! Je vais le faire….

Dans un même mouvement, je m’avançais pour allier paroles et action. Et puis tant que ma motivation dépassait ma réflexion il fallait en profiter parce bon…. Allez Dani, pense sauce tomate et met les doigts dedans (pantoufle) ! Il fallait quand même que je rejette loin de moi toute trace de stress éventuel. Alors je me suis entendu dire :

- On est bien d’accord que normalement vous devriez être mort ou du moins gravement blessé.

Et que c’était de la légitime défense mais ça ça me paraissait plus évident que la mort certifiée de mon patron. Pendant ce temps-là, mes doigts venaient de rencontrer le métal d’une des balles et je l’extirpais précautionneusement avant de m’attaquer à la suivante. Il y en avait combien au juste ?

- Par contre pour les trous dans la chemise vous allez faire comment ?

Demandai-je en m’attaquant à la balle suivante. Même topo : ketchup, métal et pop.







Liam S. Rowell
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MessageRe: I'm not bleeding, barely bruising... ▬ Feat. Danitza   Lun 9 Jan 2017 - 17:51
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Je savais que demander une telle chose n'entrait pas tellement dans la catégorie "assistante personnelle" mais elle avait clairement des doigts plus fins que les miens et je ne pouvait pas rester comme ça quand on retrouverait les secours. Comme je venais de lui sauver la vie en prime... C'était un peu la moindre des choses qu'elle retire les balles que j'avais pris pour elle !

Elle avait semblé hésiter et pourtant, quelque chose dans son regard me disait qu'elle allait le faire, quoi qu'il arrive. Elle était probablement dégoutée, par le sang, mettre la main à l'intérieur des plaies... Que sais-je. Le genre de chose qui était parfaitement humain; j'aurais bien fait ça, sans grimacer si seulement je pouvait les atteindre moi même. Elle avait finalement dit oui, répondant à ma demande et confirmant ce que je pensait. Ok ! Je vais le faire…. Comment une phrase pouvait sembler déterminée et peureuse à la fois ? L'humanité était étrange quand même. Mais elle m'aidait et ce malgré le dégout ou le je ne sais quoi qui l'avait poussée à réfléchir ce qui méritait bien quelque chose.

▬ Merci. Il ne fallait pas trop en demander et ce merci était sincère qui plus est ! Je ne voulait pas m'étendre non plus sur le sujet, ce genre de mot m'écorchait déjà suffisamment les lèvres. De toute façon ses doigts farfouillaient déjà dans le premier impact et je grimaçais. Sans être douloureux, c'était plutôt étrange comme sensation. Cela dit, pas autant qu'allait l'être la discussion alors qu'elle me posait la question fatidique...

▬ On est bien d’accord que normalement vous devriez être mort ou du moins gravement blessé. Par contre pour les trous dans la chemise vous allez faire comment ?

Je la regardais, sans un mot d'abord, alors qu'elle retirais la première balle de mon abdomen. Puis alors que j'avais suivi du regard le bout de métal, mes yeux s'étaient reportés sur elle pendant qu'elle s'attaquait à l'autre.

▬ On est bien d'accord, oui. Mais... c'est souvent plus compliqué que ça. Dans le monde dans lequel je vie en tout cas, ça l'est. Je ne pouvait clairement pas lui dire que j'étais un démon ! Mentir... j'aurais pu ! Mais le plus simple était encore de dire la vérité en cachant les parties qui devaient être tues. Après la petite pause que j'avais pris et une inspiration, je reprenais donc:

▬ J'ai ce pouvoir, je guéri vraiment vite. Trop vite pour être réellement blesser. Je saigne mais... Je désignait les endroits ou les balles avaient été retirées et presque entièrement fermés, déjà.

▬ Disons que j'ai un bon métabolisme ! Fis-je avec un sourire qui se transforma en grimace en sentant le metal et ses doigts bouger à l'intérieur, alors qu'elle fouillait pour la seconde balle. Décidément, très étrange... Elle retirait la dernière balle et j'allais guérir assez vite. Mais elle avait raison avec son autre question, le sang lui ne partait pas. J'avais cela dit une solution.

▬ Pour le sang... il a tiré dans le ventre, j'ai ma veste la haut, je l'ai laissée dans le bureau, je la fermerait, ils n'y verront rien. Et s'ils essayaient de m’ausculter quand même un tour de passe passe avec mon pouvoir de manipulation et il irait compter les cotons dans son fourgon au lieu de me tripoter ce con.

▬ J'imagine qu'il faut qu'on les préviennent qu'ils peuvent entrer... Mais je devrait aller chercher ma veste de costume avant. Ou... Vous ne voudriez pas y aller par hasard ? Je... n'ai pas tellement envie de vous laisser seule avec eux ! S'ils se réveillaient j'aurais eu l'air fin tiens ! Il ne manquerais plus qu'il la tue et réduisent à néant tous mes efforts.





Danitza M. Wincher
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MessageRe: I'm not bleeding, barely bruising... ▬ Feat. Danitza   Dim 22 Jan 2017 - 17:58
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Ma fille, c’est le moment d’avoir des cojones, de les poser sur la table et de te sortir les doigts…. Et surtout, surtout ne pas continuer à paniquer, sinon ça sera pire et bien plus vulgaire. Et là, il vaut mieux que ça se passe dans ma tête parce que franchement, devant le patron ça la fout mal. J’avais pesé le pour et le contre, tout en sachant que j’avais pas vraiment le choix non plus. J’allais pas lui dire : « non, non, gardez vos balles, vous vous expliquerez avec les secours ; moi je m’en tamponne le coquillard et le flanc droit. » Là aussi, face au patron, ça passe moyen. Du coup, il fallait qu’après avoir été otage, je m’improvise infirmière. Joie et bonheur ! Oh oui ! Il allait être content le psy que j’allais devoir payer une fois que toute cette affaire sera finie.

Il utilise quoi dans le cinéma quand il s’agit de faire cracher tripes et boyaux aux personnages ? De sa sauce tomate ? Du sang synthétique ? C’est comme ça qu’on dit ? J’en sais rien mais pensé à tout ça, m’empêchait de me concentrer réellement sur ce que j’étais en train de faire. Bienvenue à notre nouveau jeu dans Fort Boyard, au lieu de mettre les mains dans les pots pour trouver une clé, mettez vos mains dans des gens blessées pour trouver des balles ! Je suis sure qu’on tient quelque chose !

Je ne croisais pas le regard de mon patron, lui retirer des morceaux de métal du corps au milieu de braqueurs assommés ou morts était déjà bien trop étrange. Et la seule chose que je trouvais à dire sonnait encore bien plus bizarre une fois prononcé à voix haute. J’ai senti son regard se poser sur moi et je me suis concentrée avec application sur la balle que je venais de sortir, m’attaquant docilement à la suivante. Il dût se dire que je prenais ma tâche très à cœur et décida de répondre par l’affirmative. Merde, j’aurais sans doute préféré qu’il me réponde non et me donne comme explication une obscure place inversée des organes vitaux, genre une malformation de naissance.

Dans le monde dans lequel il vit, je me suis demandé, alors que je retirais la balle suivante, s’il savait que Cassie lançait des boules de feu. Dans le monde dans lequel il vit, c’était drôle comme expression, comme si y’avait la blinde de monde parallèle. Moi dans mon monde, y’avait des boules de feu et des gens qui se faisait possédés. Et des rêves étranges mais ça c’était une autre histoire. Donc en gros, il était un peu comme Claire Bennett…. C’était drôle d’imaginer mon patron en blonde cheerleader mais j’avais l’idée. Je vivais dans le monde d’Heroes…. Tout est normal… !

Je n’avais rien dit, me contentant de l’écouter. Mais quand même, niveau sang, je pouvais rien faire, il n’y avait pas de laverie automatique dans le coin. Ça serait un réel problème de donner une explication aux secours à ce niveau-là. Apparemment, monsieur Rowell y réfléchissait aussi. J’ai hoché la tête de nouveau quand il évoqua la veste restée à l’étage. Je jette un coup d’œil aux trois hommes allongés sur le sol. Ils ont l’air plus morts que vifs mais l’idée que je puisse me retrouver seule avec eux à leur éventuel réveil n’est effectivement pas mon fantasme premier.


- Ok, je vais vous chercher votre veste, je vois où elle est.

Je me relève mécaniquement, retiens une moue de douleurs devant les courbatures dans mes jambes et parcours le plus rapidement possible les couloirs qui me sépare de la salle où se trouve la veste. Quand je passe près du hall, je m’efforce de ne pas regarder les corps allongés. Il ne faut pas. Je prends le temps de respirer et retourne auprès de mon patron.

- Voilà votre veste. Ils se sont pas réveillés ? Vous pouvez vous relevez ?

Je n’avais qu’une hâte, quitter ce lieu…, vite !






Liam S. Rowell
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MessageRe: I'm not bleeding, barely bruising... ▬ Feat. Danitza   Mer 25 Jan 2017 - 20:02
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Laisser Danitza avec ces criminels était hors de question. Non seulement parce que j'aurais du mal à expliquer sa mort si jamais elle y passait maintenant; Aussi parce que sans elle... j'aurais joué l'humain pour rien tout du long au lieu de leur rompre le cou avant de me téléporter hors d'ici; Mais surtout parce que ce serait prendre le risque de réduite à néant mes efforts jusque là. J'aurais pas idée de la laisser mourir après m'être autant démené pour la garder en vie.

Tout s'était donc décidé très vite dans mon esprit et je lui avait demandé d'aller chercher ma veste elle même. Elle était avec moi dans le bureau quand je l'avais retirée et posé sur le dossier de la chaise. Elle savait aussi bien que moi ou la trouver, mais sur le chemin il n'y avait pas les hommes qu'on trouvais dans cette pièce. Seulement des cadavres à perte de vue. Ceux qu'ils avaient tués devant nous. En soit, je n'avais pas tellement de mal à digérer ça. Le seul cas de conscience qui se posait pour moi... c'était la facilité avec laquelle il l'avait fait... Un peu de poésie, de mise en scène... c'était un peu trop leur demander !

Il n'avait pas fallu longtemps à Danitza pour se rappeler ou ma veste se trouvais et accepter. Je doutais qu'elle veuille rester ici, elle avait probablement envie de déguerpir au plus vite et je lui offrait cette possibilité sur un plateau d'argent. Elle avait accepté très vite de me laisser seul avec des criminels mais... après ce que je venais de lui montrer sur l'un de mes pouvoirs, j'aurais difficilement pu la blâmer.

A peine avait-elle quitté la pièce que... j'en faisait de même; Me téléportant chez un sorcier de notre camp. En plein son salon je lui aboyais des ordres et lui donnait un bout déchiré de ma chemise pour qu'il procède à un sort pour éliminer mon sang de la prise d'otage. Pas de sang de démon, pas de question... Il restait les balles bien entendu, mais toutes celles qui m'avaient touchés et portaient mon sang disparaîtraient aussi, il m'en avait fait le serment. Parfait !

Je revenais à la banque, comme j'en était partit, m'installait de nouveau au sol, prétendant ne jamais avoir bougé et regardait patiemment les balles et les traces de sang en attendant de voir le sort à l’œuvre. Cela dit, mon attention fut attirée ailleurs quand Danitza revenait avec ma veste me faisant machinalement relever les yeux vers elle.

▬ Voilà votre veste. Ils se sont pas réveillés ? Vous pouvez vous relevez ?

▬ Oui, bien sûr ! Répondis-je en feintant avoir un peu de mal à me redresser. Après tout... j'avais dit guérir vite, pas être immortel et toutes mes autres facultés. Je ne pouvais décemment pas réagir comme un démon, simplement parce qu'elle connaissait un de mes dons.

Finalement debout, j'enfilais la veste de costume qu'elle m'avait ramené, grimaçant en regardant l'état dans laquelle ma chemise se trouvais. Et fermait les boutons dessus comme si rien ne s'était passé. Tant que la veste resterais fermée... Tout irait bien ! On ne voyais plus le sang ou les trous et c'était tout ce qui importait.

La question à présent c'était... Comment fait-on à partir de là ? Je n'était pas tellement habituer à ce genre de travail grossier. Ils avaient prévu de partir par ce trou probablement... Mais nous, nous devions prévenir les forces de police devant. Je regardait autour de nous, pour trouver une solution... Sortir les bras en l'air était peut être un poil dangereux, mais c'est tout ce que nous avions. D'autant plus que... nos paroles seraient secondées par les preuves et... le manque de preuve ! J'avais noté l'emplacement des balles qu'on avait retiré de mon abdomen, elles n'étaient plus là. Plus simple, il y avait moins de balle qu'il devrait y en avoir. Le sort était fini. Nous n'avions absolument plus aucune raison de nous cloitrer ici.

▬ Nous devons sortir, levez les mains en l'air et... nous allons travers le hall. On doit leur montrer que nous sommes des otages. On leur expliquera ce qui s'est passé... Le hall rempli de cadavres... songeais-je, me rappelant que c'était une humaine avec moi.

▬ Le Hall, ça va aller ?








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MessageRe: I'm not bleeding, barely bruising... ▬ Feat. Danitza   Mar 14 Fév 2017 - 22:22
I'm not bleeding, barely bruising...
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Méchants hors d’état de nuire : fait ; retirer des balles du corps du patron : fait ; apprendre que le patron se régénère : fait ; veste oubliée : trouvée. Et maintenant ? Il fallait qu’on sorte donc sans que les forces de l’ordre et autres gens déployés devant la banque nous prennent pour des méchants. J’aidais un peu monsieur Rowell à se relever avant de lui tendre sa veste. Il grimaça un peu en l’enfilant mais ne se lamenta pas pour autant. Il regardait partout autour de lui et moi j’étais… hagarde.

J’avais du mal à raisonner, du mal à comprendre ce qui se passait. Enfin de faire le tri surtout à partir de tout ce qui s’était passé. J’entends alors la voix de mon patron comme sortie de la ouate. J’ai mis un moment avant de réaliser qu’il s’adressait à moi. D’un autre côté à qui d’autre dans cette pièce ? Mon dieu ce que c’était drôle. Bref, il me conseillait de lever les mains, de traverser le hall et de montrer qu’on était des gentils, pas des méchants, nous tirer pas dessus s’il vous plait ! Il ajouta, comme s’il se rappelait tout à coup ce qui avait eu lieu dans le hall…. J’ai réfléchi un peu, tous ses morts. Tous ces innocents tués sans réelle raison. Et j’allais devoir retraverser. J’ai fixé mon patron :


- Je sais pas.

Au moins, j’étais franche. Mais c’était pas le bon choix. Enfin j’aurais dû trouver autre chose. Je devrais être plus forte, plus sûre de moi. Comment ils font ces gens courageux qui passent toutes les épreuves dans les films hein ? Tranquille je vois des gens se faire tuer et je continue ma vie ? ça marche vraiment ? J’y crois moyen quand même….

- Oui ça va aller… Faudra bien non ? On va pas rester coincé ici.

Ça, ma fille, ça s’appelle souffler un bout coup et se lancer. Maintenant tu blindes ton petit cerveau, tu suis ton patron, tu n’oublies pas de lever bien gentiment tes mains et tu fixes la porte pas le reste. Allez gogogo ! A l’intérieur on croit en toi ! Merci mes personnalités multiples ça fait du bien de se sentir soutenue comme ça dans les moments difficiles. Il avançait calmement et je suivais bien docilement. Je gardais en ligne de mire la porte vitrée qui marquait à la fois l’entrée et la sortie du bâtiment. Ne regarde pas ailleurs, ne regarde pas ailleurs, continuait la voix dans ma tête pour me convaincre de rester forte. Devant la porte, de l’autre côté de la rue, je distinguais des formes qui bougeaient à notre approche. Je fermais un moment les yeux, j’espère qu’ils ne vont pas nous prendre pour les meurtriers cambrioleurs.

Mon patron ouvrit la porte et me laissa passer devant lui quand les policiers commencèrent à nous dire de venir vers eux en courant. Je lui jetais un regard : courir malgré son pouvoir ça pourrait aller ? Apparemment oui. En tout cas, une fois derrière une voiture de police, il me semblait que je respirai bien mieux. Ça parlait dans tous les sens, ça courait, j’entendais des ordres de tous les côtés. Mais c’était pas pour moi, c’était pour donner l’assaut. Les méchants étaient-ils toujours en vie ?


- Vous pouvez nous dire ce qu’il s’est passé ?

Le flic en face de moi me posait la question sans pression aucune, avec un regard attentif. Je cherchais des yeux mon patron qu’un autre policier venait de prendre en charge.

- On était dans la banque pour régler une affaire, monsieur Rowell et moi. Le transfert de l’entreprise Warren voyez.

Oui il devait voir les journaux en avaient parlé tout de même.

- D’un coup, on a entendu des bruits dans le hall et quand on a vu ce qui se passait y’avait déjà un des… des… agresseurs qui nous ramenaient dans le hall. Ils ont fait allongé tout le monde….et après… et après… monsieur… monsieur Rowell a tenté… il a tenté de négocier. Et là, ils ont… ils ont…

J’avais hoqueté jusqu’à là mais là force était de constater que je ne pouvais plus continuer.

- Ils ont tué tout le monde, c’est ça.

J’ai hoché la tête. Merci de comprendre….

- Mais pourquoi pas vous ?
- Je sais pas.
Je secouais la tête. Ils voulaient des témoins ? Ils voulaient qu’on soit des boucliers humains si besoin ? Ils nous ont pas dit. Ils nous ont emmenés en bas, et là, ils creusaient un trou. A un moment, monsieur Rowell a réussi à les déstabiliser et… on a voulu sortir… vite….

En priant pour qu’il n’y ait pas de caméra me montrant allant dans le bureau pour reprendre la veste. Ça correspondait plutôt à ce qui c’était passé. J’ai de nouveau cherché mon patron du regard. Si tout allait bien, on pourrait partir non ?





Liam S. Rowell
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MessageRe: I'm not bleeding, barely bruising... ▬ Feat. Danitza   Ven 17 Fév 2017 - 23:02
I'm not bleeding, barely bruising...
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J'aurais peut être du penser avant aux cadavres, si j'avais été humain, c'est probablement plus tôt que l'idée m'aurait traversé l'esprit mais... Nous avions été attaqués, j'avais pris des balles, plus ou moins pour elle et je doutais qu'elle allait s'attarder sur ces points de détails alors qu'elle pensait surement à sortir indemne d'ici.

Les corps, aussi stupide qu'avait été ce gâchis ne me dérangeaient pas, mais l'humaine avec moi... c'était une autre histoire et si prétendre m'inquiéter pour elle paraissait simple. Au final, je lui demandait avec sincérité. Parce que si ça n'allait pas le faire... autant que je sache non ? Si c'était pour qu'elle verse, vomisse ou tombe en sanglots au milieu de la pièce, je préférais avoir un avertissement. Cela dit... sa réponse aussi franche qu'elle était ne m'aidait pas des masses. Je sais pas. On allait vite être fixés, j'espérais juste ne pas devoir la porter dehors et expliquer tout seul pendant qu'elle retrouverait connaissance. C'était sans compter sur le caractère de la jeune femme. Avec le temps, je la connaissait un peu et j'avais toujours noté ce feu en elle. Elle essayait d'être forte, elle avait de la répartie et elle me faisait plutôt rire en règle générale. Cette fois... pas de blague, mais elle semblait avoir retrouver un second souffle, ou un centième peut être bien vu tout ce qu'elle avait vu ce jour.

▬ Oui ça va aller… Faudra bien non ? On va pas rester coincé ici.

J'étais fière d'elle en quelque sorte, parce qu'elle avait gardé son calme malgré tout. Enfin... en partie du moins. Suffisamment pour qu'elle n'ai pas la peau trouée de balles, mais aussi pour ne pas m'avoir couru sur le haricot. Même dans ce genre d'extrêmes elle était de 'bonne compagnie'. L'humaine qui faisait exception à la règle et ne me donnait pas envie de la tuer à chaque phrase qu'elle sortait.

Là, j'aurais même voulu sourire pour lui témoigner la fierté que je ressentait en la voyant presque bomber le torse et dire que tout irait bien. Je ne le faisait pas cela va s'en dire, ça aurait été déplacé avec les morts sur notre trajet et la situation qui n'était pas totalement réglée. Au lieu de ça, je m'étais mis à marcher et zyeutait ça et là si elle me suivait et supportait les visions morbides au fur et à mesure de notre traversée. Elle avait semble-t-il gardé les yeux focalisés sur tout sauf le sol et elle y arrivait. Si bien qu'on atteignaient la porte et que j'avais eu vite fait de l'ouvrir et de voir les forces de l'ordre nous faire signe de courir nous mettre à l’abri. A cet instant, j'avais laissé Danitza passer avant, histoire de rester prudent jusqu'au bout. Et j'avais suivit, conscient qu'il était temps de mettre le masque et de jouer à la perfection. Je n'avais rien à me reprocher, je n'était pas en cause ici, mais... Il y avait des trucs à cacher tout de même et la première était l'indifférence que je ressentait vis-à-vis des humains à l'intérieur.

Ils avaient eu vite fait de nous séparer, et j'avais repéré Danitza plus loin qu'un policier interrogeait de son coté, pendant qu'une équipe menait l'assaut. Très vite, celui qui m'avait écarté de la foule en faisait de même et me demandait ce qui s'était produit. J'avais adopté un regard choqué, un ton lent et cherchant ses mots pour jouer le douleur et la peur que j'aurais probablement du ressentir si j'avais été l'un d'eux. Puis j'avais expliqué. Le rendez-vous pour clore la transaction. Les criminels qui étaient venus nous chercher jusque dans le bureau du directeur d'agence. La négociation... tout y étais passé. Tout sauf ces balles que j'avais pris dans l'altercation finale. J'avais pris mon temps pour expliquer, le flic avait semblé gober tout d'un bout à l'autre. Et les preuves ne feraient que corroborer mes dires. La seule qui aurait pu nous faire perdre en crédibilité était la vidéo surveillance des étages, qui avait été agréablement mise hors service par les enfoirés du sous sol de ce que j'avais vu sur les écrans derrière le policier qui m'interrogeait.

S'ils ne pouvaient pas voir Danitza qui retournait chercher ma veste, tout ce qu'ils trouveraient... ce serait des preuves de ce qu'on avait dit.

▬ Monsieur Rowell, j'ai besoin de comprendre... Pourquoi vous ont-ils garder en vie ? Vous deux ?

▬ Je... je n'en sait rien ! Ils ne nous ont pas expliqué leur plan. Mais je crois qu'ils se sentaient encombrés par autant d'otages... Si j'avais su... Si j'avais su quoi ? Je m'en battait l'oeil de ses vies et si j'avais arrêter de parler ce n'était pas que pour le coté dramatique, mais parce que le dire m'aurais probablement donner une nausée non nécessaire.

▬ Vous ne pouviez pas prévoir. Le silence était plus efficace que les mots avec ces babouins. Je hochais la tête, les yeux faussement dans le vide en faisant mine de croire en ce qu'il disait. Puis j'ajoutais:

▬ Est-ce qu'elle va bien ? Mon assistante ? Je peux aller la voir ?

Il m'avait regardé légèrement surpris un instant, avant de finir de noter des choses et de lever les yeux vers moi.

▬ J'ai terminé avec les questions, vous pouvez y aller. Quelqu'un va s'occuper de vous deux. Et par s'occuper... J'avais vu son regard se diriger vers l'une des ambulances. Hors de question ! Je secouais la tête.

▬ Je n'ai rien.

▬ Ils veulent juste s'en assurer. Il essayait d'être réconfortant et je lui aurait bien mis mon poing dans la gueule, mais j'avais acquiescé, préférant m'occuper de l'esprit de celui qui voudrait m’ausculter à la place. Je m'était donc dirigé vers Danitza et m'installait à coté d'elle en prévision des soins qu'on allait vouloir nous prodiguer.

▬ Est-ce que ça va ? La pression redescend et... je sais les questions qu'ils ont pu vous poser... pas trop secouée ? Lui demandais-je en lorgnant à coté vers la femme qui s'approchait avec un kit de secours. Je commençait déjà à pénétrer dans son esprit quand elle arrivait à notre niveau, lui implantant l'idée qu'il n'était pas nécessaire de m’ausculter. J'insistais encore un peu, puis laissait une dernière idée dans son crâne de piaf, le coup que j'avais pris dans le visage. Elle s'approchait de moi et regardait ma joue, l'inspectant de ses mains.

▬ Je l'ai dit à votre collègue, je n'ai rien ! Et vous, Danitza ? Vous allez bien ? Fis-je finalement alors qu'elle se détournait de moi, portant son attention sur mon assistante. C'était petit, mais... Danitza savait pourquoi elle ne pouvait pas me soigner et je vérifiait par la même occasion si elle allait m'aider sur ce plan.






Danitza M. Wincher
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MessageRe: I'm not bleeding, barely bruising... ▬ Feat. Danitza   Lun 20 Fév 2017 - 1:23
I'm not bleeding, barely bruising...
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J’avais enfin quitté cette fichue banque. ON avait enfin quitté cette fichue banque. Et en vie. Et dire qu’un jour il faudrait revenir ici pour je ne sais quelle transaction. Mais je ne devais pas penser à ça là maintenant. Je ne pensais qu’à courir. J’avais vu ça à la télé, dans les émissions, maintenant je comprenais on voyait les forces de l’ordre comme des sauveurs. Comme des gros cupcakes géants après une semaine de diète. Fallait que j’y passe bientôt je commençais à penser bizarre. Dani, tu penses souvent bizarre. Je sais….

J’ai regardé mes mains, elles tremblaient. J’étais choquée, inconsciemment je le savais mais étrangement, je ne m’en rendais pas compte. Pas pleinement compte. J’ai répondu aux questions. Ma voix aussi tremblait, je l’entendais même. Ça me ressemblait même plus. Ça ressemblait pas non plus à la fille qui avait traversé le hall en regardant droit devant elle. Ah ! J’avais voulu faire ma courageuse face au patron mais maintenant j’en menais pas large ! Après les questions, on me dit que quelqu’un allait passer pour me soigner si besoin. J’avais pas vraiment quitter mon patron du regard. Fallait pas qu’ils l’auscultent. Ou alors ils allaient être surpris. Je voyais le flic qui continuait à lui poser des questions. Cette affaire de régénération me donnait l’impression d’être presque coupable, je devais cacher la vérité et pourtant nous étions des victimes, c’était un sentiment assez étrange.

A un moment, je me suis dit qu’ils compareront forcément nos versions. Et qu’ils essaieraient de savoir comment ça se faisait que les types soient morts ou blessés en bas sans caméra alors que nous on s’en tirait sans une petite égratignure, enfin j’avais quand même sacrément mal à la pommette et je devais avoir un beau bleu peut être même une écorchure. J’avoue que j’avais pas franchement hâte de me retrouver devant une glace. Non pas que j’attache beaucoup d’importance à mon allure mais franchement y’a des jours où tu sais que tu as une sale gueule pas la peine d’avoir un reflet qui te le confirme bien cordialement.

J’ai senti mon patron s’assoir à côté de moi, apparemment pour lui aussi les questions avaient pris fin. Il s’inquiétait vaguement de mon état d’esprit. J’ai eu un pâle sourire sans lever les yeux vers lui. Je me suis entendue dire d’une voix basse :


- ça va. J’arrête pas de trembler. Surtout les mains. C’est ennuyeux, pour taper les rapports à l’ordinateur, je veux dire…. J’espère que ça va s’arrêter.

Fallait pas que je me lamente. J’avais fait mes preuves oui mais je ne me sentais toujours pas légitime dans ce travail et j’avais besoin d’un job. C’est moche ce que le besoin peut vous obliger à être…. En même temps, je n’avais jamais été du genre à me lamenter. Alors bon je ne me mentais pas à moi-même en tentant une touche d’ironie. Je n’ai pas vu la jeune femme des secours approchée. C’est la voix de monsieur Rowell, expliquant qu’il avait déjà dit qu’il n’avait rien qui me fit relever la tête et adresser un maigre sourire à l’ambulancière. Tout ça pile au moment où mon patron décide de retourner l’attention sur moi. Je lui jette un coup d’œil qui signifie que c’était un coup bas même si je le comprenais.

- C’est surtout un bleu que je dois avoir là, dis-je en pointant ma pommette droite. Enfin j’ai absolument pas vu à quoi ça ressemblait exactement à vous de me dire. Mon patron ici présent à de la chance de n’avoir rien eu. Apparemment les braqueurs étaient des mecs sexistes…. Aoutch !

- Désolée,
répliqua aussitôt la jeune femme avant d’ajouter malgré elle. C’est vraiment moche.
- Ne vous sentez pas obliger de partager,
fis-je en grimaçant.

Du coin de l’œil, j’ai observé mon patron qui regardait ce qui se passait aux alentours, puis j’ai fixé mes mains, elles tremblaient bien moins, à croire que l’humour m’aide dans toutes les situations. J’eus le droit à quelques strips mais selon l’ambulancière ça cicatrisera bien.

Une fois qu’elle se fut éloignée, sans avoir de nouveau tenter de soigner monsieur Rowell, j’ai glissé quelques mots mine de rien.


- J’espère que vous n’attendez pas de moi que je retourne travailler cette après-midi parce que je ne suis pas certaine d’être opérationnelle.

Maintenant que je savais son « secret » vous croyez que je pourrais faire chanter mon patron ? Aucune chance, ça ne me ressemblait tellement pas. Mais je n’avais quand même pas la tête à me retrouver entourée de dossier cet aprèm, c’était un cas de force majeure non ?





Liam S. Rowell
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MessageRe: I'm not bleeding, barely bruising... ▬ Feat. Danitza   Lun 20 Fév 2017 - 15:49
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Ma question était sincère, la première du moins. Celle que j'avais posé quand nous étions que tous les deux et ou je voyais ses mains trembler et son air... "apeuré" ? Je n'étais pas certain de ce que traduisait son regard, après tout je connaissais la peur humaine quand je la provoquait mais... elle avait fait montre de tant de courage aujourd'hui que je n'étais plus sûr de ce que je voyais. Cela dit... sa réponse avait le mérite d'être honnête; diablement honnête et j'appréciais. Surtout parce que je doute que j'aurais cru un traitre mot de ce qu'elle aurait dit si elle avait prétendu que tout allait bien. Mais aussi parce que je ne m'attendais pas à une autre réponse avec une humaine en face de moi.

Elle avait déjà fait preuve de courage, de trop de courage pour qu'il lui en reste encore en magasin ! J'étais critique, mais l'humanité ne m'avait jamais inspiré beaucoup de sentiments positifs. Elle avait au moins la gentillesse de se rendre moins antipathique que tous ces idiots, même dans ce genre de situation.

▬ C'est normal ! Ne vous en faites pas... Je n'avais pas eu le temps de finir ma pensée. Mais j'aurais le temps, quand cette femme nous laisseraient enfin en paix. En attendant, il était certain que je ne pouvait pas lui demander de bosser après ça ! J'avais la réputation d'être un patron exigeant mais juste dans le monde humain, rien qui ne se serait accordé avec l'idée de forcer mon assistante à travailler après une épreuve du genre !

En laissant la médecin tâtonner mon visage et l'inspecter, je m'étais assuré que la manipulation mentale prenne place. Non seulement elle avait l'idée en tête, mais elle avait aussi eu la résolution dont elle avait besoin pour l'imprégner totalement. Elle m'avait ausculté aussi peu que se soit et soudainement ça allait devenir suffisant pour elle. Ajoutons à cela l'habile mais non moins coup bas que j'avais ajouté en redemandant à Danitza comment elle allait et... BINGO ! Voila qu'elle ne se préoccupait plus de moi, mais de l'humaine devant elle. J'avais eu droit à un regard de mon assistante qui en disait long. Elle avait sentit le coup bas aussi, mais... elle avait suivi le mouvement grâce à ce qu'elle savait. Elle me confirmait ce que je savais déjà et la voir me protéger malgré ça était agréable. J'avais sa confiance ou sa loyauté semblait-il.

Je la regardais expliquer sa blessure à la femme, elle parlait beaucoup, comme si elle voulait lui retirer toute idée d'en revenir à moi. Je souriais intérieurement, à l'idée qu'elle se donnait tout ce mal pour moi, malgré la sorte d'embuscade que je lui avait tendu. Quand la médecin commentait, j'avais presque sentit arrivé la réplique de Danitza qui m'arrachais un léger rire. Ne vous sentez pas obliger de partager. C'était quelque chose que j'aurais pu dire moi, ou presque. Elle avait un coté sans filtre qui lui donnait des points commun avec moi ? Un démon. C'était peut être bien pour ça que je ne la détestait pas.

Je continuais malgré tout à inspecter les lieux, j'essayais de comprendre, voir ou chacun allait, si l'assaut était terminé... Je savais pour avoir vu le sort effacer des preuves sous mes yeux que la chose était lancée, mais... il restait des trous dans notre récit, à moins que Danitza ai trouvé de quoi les combler, ils pourraient s'interroger sur comment j'avais pu désarmer ces criminels et les mettre dans l'état ou ils les avaient trouvés sans plus qu'un léger coup pour moi et une vague blessure pour elle. Mais je ne m'en faisait pas de trop, car quand il y avait du surnaturel à l’œuvre dans cette ville... les forces de l'ordre avait tendance à tout rationaliser. Et avec l'image de bon-samaritain que j'avais entretenu récemment... les risques étaient encore moins grands.

Je me tournais soudainement, reportant mon attention sur Danitza et réalisait que nous étions de nouveau seuls. Je lui offrait alors un sourire faussement timide à sa réflexion avant de lui répondre.

▬ Je ne m'attends pas à vous voir revenir travailler de la semaine, Danitza ! Prenez votre temps... je sais que ce n'est pas facile.

Nous voila revenus à la conversation que j'avais du mettre en suspens avant que nous soyons rejoints. Travailler, j'allais le faire ! Ce n'était pas ça qui m'aurait arrêté. Mais je ne pouvait pas l'y forcer sans passer pour un enfoiré de première et ce n'était pas mon but. Alors si je devais me passer de ses talents pour un temps, je ferais avec... Je n'avais pas vraiment le choix.

▬ On a vu des horreurs... Et par on je voulais dire vous, mais il fallait bien m'inclure dans la chose, même si j'avais fait bien pire que ces gus dans mon existence ! Et en prime vous avez vu ma... particularité. Ça plus le fait de m'avoir couvert à l'instant... je crois que je peu comprendre, vous savez.

Comprendre oui, parce que je n'étais pas stupide et je pensait toujours aux apparences quand il s'agissait de choses liées à la WGF, mais... ça m'emmerdait tout de même de devoir me montrer aussi gentil et compréhensif alors que j'avais surtout besoin que le boulot soit fait !






Danitza M. Wincher
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MessageRe: I'm not bleeding, barely bruising... ▬ Feat. Danitza   Lun 20 Mar 2017 - 1:10
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« C’était normal » je ne sais pas ce qui était normal dans cette histoire. Mon patron avait dit ça comme s’il avait l’habitude de subir des braquages de banque avec morts à la clé tous les matins. Perso ça faisait pas du tout partie de mon quotidien et franchement je n’avais pas envie de postuler pour vivre ça avant mon petit déjeuner. Même après d’ailleurs. Ma vie était déjà bien trop étrange. Ça pouvait presque donner envie de se mettre sous sa couette et d’y rester même si le monde s’écroule. C’était une idée séduisante. Je me ferais livrer en cup cake les jours de grand optimisme t sinon mon lit deviendrait ma base de commandement. Je pourrais presque en rire si ça ne me ressemblait tellement pas. Je n’étais pas le genre à me morfondre en attendant que ça passe.

Quoiqu’il en soit, mon état de choc était normal mais rien n’était normal. Les gestes apaisants des professionnels de la santé et leurs questions inquiètes mais suspicieuses avaient sur moi un effet de chaud et froid. Comme si ça m’apaisait mais ne me rassurait pas pour autant. Vraiment je me sentais comme à côté de mes pompes, comme étrangère à cette vie tout autour. Il fallait que je tienne. J’étais face, enfin non, plutôt à côté, bref j’étais à côté de mon patron mais je n’aimais pas me sentir faible. Je sais qu’il exigeait le meilleur de chacun de ses collaborateurs et je ne devais pas me laisser déstabilisée. C’est pas un petit braquage mortel qui va me perturber non mais oh ! Pathétique !

La femme médecin avait lancé la machine, j’étais en non stop ou presque mais heureusement que j’avais encore un filtre qui m’empêchait de sortir tout ce qui me passait par la tête sinon je pense que j’aurais été redirigée vers le service psychiatrique de l’hôpital le plus proche. Pilule, camisole, cachets et hop ! Dodo Dani ! Couché plus bouger. Je n’avais quand même pas perdu ma morgue. Avec son commentaire sur l’état de ma blessure, ce n’était pas la peine d’en ajouter et je lui fis savoir. J’avais même pas été sèche en plus mais plutôt sarcastique. Donc bon, personne ne s’en formaliserait. Et d’après le léger sourire en coin de mon patron, j’en déduis qu’il était habitué à ce genre de réponse de ma part et qu’il trouvait ça plutôt amusant que ce soit naturel pour moi et non pas juste pour chercher à me donner un genre vis-à-vis de lui.

Quand de nouveau la femme s’éloigna, il y eu un petit silence, avant que je ne le brise. Avec ce que je pensais être un trait d’esprit. Mais sa réponse me surprit, je me suis tournée vivement vers lui, en grimaçant un peu. Le « vivement » me rappelait que le choc à la tête donnait éventuellement des vertiges mais c’était pas un vertige qui allait faire sa loi non plus. J’ai fait comme si je sentais rien ou presque et je me suis levée pour faire totalement face à mon patron.


- Ah non pas une semaine ! Enfin je veux pas faire l’assistante ultra dévouée qui va se faire plaindre pour ce qu’elle a vécu et admirer pour son courage de revenir bosser et tout ça devant la machine à café. Mais…. Une semaine c’est mort ! Enfin je veux dire c’est impossible ! Je vais tourner en rond, les images vont repasser sans arrêt. Je veux pas.

Clairement je ne veux pas. C’est terrible. Le travail ça permet de se remplir la tête d’autres choses. C’est avec ça que je ne pense pas aux anges, à la mort de Mehiel, au coma d’Aïlean, à ma possession et à mon exorcisme. Ce qui fait quand même un bon paquet de chose à éviter quand on y pense. Bref tout ça pour dire que je n’avais rien contre l’après-midi mais qu’une semaine c’était bien trop long.

Sa particularité ? Ah ! Oui ! Sa particularité ! Tient j’avais même pas pensé à l’ajouter à la liste des choses à oublier en travaillant. Je vais siffloter ça demain en venant au bureau. « Oublier en travaillant, lalalalalala… » Blanche-Neige inside !


- Vous croyez qu’on peut partir maintenant ou alors ils vont nous amener au poste ? Parce que là tout de suite je ne serais pas contre une boisson chaude et un truc sucré.

On va pas non plus me demander les noms maintenant parce que actuellement dans mon cerveau y’a une purée de lettres mais ça donne pas forcément quelque chose de construit voyez. Je sais juste que j’ai faim et que je veux une petite gourmandise. Bon si le patron est ok, soit c’est moi qu’invite, soit l’inverse mais ce qui est sûr c’est que bientôt je vais manger me poser calmement dans un café et tenter d’oublier une bonne partie de cette histoire.





Liam S. Rowell
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MessageRe: I'm not bleeding, barely bruising... ▬ Feat. Danitza   Mar 21 Mar 2017 - 21:17
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C'était une situation que je n'aurais jamais imaginer arriver. Qu'il s'agisse de ce braquage stupide ou de moi, révélant une partie de mes pouvoirs à Danitza... rien de tout ça n'était prévu. Mais sa mort aurait été gênante, non seulement pour moi, mais aussi pour les affaires de Lucifer et de la World Global Financial qui étaient toujours étroitement liées !

Alors le choix avait été vite fait, sauver sa peau et mentir un peu en lui disant que j'étais particulier, mais sans aller plus loin. Après avoir pris des balles pour elle, j'osais espérer qu'elle me ferait confiance, même si c'était à tord et surtout qu'elle ne poserait pas trop de questions.

▬ Comme vous voulez, si vous préférez travailler... C'est vous qui décidez, je ne vais pas me montrer difficile là dessus, pas après tout ça...

Mais elle n'était pas de ce genre et c'était une autre des choses que j’appréciai chez elle. Je lui donnait un job à faire, elle le faisait ! Pas de questions, pas de perte de temps... Elle bossait ! Et elle le faisait bien. Si tous les humains avaient été comme elle, ça aurait presque été moins jouissif d'en tuer. Heureusement... personne n'avait décidé de m'enlever ce petit plaisir et ils m'étaient tous ou presque antipathiques. Et ceux là, qui grouillaient autour de nous ne manquaient pas à la règle ! L'équipe d'assaut qui était entrée dans le bâtiment venait de ressortir et ce sans personne avec eux. Aucun survivant ? Bien ! C'était le mieux qui puisse arriver, car je préférais éviter, même si c'était un criminel, que l'un d'eux piaille sur ma résistance aux balles. Et maintenant que ça c'était réglé, que le sort avait été clairement lancé pour protéger mes arrières... Je n'avais qu'une envie me barrer d'ici et je n'était apparemment pas le seul.

▬ Vous croyez qu’on peut partir maintenant ou alors ils vont nous amener au poste ? Parce que là tout de suite je ne serais pas contre une boisson chaude et un truc sucré.

On étaient apparemment sur la même longueur d'ondes tous les deux, du moins... sur l'issue générale, car je doutais que dans sa tête il y ai eu une pensée pour la mort de l'autre con ou encore le sort que j'avais demandé. Cela dit, je la comprenait et rester ici... il en était hors de question. Heureusement, même si ce n'était pas dans leur procédure et qu'ils me faisaient chier avec leur règles, j'aurais vite fait d'en convaincre un de nous laisser partir quand même. Il serait le seul dans les emmerdes après tout et... je n'en avait rien à claquer, tant que je pouvais partir de cet endroit maudit. Trop d'humains, trop de sentiments et de faux semblants... Un bon humain, c'était un de ceux qu'il y avait à l'intérieur du bâtiment: mort.

▬ Je vais aller voir ça avec celui qui m'as interrogé, je reviens. Et... Je vous offre la... collation, c'est bien la moindre des choses. Encore du faut sentiment et de la compassion, mais c'était nécessaire et après tout... c'était en bossant pour moi qu'elle avait été confrontée à ça, alors un thé et des gâteaux, ce n'était pas la mer à boire non plus. C'était en tout cas plus attrayant que cet endroit.

J'avais mis quelques secondes à retrouver l'homme que je cherchais dans la foule, mais une fois fait, j'avais été rapide, ne lui laissant pas finir sa phrase quand je sentait le non pointé. Il n'avait eu le temps de dire que le début de 'la procédure...' que j'avais déjà pénétré son esprit et qu'il avait terminé sa phrase en me disant comme je le lui avait soufflé, qu'il nous avaient posés toutes les questions pour le moment et que l'on reste disponibles pour venir au poste au besoin. J'avais acquiescé, c'était après tout ma solution même s'il n'en avait aucune idée et j'avais ensuite rejoins Danitza alors qu'il était en train de noter un truc concernant notre départ.

▬ Nous pouvons y aller, ils nous convoquerons au poste de police au besoin. Nous devrions avoir des nouvelles, suite à nos témoignages et... J'ignore comment ça va se passer exactement mais, nous devrions partir prendre cette boisson chaude avant qu'il ne change d'avis, sait-on jamais.

Je forçais un sourire, ne cachant pas le coté forcé pour une fois. Après tout, ce n'était pas le moment de sourire, alors c'était plutôt logique que je peine la dedans. Puis j'ajoutais:

▬ Le café du centre ça vous va ? Starquelque chose ? On pourra discuter de l'autre chose dont on ne leur as pas parlé...






Danitza M. Wincher
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MessageRe: I'm not bleeding, barely bruising... ▬ Feat. Danitza   Lun 1 Mai 2017 - 1:19
I'm not bleeding, barely bruising...
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C’était quoi ce que je tenais dans les mains ? Ah oui une espèce de petite couverture comme une couverture de survie mais en moins papier d’alu. Je ne m’étais même pas rendu compte qu’ils avaient passé ça autour de moi. Bienvenue dans Los Angeles Police Departement, ça existait pas mais ma matinée venait d’y ressembler je vous assure. C’était perturbant, choquant, profondément bouleversant mais j’avais l’impression que plus rien de pouvait plus me troubler. Alors que j’avais quelques échanges avec mon patron et que celui-ci allait se renseigner quant au fait de partir au poste maintenant ou de pouvoir partir, je me perdais dans mes pensées.

Quand est-ce que cette transformation c’était faite en moi ? Je crois qu’elle avait commencé avec l’intervention de Mehiel et que depuis les événements l’avaient fait grandir en moi. Ce qui s’est passé durant le mariage d’Elena, l’étrange affaire de l’hôpital, Aïlean et Cassie et leur pouvoir d’utiliser le feu, les articles qui parlent de faits plus qu’étranges dans le Times, cette histoire de possession et mon exorcisme dans une ruelles de la ville, l’existence d’une boutique de magie et maintenant, les pouvoirs de mon patron. Tout cela se combinait bien évidemment à ces étranges rêves prémonitoires que je pouvais faire depuis plus de dix ans maintenant.

J’avais suivi des yeux mais sans les voir les équipes d’intervention. Ils sortirent bredouille. Pas de survivants… sauf mon patron et moi. Plus de clients, plus de personnel de la banque et plus de braqueurs… tout ça en moins d’une demi-journée. Combien de familles détruites ? Combien de vies brisées ? Et en même temps, je n’étais responsable de rien. Je me sentais un peu coupable. Certain parle du syndrome du survivant. Il ne fallait pas que je m’attarde là-dessus. J’avais bien fait de parler de break sucré. J’avais besoin de voir un autre endroit, ailleurs. Les derniers mots du patron résonnèrent en moi. Il m’offrait la collation.

J’attendis son retour pour finalement lui dire, alors qu’il annonçait calmement que l’on nous convoquerait au poste si jamais d’autres informations étaient nécessaires. Je me demandais bien ce qu’on pourrait ajouter de plus mais je ne m’y attardais pas. Je me rendais bien compte que j’avais du mal à fixer mes pensées alors les rendre cohérentes relevait du miracle. Je me suis souvenue pourtant de ce que je voulais dire.


- Ne vous sentez pas obliger de m’accompagner pour casser la croute. Vous savez, je….

Je m’arrêtais, il avait parlé de « l’autre chose dont on ne leur as pas parlé » et j’ai hoché la tête résignée. Apparemment, ce ne serait pas une véritable pause. Pas de temps mort, ma petite Dani, après le braquage, enchaîne avec les pouvoirs du patron. Je dois faire quoi ? La fille surprise ? La fille blasée ? L’assistante qui quitte son poste parce que c’est trop pour elle ? Si j’optais pour cette dernière option, mon compte en banque ne mettrait pas longtemps avant de me déclarer officiellement la guerre. Thé et cheesecake. Ça serait simple et concis.

- Va pour le Starbuck alors !

Je poussais un soupire, reposais consciencieusement la couverture et suivait les longues enjambées de mon patron qui sortait du périmètre de sécurité. Je jetais un dernier regard sur les lieux en pensant que j’aurais sans doute à repasser souvent ici, alors autant que je me blinde dès maintenant. A petits pas rapides, je me retrouvais à la hauteur de monsieur Rowell et je lui précisais avec un ton badin :

- Rien ne vous oblige à m’en parler vous savez. Si vous avez tenu ça secret jusqu’à maintenant c’est que vous aviez vos raisons, que je comprends.

Tu m’étonnes que je comprends, on vit pas Heroes !

- Ce n’est pas banal du tout mais je peux me dire que c’était un mauvais rêve et continuer comme si je n’avais jamais rien vu. J’ai déjà du mal à y croire alors ça ne sera pas bien difficile.

On a tous nos secrets patron, je ne vais pas vous en vouloir d’être la cheerleader. Oh ! Non ! ça je ne lui dirais jamais en face ! Je choisissais déjà bien mes mots pour ne froisser personne. Et surtout pour que d’éventuelles oreilles indiscrètes ne puissent rien comprendre.






Liam S. Rowell
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MessageRe: I'm not bleeding, barely bruising... ▬ Feat. Danitza   Lun 1 Mai 2017 - 16:19
I'm not bleeding, barely bruising...
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L'accompagner n'était pas forcé ? Bien sûr que ça l'était ! Je ne pouvait pas la laisser partir sans plus d'informations et combler les blancs elle même. C'était exclu vu ce qu'elle avait vu et si elle pensait que je le faisait pour l'aider... C'était tout l'inverse. C'était moi que j'aidais et ma couverture que je protégeais. Même si lui offrir une viennoiserie n'allais pas non plus être une torture en soit... j'avais clairement autre chose à faire ! Si je m'emmerdais avec ça, c'était pour une raison et une seule.

▬ Je ne vous laisserait pas seule, pas aussi vite après... Alors je suis pour la collation, comme ça je serait sûr que vous aller un tant soit peu bien.

Et cette raison n'était pas celle là ! Je m'étais interrompu dans cette pensée pour lui répondre, mais tout ce qui avait franchi mes lèvres était un mensonge. Certes je voulais qu'elle reste en forme et ne sombre pas dans la panique ou je ne sais quoi. J'avais besoin de mon assistante, après tout ! Mais je n'était pas aussi attentionné que ça, non plus. Quoi que... c'était l'apparence que je cultivait au bureau avec certains humains. Comme elle...

Et elle acceptais de nous rendre au café, un choix salutaire puisque c'était le plus près et aussi... le plus rapide. Autant je voulais m'assurer de son silence ou qu'elle ne penserait pas démon ou un autre truc, autant je ne voulais pas passer le reste de la journée avec elle non plus ! D'ailleurs... j'avais commencé à marcher en direction du café, attendant qu'elle me rejoigne pour passer directement à la suite de cette conversation. Plus je serait loin de cet endroit, mieux je me porterais et j'avais dans l'idée qu'elle aussi.

▬ La raison principale étant de vouloir éviter de devenir un rat de laboratoire ! Répondis-je à la jeune femme alors qu'elle me prouvait une fois de plus son humanité et sa compréhension. Ahhh l'humanité... Je levais mentalement les yeux au ciel, comme une insulte à Dieu lui même. Pourquoi avait-il fallu qu'il les fassent comme ça ? Même si sa gentillesse me servait présentement... ce genre de discours me donnait toujours la nausée.

▬ Alors, je sais que je ne suis pas forcé, mais après ce que vous avez vu... je vous doit bien ça ! Je me le devait surtout ! Pour garder ma couverture et ne pas regretter avoir pris ces balles pour elle.

▬ C'est une solution aussi, mais... ça risque de faire beaucoup à oublier, aujourd'hui. Et... après avoir pris ces balles pour vous... je me dit que je doit pouvoir vous faire confiance. C'est trop tard pour reculer, non ?

Je n'essayais pas de la culpabiliser, même si ça aurait été une solution après tout. Non, je voulais juste essayer d'amener la conversation la ou je la voulais sans parler démon. Je sous-entendait donc que j'avais pris ces balles pour la protéger en sachant ce qu'elle verrais et ce... en acceptant qu'elle soit dans la confidence.

Ce n'était pas totalement faux. Même si confidence il n'y avait pas et que ce serait mensonge sur mensonge à partir de là, ou presque.

▬ J'ai ce don que je cache depuis toujours parce que je ne veux pas tellement qu'on pratique des expériences sur moi parce que je peu... C'est une particularité que certains pourraient vouloir utiliser et honnêtement... ça pourrait être suffisant pour couper l'envie de le dire à qui que se soit, non ? En plus de l'autre raison évidente... Dont vous êtes le parfait exemple... c'est plus simple de ne rien dire et de garder le secret.

Alors que je disait ces mots nous avions rejoins le café et je m'installait à une table en attendant qu'on vienne prendre notre commande.






Danitza M. Wincher
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MessageRe: I'm not bleeding, barely bruising... ▬ Feat. Danitza   Jeu 18 Mai 2017 - 0:18
I'm not bleeding, barely bruising...
DANITZA & SYTRY


Bon apparemment il n’y avait pas de négociation possible. Il y a un dicton qui dit : pas de repos pour les braves. Enfin je pensais que ce n’était valable que pour les civils seulement pour les militaires en temps de guerre. Quoique, j’imaginais fort bien mon patron en soldat. Chef oui chef ! Rompez. Bien mon lieutenant. Du coup je me retrouvais à trottiner bien docilement derrière mon patron et je n’aimais pas ça du tout. Parce que j’aurais préféré m’assoir à une table du café et pousser le plus long soupir de toute ma vie ou presque et me vider l’esprit. Plus rien. Le vide.

Mais apparemment ce n’était pas le moment. Et j’avoue que je n’avais pas non plus extrêmement envie de tenir tête à mon patron. Dans ma liste des choses à éviter c’était d’ailleurs en bonne place. Ça va patron, n’en faites pas trop non plus. La bienveillance ne vous sied pas toujours dans la banque ça passait mais là, je sens quand même que vous pensez plus à vous et à vos petits pouvoirs persos plutôt qu’à moi et mon chouette karma qui en ce moment était pas vraiment tip top la marmotte. Et c’est bon, je ferais pareil si j’avais un poste enviable et que quelqu’un savait que je faisais des rêves prémonitoires.

Un rat de laboratoire. J’ai retenu mon sourire face à cette expression alors qu’on entrait d’un bon pas dans le café. Il devait m’en parler, pour s’assurer de mon silence et de ma loyauté, mais je sentais que ça le saoulait un brin. Genre il devait sans doute penser un truc bien vulgaire concernant le destin et les circonstances détestables réunies en une seule matinée. Je fais quoi à votre avis ces dernières semaines devant le monceau de problèmes qui arrivaient bien trop rapidement à mon goût. La même chose !

Oui c’était ça, le devoir ! Il a peut-être bien été soldat dans une autre vie. Ou avant de se reconvertir en patron d’un truc économique et ennuyeux. Oui parce qu’on va pas se leurrer, c’est pas l’éclate totale ce métier, et même en étant l’assistante personnelles, ou plutôt surtout en étant l’assistante personnelle. Mais depuis quelques temps, et surtout les matins comme ceux-ci, je n’avais pas le temps de m’ennuyer.

Bon alors autant je faisais attention à mes propos, autant monsieur Rowell ne s’embarrassait pas de détails. Il parlait ouvertement de prendre des balles pour moi. Ok d’autres diraient « au calme ». Trop tard pour reculer ; euh… je suis sensée répondre quoi ? Tout dépend si jamais dans vos pouvoirs, vous pouvez aussi remonter le temps. Moi je peux pas personnellement et je suis pas sûre que même si je pouvais, j’aurais très envie de revivre ça. Bref, là n’était pas la question. Je me contentais de hocher la tête. En même temps, j’en profitais pour commander un thé vert à la menthe. Je pouvais rien manger pour le moment et je passerais sans doute chez Carla après pour déguster des cup cake tranquillement affalée dans mon canapé devant une série télé quelconque.


- Vous savez, monsieur Rowell, quand je vous ai dit que vous n’étiez pas obligé de vous justifier vis-à-vis de moi, je le pensais vraiment. J’ai pas de contact dans le monde médical avec des gens aimant faire des expériences sur d’autres gens et je ne suis pas certaine d’être pour les tests en laboratoire sur les animaux déjà. Sans compter que découvrir et posséder ce genre de pouvoir, ça doit plus être une malédiction qu’un don. Vous devez être sur vos gardes vachement souvent non ?

Merde, Dani, on avait dit pas de question, laisse tomber, bois ton thé et tais-toi. Mais non il a fallu que cette petite question sorte toute seule. J’ai aussitôt secoué les mains devant moi comme pour effacer mes mots.

- Oubliez ce que je viens de dire. Votre secret sera bien gardé et c’est tout ce qui compte non ? Vous voulez que je vous signe un truc du genre officiel pour ne jamais le dévoiler à qui que ce soit ?






Liam S. Rowell
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MessageRe: I'm not bleeding, barely bruising... ▬ Feat. Danitza   Dim 21 Mai 2017 - 14:14
I'm not bleeding, barely bruising...
DANITZA & SYTRY


Si elle voulait être seule ou quelque chose du genre, ça n'allait pas arriver avant que nous ayons eu cette petite discussion que je voulais avoir. Elle était peut être l'une des seules humaines que je supportait et la seule à pouvoir se vanter d'avoir la vie sauve grâce à moi... ça n'en restait pas moins un risque que je ne pouvais pas prendre. Mais la tuer -surtout après tant d'efforts pour la protéger- représentait tout autant un risque. Celui d'attirer l'attention sur mon entourage plus que ce satané braquage et l'enquête sur la mort de Cassie ne le faisaient déjà. C'était pour toutes ces raisons que j'en était venu à forcer une discussion alors que j'étais le premier à éviter les rapports humains du genre au maximum. J'avais dit, je pense, tout ce qu'il y avait à dire, parlant expériences et trucs du genre pour justifier qu'elle garde le silence. Et prétendant être humain, encore et encore, même si je restait discret sur cette partie. Il n'y avait pas besoin de prononcer les mots pour la mettre sur la voie. Simplement de dire avoir peur et jouer la comédie suffisamment bien pour qu'elle me croit sincère. Le simple fait que je forçais cette conversation devait aider d'ailleurs, car s'il y avait une chose que je savais de Danitza, c'est qu'elle n'était pas stupide et qu'elle devait comprendre que je ne restait pas simplement pour lui tenir compagnie. Si elle pensait que j'avais peur pour mon matricule, c'était donc tout bénéfices pour moi. Et d'ailleurs... ça semblait fonctionner. Car une fois la serveuse partie avec notre commande, un thé vert pour mon assistante et un café noir pour moi, elle avait pris sur elle de me répondre dans des termes qui me rassuraient. Elle n'avait probablement pas pensé une seule seconde démon ! C'était certain vu son discours. A vrai dire, je n'était pas certain qu'elle sache pour nous, malgré sa possession... Elle devait être une adepte de foutre sa tête dans le sable et oublier, elle ne mentais pas en me disant que c'était tout ce qu'elle voulait pour cette journée ! Ce qui me faisait presque rire par contre, c'était qu'elle posait des questions sur quelque chose dont elle ne voulait pas parler... Plus intéressée qu'il n'y parait ?! Je ne disait rien, pas tout de suite, car elle avait repris assez vite en s'excusant.

▬ Oubliez ce que je viens de dire. Votre secret sera bien gardé et c’est tout ce qui compte non ? Vous voulez que je vous signe un truc du genre officiel pour ne jamais le dévoiler à qui que ce soit ?

▬ Ahah. Non, je pense que votre parole me suffit. Je voulais juste... vous expliquer pourquoi c'était important que ça reste... entre nous.

Je buvait une gorgée du café qu'on venait de m'apporter et la regardait un instant avant d'ajouter:

▬ Vous êtes sûre que vous ne voulez rien manger avec ce thé ? Après toutes ces épreuves... ça pourrait vous faire du bien. Aussi surprenant que cela puisse paraitre, j'étais sincère dans ces propos là. Pas suffisamment pour m'inquiéter de trop, parce que je restait moi et elle... elle restait humaine. Mais si elle était une humaine moins agaçante que tous les autres, je pouvait me montrer moins détestable quand il s'agissait d'elle. Et puis... les humains étaient si fragiles, ce qu'elle avait vu aujourd'hui, si ça ressemblait à une promenade de santé pour moi, je ne pariait pas sur l'intégrité de sa santé mentale. Pourtant, j'avais besoin qu'elle soit alerte et efficace dans son job. Ce même si je doutais qu'un beignet suffise à régler les problèmes.

▬ Vous... comment vous... sentez-vous ?

Si j'hésitais, ce n'était pas parce que je jouais la gêne ou une autre connerie du genre. Non, c'était plus viscéral que ça, parce que demander à une humaine ces mots en le pensant me révulsait vraiment. Pourtant, je venait de le faire ! Et il fallait avouer que c'était quelque chose que j'aurais du faire quoi qu'il en soit si j'avais été humain, non ?






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I'm not bleeding, barely bruising... ▬ Feat. Danitza

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