What if this is our reality ? ▬ Feat. Matthew


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Elena D. Hamilton

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MessageDim 15 Oct 2017 - 14:35







What if this is our reality ?
MATT & ELENA


Matt m'avait dit avoir besoin de me parler de quelque chose, mais... je ne lui avait pas laissé le temps de le faire dernièrement. J'étais rarement à la maison car j'étais le plus souvent au QG, à préparer des missions, dont une de la plus grande importance pour ma famille. Quand Matt m'avait dit pour les démons à l'hôpital et ce que lui avait dit l'ange... j'avais fait une reconnaissance et ce que j'avais découvert...

Mais Mordred n'était plus ! Je n'avais plus à m'inquiéter de lui et après la dernière fois que Matt m'avait dit qu'il "devait me parler de quelque chose", j'osais espérer que ce serait bien plus positif que ce qui avait provoqué ce plan de grande envergure. Tuer un démon supérieur, implanté dans la société; faire passer ça pour un accident... ça avait demandé tant de travail que j'avais envie de souffler, de me réjouir du danger écarté.

J'avançais dans les couloirs du coté jardin, admirant la vue par la fenêtre alors que je m'approchait des bureaux. Je devais retrouver Matt dans l'un d'entre eux, celui des chirurgiens sûrement pour un peu d'intimité. J’ignorais si je devais m'inquiéter ou me réjouir qu'il veuille me parler à l’abri des regards. Une partie de moi espérait lui avoir seulement manqué après tous ces jours à bosser missions et en frappant à la porte et la poussant... je souriais.

Pourquoi n'aurais-je pas souris ? Celui qui menaçais ma famille était mort, nous avions placé une résistante à la tête de cet hôpital... Nous avions enfin de vrais réussites. Plus encore avec la libération de ce Zadkiel. Nous avions le vent en poupe à la résistance et j'étais en prime plus qu'heureuse de pouvoir voir mon mari.

▬ Bonjour, Monsieur Hamilton. Je m'approchais et l'embrassait tendrement offrant pourtant une certaine fougue à cause du manque qu'avait provoqué ces missions.

▬ Tu m'as manquée. Je suis ravie de la manière dont à tourné les choses, mais... j'aurais aimée être plus présente à la maison ces derniers jours ou... semaines.

Il fallait être honnête, ces derniers jours, j'avais été très occupée, mais même si avant je rentrait et le voyait un peu, mon absence avait commencé plus tôt. Dès la seconde ou il avait parlé des démons. Dès qu'on avait eu les informations de Damon... dès que tout s'était enchainé de la sorte, à vrai dire.



Matthew A. Hamilton

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MessageVen 27 Oct 2017 - 17:43







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MATT & ELENA


J’avais la boule au ventre. Depuis la rencontre avec la démone, je stressais tout le temps, j’arrivais à peine à trouver le sommeil tellement j’avais peur qu’elle mette ses menaces à exécution et qu’elle tue ma famille. Elena avait été fortement occupée ces derniers temps pour la Résistance. La rencontre avec l’Ange m’avait appris qu’il y avait des démons ici. J’en avais averti ma femme. Non seulement, pour la sécurité des autres mais aussi la mienne. Elle m’aurait tué si je lui avais caché que je risquais de me faire zigouiller par des démons tous les jours. Après une enquête, ils avaient découvert qu’il s’agissait de Mordred, un démon supérieur et accessoirement le beau-père d’Elena. Ils avaient réussi à l’éliminer et c’était une bonne chose pour la Résistance et pour l’humanité en général. Ca prouvait que nous pouvions espérer survivre à tout ça. J’avais donc attendu qu’elle soit moins occupée pour lui parler de la démone. Je ne voulais pas ajouter un stress supplémentaire aux récents évènements. A présent que tout ça était derrière nous, je devais lui en parler même si ça voulait dire que j’allais devoir tout lui dire, y compris la partie ou la démone dit que nous avons couché ensemble et qu’elle a mes affaires pour le prouver. Je n’y croyais pas. Non seulement parce que l’idée d’avoir touché cet être maléfique me dégouter tellement que j’avais la nausée rien que d’y penser, mais aussi à sa façon d’agir avec moi. Clairement, elle me considérait comme une merde tout juste bonne à écraser, j’avais du mal à croire qu’elle se serait souillée avec un humain inférieur comme moi, même possédé par une âme démoniaque.

J’étais dans le bureau à remplir de la paperasse en attendant ma femme. Je lui avais donné rendez-vous ici, pour qu’on puisse discuter sans risque que les enfants nous entendent. Même s’ils étaient trop jeune pour comprendre, je ne voulais pas que leurs oreilles innocentes entendent ce que j’avais à dire. Je relevais la tête en entendant un coup sur la porte qui s’ouvrit juste après. Le visage de ma femme se dessina dans l’encadrement. Son sourire me fit fondre instantanément et je me levais d’un bond en lui rendant son sourire. Je m’écartais du bureau pour venir à sa rencontre.

-Bonjour Madame Hamilton.

L’appeler de la sorte me faisait toujours autant d’effet même après deux ans de mariage. Les spécialistes diraient que c’est positif si ça me donnait toujours des papillons dans le ventre de la voir et de la désigner comme ma femme. Je la prenais dans mes bras alors qu’elle m’embrassait. Je répondis à son baiser avec joie. J’avais l’impression que ça faisait des siècles que nous n’avions pas eu un moment seul à seul.

-Tu m’as manqué aussi
, murmurais-je contre ses lèvres avant de l’embrasser à nouveau.

Ses lèvres avaient le goût de reviens-y et je ne me laissais pas de l’embrasser et de sentir son corps contre le mien.

-Ne t’inquiète pas. Tu as fais ce qu’il fallait faire et c’est l’essentiel. Ce qui compte c’est que ce démon ne soit plus une menace.

En parlant de démon, la boule qui s’était évaporée était revenue. Si ce démon ne représentait plus un danger, les autres étaient toujours là et surtout une en particuliers.

-Malheureusement, je t’ai fait venir parce que j’ai des choses à te dire et ça ne va pas te plaire. Viens on va s’asseoir.

Je prenais sa main et la dirigeais vers les chaises en face du bureau. J'aurais voulu attendre un peu plus, mais je savais que plus j'attendrai, plus ça serait dur de tout lui rencontrer.

-Je voulais t'en parler plus tôt mais avec les évènements récents, j'ai préféré attendre avant de t'en parler. J'ai fait la désagréable rencontre d'une démone de trois mille ans qui dit connaitre l'âme qui me possédait.

Voila, le sujet était lancé. J'aurais pu lui cacher, mais là, c'était beaucoup trop gros. Cette psychopathe avait menacé sa vie et celle de mes enfants si je n'étais pas sympa avec elle. Pour le moment, elle n'avait pas remontré le bout de son nez. J'espérais qu'elle allait finir par m'oublier et trouver une autre victime.



Elena D. Hamilton

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MessageDim 29 Oct 2017 - 14:57







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MATT & ELENA


Nous n'avions passé que peu de temps tous les deux ces derniers jours et nous nous étions manqués l'un à l'autre, c'était certain. Je profitais de l'instant et restait collée à lui aussi longtemps que possible avant que quelque chose ne vienne interférer.

▬ Plus une menace du tout ! Fis-je en souriant légèrement.

Malheureusement, l'espoir que mon mari veuille me voir pour une bonne nouvelle ou simplement passer du temps avec moi s'était envolé en même temps que mon sourire, ce, dès qu'il avait terminé avec les charmantes attentions. A la seconde ou il m'avait dit de venir m’asseoir, la chose paraissait claire. C'était stupide de croire qu'après la dernière nouvelle qu'il m'avait annoncé nous en avions finit avec les emmerdes ? Un démon, c'était suffisant non ? Du moins un démon aussi proche de nous. Car il y en avait bien plus dans nos vies à cause de la résistance et de mon implication dans cette dernière. Seulement, il y avait une différence entre eux et Mordred.

Au moins, ce problème là était réglé ! Définitivement. Mais comme la poisse semblait me suivre à la trace, ou nous suivre, un autre avait apparemment pointé le bout de son nez. Un nettement plus grave si je me fiais au peu qu'avait dit Matt jusque là. une démone de trois mille ans... Je répétais ce passage dans ma tête, occultant le reste. Il parlait d'une démone plus vieille que Mordred, plus vieille que Damon. Et qui disait ancien, disait plus puissant en général. Bien plus ! 1500 ans de plus au minimum...

Je réfléchissais, me répétais les mots dans la tête et continuais encore et encore pour trouver quelque chose à dire qui ne traduise pas la peur qu'avait déclenché cette révélation. Si je paniquais, moi, la résistante... on allait vite avoir un problème. La solution c'était de compartimenter, poser les questions importantes, planifier... J'inspirais longuement avant de souffler tout l'air que j'avais capturé dans mes poumons. Bien, allons-y.

▬ La désagréable rencontre ? Tu es tombé sur elle par hasard ? Tu dis qu'elle semble connaitre l'âme ? Elle est venue te voir ?

J'avais enchainé les questions sur un ton dépourvu de tout sentiment. J'essayais d'être la résistante, la leader que je me devait d'être dès que je franchissais les murs de l’hôtel et non pas l'humaine et mère de famille qui ne rêvais que d'une chose : souffler. Un seul moment de répit avant la catastrophe suivante, c'était tout ce que je souhaitait... mais c'était semble-t-il trop demander.

▬ Trois mille ans, c'est son âge exacte ? Tu connais son nom ? A quoi elle ressemble ? Matt, je vais avoir besoin que tu soit le plus précis possible concernant votre échange. C'est nécessaire si je veux pouvoir faire quelque chose, okay ?

Je le regardais, faisant tout pour rester calme et agir comme si je faisais face à n'importe laquelle des victimes qu'on pouvait voir dans nos missions. Mais être détachée quand il s'agissait de ma famille, de l'homme que j'aimais... J'avais l'impression de lui mettre une claque en plein visage.

▬ Je suis désolée si j'ai l'air... froide. Je veux juste ne rien oublier et si je me concentre sur les faits plutôt que... s'il te plait chéri, dis-moi tout ce que tu sais, tout ce que vous avez dit. Autant que tu arrives à te souvenir. On avancera à partir de là.




Matthew A. Hamilton

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MessageDim 12 Nov 2017 - 22:58







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J'avais déjà eu à faire avec Elena version chef de la résistance. C'était différent, ce n'était pas un tyran, mais elle était plus directe, moins douce. Ca m'avait déjà frappé quand elle m'avait fait visiter le quartier général de la Résistance. J'avais pris conscience de la réalité de son boulot. Non pas que je le minimisais mais je ne l'avais jamais vu de la sorte avec moi. C'était déconcertant, tellement j'étais habitué à être celui qui donnait les instructions de par mon métier de médecin.

-J'étais dans le parc de la ville et je l'ai croisé, surement par hasard, elle semblait surprise que je l'ignore.

Cette boule au ventre ne me quittait pas et grossissais au fur et à mesure de ma discussion avec ma femme. Je redoutais le moment ou j'allais devoir lui annoncer que je n'avais pas pu attaquer de front la garce blonde parce qu'elle savait tout de moi, pour les enfants et elle. Et en même temps, c'était surtout pour ça que je lui en parlais, parce que sa sécurité passait avant tout.

-Ok...

J'étais déboussolé par les questions de ma femme. Elles fusaient tellement vite que je n'avais pas le temps de répondre. Pourtant, je l'avais fait venir, c'était justement pour ça, parce qu'elle pouvait gérer les situations de crise. Je redoutais de voir de la colère dans son regard, qu'elle m'en veuille d'avoir mis la famille en danger, même si c'était cette fichue âme qui était responsable.

-Oui, je sais, t'inquiètes pas. Je vais tout te dire, répondis-je dans un semi-sourire affectueux.

Elena avait du sentir que j'étais perturbé par son ton presque froid alors qu'elle me posait toutes ses questions. Elle aurait fait un bon flic. Je me passais la main sur le visage avant de serrer celle de ma femme.

-Elle m'a dit qu'elle a trois mille ans mais je ne connais pas son nom. Elle est blonde, yeux bleues, plutôt belle femme si on aime le genre frigide psychopathe. Elena... on est dans la merde. Elle... Elle affirme qu'avec l'âme....ils.... je fermais les yeux de dégout avant de les réouvrir. Elle dit qu'elle a un t-shirt à moi pour prouver ses dires.

Je soufflais. Il manquait la partie la plus importante de tout ça.

-Elena, elle sait pour toi et pour les enfants. Elle s'est renseignée et m'a menacé de vous tuer si je n'étais pas gentil.


Sinon, je l'aurais encastré dans un arbre. Même si ça ne l'aurait pas tué. Je me serais battu pour la blesser le plus possible. Mais je ne pouvais pas, elle me tenait la garce. Elle savait ou appuyer pour faire mal. Si elle s'en prenait à mes enfants ou ma femme, elle serait capable de me laisser en vie, juste pour voir la culpabilité me ronger et me tuer à petit feu.

-Il faut mettre les enfants en sécurité. Mais je ne crois pas à ses conneries. Elle mentait surement, mais son mépris pour ma personne était évident. Je suis un insecte à ses yeux. Elle veut semer le doute et le conflit entre nous.

Est-ce que j'essayais de me rassurer en pensant de la sorte ? Peut-être bien, mais même si s'était une menteuse, ce qui était très probablement le cas vu que c'était un démon, le mépris n'était pas feint. Ca j'en étais sur.




Elena D. Hamilton

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MessageMar 14 Nov 2017 - 19:16







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J'analysais ses réponses, une par une. le parc.. surement par hasard... je n'accordait que peu d'importance au reste, ne gardant que les informations importantes et pourtant... rien n'était d'une grande aide pour l'instant.

J'étais inquiète, il avait raison ! Car nous avions deux petits êtres innocents sur lesquels veiller. Deux enfants que j'aimais de tout mon cœur et pour qui je serais morte, sans hésiter. Mais ce n'était pas pour cela que je posais toutes ces questions. Ce n'était pas par peur, ni par stress... C'était la résistante en moi qui avait pris le pas sur la mère et demandait ce qui était nécessaire à ma mission.

Je me devais de compartimenter. D'abords la peur, ensuite... interroger, réfléchir... agir. Je ne pouvais pas faire dans un ordre différent et dans tout ce programme... la frayeur n'avait que peu de place. Elle avait déjà eu son tour et il reviendrait surement après, quand tout ce cirque serait fini. Question par question, démon par démon, mission par mission...

...trois mille ans... je ne connais pas son nom. Il répétait trois mille ans. Un compte exacte, rond et je tiquais encore. Non pas que c'était impossible, mais... un démon aussi vieux était puissant et toutes les années comptaient spécialement sans avoir de nom. Elle est blonde, yeux bleues, plutôt belle femme si on aime le genre frigide psychopathe. Elena... on est dans la merde. Elle... Elle affirme qu'avec l'âme....ils....

Je saisissais les mots et serrait la mâchoire et les poings en imaginant la chose possible. Spécialement quand il disait qu'elle avait un de ses t-shirts en souvenir. Je ne pouvais pas perdre pied pour ça, je ne devais pas. L'important, c'était les questions auxquelles je n'avais pas de réponses à savoir... TOUTES.

▬ Il m'en faut plus ! Son apparence ne sert à rien pas sans un nom. Tu es sûr qu'elle n'en as donné aucun ? Et son âge... Tu as répété deux fois la même chose. Tu es certain ? J'avais confiance en lui, mais je voyais au visage qu'il avait offert en avouant la chose, à sa manière de me sourire, à l'inquiétude dans ses traits ou quand il cherchait à me rassurer... qu'il se laissait guider par ses émotions et ce n'était jamais fiable, pas pour ce genre de chose.

▬ Je suis désolée, je sais que c'est dur, mais... tu dois mettre tes sentiments de coté. Soit pragmatique, comme quand tu opères. Réfléchis Matt !

J'étais directive et si mes mots avaient commencé avec douceur, la fin et le ton étaient sec. Je ne pouvais pas me comporter comme sa femme, pas quand il me disait quelque chose d'aussi grave. Je me devais de gérer la situation, de comprendre, de prévoir et prévenir...

Voila qu'il recommençait et il m'était difficile de ne pas paniquer à mon tour en voyant son air et en entendant les menaces concernant les enfants. Mais je me mordait la joue presque jusqu'au sang pour résister. Je soufflais et réitérais certaines de mes questions.

▬ Tu as répété trois mille ans, mais pas comme si c'était la réponse, comme si c'était ce que tu te souvenais au milieu du reste. Mes questions sont nombreuses, mais tes réponses... réfléchis avant de donner chacune d'entre elle ! Si tu te presses, les trois quart du temps tu te tromperas.

Il avait donné trop peu d'informations, trop peu de précisions pour que ce soit réfléchi. Il répondait animé par ses émotions et continuait de les enflammer en m'informant de choses qui ne pouvaient pas me guider à la démone. Seulement m'effrayer d'avantage. La preuve en était que les choses les plus précises qu'il disait avaient attrait à la vision, le physique de la démone et non pas aux mots qu'il aurait du réfléchir pour se souvenir plus en avant.

▬ Non ! Ma réponse était sans appel quand il avait parlé des enfants. Les protections à la maison et au QG étaient les meilleurs qu'on pouvait trouver dans tout L.A. peut être même sur tout le continent. Il n'y avait pas de lieux plus sûr pour eux et les déplacer... c'était idiot et probablement ce que voulais la démone de ce que je savais.

▬ Ce qu'il faut, c'est que tu me répondes. Les enfants sont en sécurité. Les protections sur la maison et le QG sont infaillibles. Alors, pas de changement, pas de... doute ! J'ai besoin que tu soit fort et fiable comme le chirurgien que tu es !

Je marquais une pause, inspirant longuement et reprenais finalement:

▬ Alors une par une, répond à mes questions en essayant réellement de te souvenir. Âge, nom... un indice quelconque... Et répond aussi à celles-là, pourquoi s'est elle énervée ? Pourquoi les menaces ? Simplement parce que tu ne te souvenais pas d'elle ?



Matthew A. Hamilton

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MessageMar 21 Nov 2017 - 18:46







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Je savais que je devais en parler à Elena. C'était la seule chose à faire mais en parler me ramener à la terreur que la démone m'inspirait. Elle me faisait encore plus peur que les autres. Son regard froid posé sur moi me dévisageait encore. Cette démone avait menacé ma femme et mes enfants. C'était la seule chose qui m'avait convaincu de ne pas faire quelque chose de stupide cette fois-là. Ou de pas trop stupide. Avec le recul, j'aurais du être plus respectueux pour éviter qu'elle en vienne aux menaces. Avec le recul oui. Mais sur le coup, j’avais paniqué et comme me le faisait remarquer Elena, je pensais trop avec mes émotions et pas assez avec ma tête. Ce qui n’était pas faux. Son ton me perturbait. J’avais du mal à reconnaitre la femme que j’aimais et ça me troublait au plus haut point. Je me prenais la tête entre les mains, histoire d’assimiler les questions de ma femme. Je respirais un bon coup et faisais le vide pour ne pas penser au fait que j’avais ma femme à côté de moi. Comme la fois ou j’ai dû la recoudre sur notre table de salle à manger.

-Je ne connais pas son nom. Je sais juste que…

J’essayais de me refaire la scène dans la tête pour récupérer des indices qui pourraient nous être utiles. Elle ne m’avait pas donné son prénom et je n’avais pas osé lui demander. J’aurais peut-être dû.

-Elle a plus de trois mille quatre cent ans. Elle est vieille, la garce, très vieille.

Elle avait du voir le jour au temps de l'antiquité. Elle avait du voir les civilisations passer. Avec le recul, toujours ce satané recul qui n'est jamais là quand il faut, je comprenais son mépris pour la race humaine. Quoique non, les Anges n'étaient pas comme ça mais les démons oui. Ils se croyaient supérieurs à nous. Ce qui n'était pas faux physiquement parlant. Mais nous avions des sentiments qui étaient capable de nous porter toujours plus loin : l'espoir et l'amour.

-Je te l'ai décrite. Blonde, yeux bleus mais je ne connais son prénom. Je dois avouer que ma première réaction a été d'essayer de m'enfuir.

En fait, toute ma conversation avec la démone, j'avais tenté de m'échapper. En insinuant qu'elle avait vraiment que ça à faire, qu'elle devait avoir d'autre chats à fouetter que d'emmerder un humain. Bien entendu, ça n'avait pas marché comme je le voulais. En même temps, ces derniers temps, j'étais assez poissard. Dès que j'ouvrais la bouche pour parler, je ne faisais qu'empirer la situation. Ca n'avait pas manqué. En même temps, il faudrait un manuel "Comment réagir face à un démon sans pour autant vous le mettre à dos et sans devenir son esclave ou jouet". Ca aurait été très utile.

-Quand aux raisons de son énervement, je pense que c'est un mix de notre conversation en général. Le fait que je ne la reconnaisse pas, que je lui fasse remarquer que c'était trop facile de faire croire à un homme qu'il a trompé sa femme. Avec le recul, ça c'était vraiment con.

Au fur et à mesure que je parlais, je revoyais la situation d'un oeil nouveau. Si je l'avais vraiment énervé, je pense qu'elle m'aurait tuer sur place ou alors m'aurait embarqué avec elle pour tuer ma famille devant mes yeux. En revanche, je l'avais assez agaçé pour qu'elle décide de perdre du temps avec moi. Comme disait Elena, je pensais trop avec mon coeur, j'avais tellement été en colère qu'elle puisse insinuer que j'avais non seulement trompé ma femme, mais que je l'avais fait avec elle que je n'avais pas pu réagir avec calme. J'aurais du être plus détendu, faire des blagues vaseuses. Merde ! Je me serais frappé moi-même tellement je suis con.

-Plus j'y repense et plus je pense que je ne l'ai pas réellement énervé mais je l'ai assez agacé pour qu'elle s'attarde sur mon cas.... Merde ! Je suis con, Elena. J'aurais du laisser couler, ne pas lui montrer que ses attaques m'atteignaient.

Je me levais d'un bond et tapais du pied la chaise ou j'étais assis un peu plus tôt. Je me passais les mains sur le visage, en proie à un désespoir sans fond. Mais pas que. En moi, je sentais monter une détermination sourde. Je ne laisserait pas une garce démoniaque menacer ma famille. Quand je découvrais mon visage, la détermination avait laissé place au doute.

-J'ai merdé Elena, mais c'est fini. Je veux t'aider, Elena, vous aider. On doit débarrasser la Terre de ses monstres et celui-là en particuliers. Je veux rattraper les bourdes que j'accumule depuis des mois.





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Elena D. Hamilton

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MessageMar 21 Nov 2017 - 19:38







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Mes paroles semblaient avoir fait leur chemin. Matt s'était calmé, il inspirait, soufflait... Il devait faire avec le souvenir de la démone, mes questions et mon attitude de résistante. Je me doutais que je lui en demandait beaucoup, mais c'était malheureusement le seul moyen que j'avais de trouver quoi que se soit, comme la démone dont il me parlait.

J'appelais à la précision et il faisait quand à lui appel à sa mémoire. Je le voyais réfléchir plus posément. Sur son nom, il était catégorique, elle ne l'avait pas donné ! Et apparemment, il n'avait rien demandé. Pourquoi je partait sur cette assomption ? C'était simple, j'avais appris à décortiquer un peu les paroles des gens à force. Avec mon métier, mais aujourd’hui aussi avec ma mission au sein de la résistance. Et il n'avait pas dit "Elle n'as pas voulu me donner son nom." Il avait été plus vague, me disant qu'il ne connaissait pas son nom.

▬ Tu ne lui as pas demandé ?

Je l'interrogeai, laissant à mon mari le bénéfice du doute. Elle ne lui aurait peut être pas donné s'il avait demandé. C'était peut être même ce qui s'était passé et il avait juste choisi la mauvaise tournure de phrase. Mais malgré tout, même si je posait la question pour lui laisser une chance de me contredire, mon ton restait sec, directif.

▬ Et pas qu'un peu ! J'avais réagit à l'âge qu'il avait donné. Quatre cent ans de plus faisaient la différence. N'importe quelle décennie le pouvait quand on parlait démons, mais là... c'était différent. Les plus anciens étaient moins nombreux. Alors avec son âge réel, son apparence... peut être que je pourrais trouver quelque chose.

▬ Fuir directement est rarement une bonne idée avec eux... Si tu n'as pas fait diversion, c'est perdu d'avance.

Signifiais-je à mon mari sur le même ton que précédemment. Je n’émettais aucun jugement, il n'était pas préparé à ça, pas entraîné ou capable de se défendre seul face à un tel être. Aucun humain ne l'était sans renfort... Mais mes mots étaient là tout de même, pour le guider et lui faire comprendre quelles erreurs il avait commit. Il avait déjà parlé de rejoindre nos rangs, il avait déjà émit cette possibilité et si c'était toujours dans ses plans, il devait me voir ainsi. Déterminée, dirigeante, soldat. Il devait également apprendre à agir face à des démons, apprendre à survivre.

▬ Trop facile ? Je répétais ses mots parce que j'avais tiqué à ces derniers. Curieusement, ça m'aidait à éluder le sujet globale de la phrase, car subitement je pouvait imaginer comment certains des dialogues avaient du se dérouler. Il venait d'ailleurs de condensé en une réaction tout ce que je pouvait imaginer de leur échange.

▬ J'aimerais te dire le contraire mais... Des démons aussi vieux ont rarement tendance à apprécier qu'on apprécient leur tactiques ou qu'on juge leur actions... Mais passons...

Il marquait un point, car si il avait réussi à complètement l'énerver, l'issue aurait été différente selon moi.

▬ Parce que tu marques un point. Si elle avait vraiment été hors d'elle... elle ne se serait pas contentée de menaces.

Je ne voulait pas l'inquiéter de nouveau et je n'avais donc pas précisé ma pensée, puisqu'elle était déjà limpide en soit. Je gardait un instant le silence, même après son élan de courage et réfléchissait, pesant mes mots.

▬ Tu es toujours sérieux à ce propos ? Tu veux vraiment rejoindre la résistance ?

Je demandais mais n'attendais pas sa réponse pour expliquer mon insistance.

▬ Si tu veux le faire, tu ne seras pas directement sur le terrain. Nous avons besoin de soigneurs. Mais... tu seras formé quand même ! Des impairs du genre ne peuvent pas se reproduire. Pas au sein de la résistance. Parce que quand tu es en mission ce n'est pas seulement la vie de notre famille qui est en jeu ! C'est celle de tout nos camarades, et parfois même de toute la ville...

Je prenais une profonde inspiration et essayait de chasser la résistante pour parler de femme à époux.

▬ Je... J'ai peur cela dit. Parce que je ne suis pas la même quand je suis résistante. Je ne sais pas si... je ne sais pas si tu peux accepter tout ce que je fais. Je ne veux pas que ça entache ce que nous avons tous les deux...




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Matthew A. Hamilton

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MessageVen 8 Déc 2017 - 17:53







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Je m’en voulais terriblement. Par ma faute, parce que j’avais réagit trop rapidement, avec mon cœur et pas avec mon cerveau, j’avais mis ma famille en danger. Enfin, je l’avais clairement exposé, car du moment ou un démon que vous ne connaissez pas se renseigne sur vous, vous êtes fichu. En réalité, même si elle n’avait pas menacé mes gosses, le risque n’aurait pas été moindre. Avec les démons, tout est cause de risque. Pour autant, ça ne me rassurait pas.

-Non, avouais-je piteusement, quand elle me demandait si je lui avais demandé son prénom. Tout ce que je voulais s’était m’éloigner d’elle et je n’ai fait qu’empirer les choses.

Quand je suis au bloc opératoire, j’arrivais parfaitement à dissocier l’affectif de la raison. Au boulot, j’en étais toujours capable. Sinon, le malheur des patients finit par vous ronger. Il faut savoir les écouter sans trop s’investir émotionnellement. Même quand je l’avais recousu sur notre table, j’avais fait preuve d’un sang froid qui m’étonnait toujours. Bien entendu, il y a toujours des patients qui vous touchent plus que les autres, mais avant Elena, je n’avais jamais été vraiment amoureux. Cette sensation de vouloir protéger l’être que l’on aime plus que tout, me dévorait de l’intérieur. Surtout quand la démone les avait menacés. J’avais tellement eu envie de la tuer, de la détruire pour ne serait-ce avoir prononcé le nom de ma femme. Si ça m’avait assuré qu’elle n’aurait pas cherché à les tuer par la suite, je l’aurais poussé jusqu’au point de non-retour, mais malgré mon impulsivité, j’avais réussi à entendre un tant soit peu raison. Ce démon était clairement vicieux et retord. Comme tous les démons, mais elle semblait vraiment aimer ça. Elle serait capable de tuer ma famille devant moi et de me garder en vie juste pour apprécier le spectacle.

Avec le recul, je réalisais que je manquais de pratique. Je n’avais pas côtoyé tant de démons que ça et comme le soulignait ma femme, je n’étais pas entrainé pour. A présent, je ne pouvais plus me contenter de rester en arrière plan. Je devais agir et apprendre à contrôler mes émotions dans ce genre de cas. Aussi, avec véhémence, j’avais déclaré à Elena que je voulais l’aider, elle et la Résistance. Il était temps que je prenne part au combat à mon tour.

-Je comprends tout à fait. Je ne ferais pas défaut. J’ai conscience de ça et c’est justement pour que je fasse plus d’erreurs comme celle-ci.

Ce sentiment d’être responsable de gens, il m’était familier. Je le voyais tous les jours au travail dans le regard des familles des patients. Certains étaient dans des états critiques et ils me faisaient assez confiance pour mettre leur vie entre mes mains. Dans le cas présent, l’enjeu était un peu plus gros, je dirais même, il était vital, mais j’étais comme un drogué, cette sensation d’être utile était ma came. J’avais besoin d’être au service des gens et là, la situation devenait critique. Je voulais pas prendre le risque que la prochaine rencontre avec un démon tue ma famille. Toutefois, je pris le temps de réfléchir à sa seconde remarque qui était tout à fait fondé. J'allais entrer dans son territoire. J'avais eu un aperçu au QG puis il y a quelques instants alors qu'elle me posait des questions très précises.

- Je comprends ce que tu veux dire, finis-je par lâcher. On dit toujours qu'il ne faut pas mélanger le travail et la vie privée. Pourtant, là c'est un contexte particulier. Tout se mélange constamment. Il n'y a pas de réelles limites mais je comprends parce que je me pose la même question.

Je jouais franc-jeu. Notre avenir allait en être impacter. Je ne pouvais pas minimaliser mes sentiments pour la préserver. Ca pourrait la tuer dans un contexte différent. Même si s'était dur d'avouer mes troubles et mes questionnement, même si j'avais peur de la décevoir, qu'elle se rende compte que je n'étais au fond qu'un idiot qui voulait qu'elle le regarde comme un héros.

-J'ai vu la différence entre toi en tant que femme et toi en tant que résistance. Je dois avouer que ça m'a troublé parce que même si je savais que c'était toi, tu es différente, plus forte, plus autoritaire, plus intimidante. Mais c'est parce que je ne connais pas cette facette de toi qui fait pourtant partie intégrante de toi. Pour le meilleur et pour le pire. J'accepterai tout ce que tu feras, Elena. Tu es ma femme, je serais toujours de ton côté, toujours.

Je fixais mon regard à celui de ma femme, ses beaux yeux que j'adorais contempler. Il n'y avait pas de personne plus généreuse et bonne qu'elle. Je serais prêt à tout pour elle. Tout, sauf un pacte avec le Diable, elle ne me le pardonnerai jamais.

-Alors oui, je suis prêt à essayer. Rien ne peut entacher ce que nous avons. Rien.


Je prenais sa main, la serrais dans la mienne avant d'aller caresser sa joue tendrement.

-Je ne supporterai pas de te perdre Elena, alors, autant que je sois dans les parages pour te recoudre au cas où
, ajoutais-je en souriant pour détendre l'atmosphère sérieuse.



Elena D. Hamilton

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MessageLun 11 Déc 2017 - 15:27







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Je n'étais pas surprise par sa réponse, j'avais déjà cru comprendre dans ses mots qu'il n'avait pas demandé, pas essayé. Mais comme il avait aussi dit qu'il avait réussi à l'énerver... peut être qu'au final ça n'était pas plus mal. S'il avait renchéri avec ça, si elle l'avait trouvé trop curieux en plus du reste... qui sait ce qu'elle aurait fait !

▬ Oublie, ça n'aurais surement rien donné de bon de toute façon.

Même si elle ne s'était pas énervée pour cette question, elle aurait surement gardé sous silence son nom. Les démons n'étaient pas trop friands de griller leur couvertures ou pire, leurs noms démoniaques. Et si elle savait que j'étais sa femme... Elle savait surement que j'étais la fondatrice de la résistance et ne voudrait probablement pas risquer de transmettre cette information.

Nous avions laissé la démone de coté, car j'avais tout ce qu'il avait pu me dire à son sujet et je devrais bien faire avec. Il y avait quand même quelques espoirs... Si c'était une des plus anciennes, avec la description, peut être que j'aurais quelques noms. Des idées pour avancer dans mes recherches la concernant. En attendant, la discussion traitait de la résistance et de Matt qui semblait revenir sur son idée d'intégrer nos rangs.

La dernière fois qu'il avait émit ce souhait, je venais de me faire attaquer et je n'avais pas accorder à ses paroles plus d'importance que ça. J'avais entendu, j'avais réagit... mais je n'avait jamais donné suite. Car c'était quelque chose dont il devait être sûr. Un parent dans la résistance c'était une chose, mais... les deux... Nos enfants pouvaient tout perdre, très vite. Ce qui me laissait envisager la chose, cela dit, c'était qu'il ne serait pas envoyé sur le terrain ! Nous n'avions pas besoin de faire de lui un combattant, malgré son pouvoir de télékinésie il n'avait rien d'un guerrier. Et ce n'était pas un mal ! Bien au contraire. Car si nous avions des soigneurs, sorciers ou dotés, nous n'avions pas suffisamment de médecins et aucun chirurgien.

Il y avait des limites à ce qu'un doté ou un sorcier pouvait faire niveau soins sans se blesser eux même. Alors que lui pouvait faire des miracles, seulement avec ses mains. C'était pour ça que j'avais parlé des restrictions, de la formation... même si elle, c'était pour pallier aux manquements qu'il avait eu face à la démone. Car ma décision était sans appel, le chirurgien qu'il était, nous en aurions besoin au QG, pas ailleurs. Les premiers soins étaient pris en charge par les recrues de terrain et ceux qu'il pourrait prodiguer... ce n'était surement pas en terrain hostile qu'on allait procéder. Il semblait comprendre et répondait dans ce sens.

▬ Bien. Alors on est d'accords...

Et comme nous avions réussi à trouver un terrain commun, je me devais de passer au sujet suivant. Un qui était plus difficile à aborder et relevais de notre couple plus qu'autre chose. Ce qu'il disait comprendre également. Mais contrairement à notre discussion précédente, je doutais un peu plus qu'il saisisse toute l'étendue de la situation. Ses paroles sur le travail et la vie privée... c'était vrai, pareil pour le contexte particulier. Mais... c'était justement ce contexte qui faisait qu'il ne pouvait pas simplement s'appuyer sur ce dicton ou sur le fait qu'il y avait déjà des moments ou nos deux vies s'entrechoquaient.

Quand il enchainait, c'est là que je voyais plus clairement que j'avais vu juste. Il ne comprenait pas à quel point ce que je disais était vrai, à quel point c'était important. Je l'avais laissé parler, dire tout ce qu'il avait à dire, espérant qu'il ajoute quelque chose qui m'éviterais d'être trop dure.

▬ J'ai vu la différence entre toi en tant que femme et toi en tant que résistance. Je dois avouer que ça m'a troublé parce que même si je savais que c'était toi, tu es différente, plus forte, plus autoritaire, plus intimidante. Mais c'est parce que je ne connais pas cette facette de toi qui fait pourtant partie intégrante de toi. Pour le meilleur et pour le pire. J'accepterai tout ce que tu feras, Elena. Tu es ma femme, je serais toujours de ton côté, toujours. Alors oui, je suis prêt à essayer. Rien ne peut entacher ce que nous avons. Rien. Je ne supporterai pas de te perdre Elena, alors, autant que je sois dans les parages pour te recoudre au cas où.

il avait dit la fin en plongeant son regard dans le mien et me prenant la main, ne rendant que plus dur la réponse que j'avais à lui faire. Je restait cependant mes yeux rivés dans les siens et répondait :

▬ Je suis désolée, mais je me dois d'être directe et honnête, Matt... Non ! Tu n'as rien vu.

Je prenais une inspiration et développait rapidement :

▬ Ce que tu as vu, ce sont des bribes, des... instants T ou je devais agir en résistante. Mais ce n'était rien, rien comparé à ce que je dois faire, aux décisions que je dois prendre ou à celle que je dois être quand je suis en mission ou au QG.

Je soufflais, reprenant plusieurs inspirations alors que ma main était toujours dans la sienne, avant de reprendre :

▬ Il ne s'agit pas d'accepter, Matt. Il s'agit d’exécuter ! Quand nous serons là bas, je ne suis plus ta femme, je suis ton chef, leur leader. Tu ne peu pas être de mon coté, tu dois être ce qu'on te dis d'être. Et ou on te dit d'être. Tu...

Je réalisait que ce que j'allais ajouter serait peut être le coup de grâce, mais, je le devais.

▬ Certaines personnes là bas sont essentielles, nous pouvons avoir besoin de toi pour soigner et sauver des prophètes, des personnes avec des informations cruciales... ou j'en passe. Tu dois être prêt à me laisser mourir s'il le fallait, tu dois être prêt à sauver une autre personne que moi si nous étions tous deux blessés. Car la bas, ce qui compte ce n'est pas nos sentiments, mais c'est la mission. Uniquement la mission !



Matthew A. Hamilton

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MessageVen 29 Déc 2017 - 0:20







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Nous avions déjà abordé le sujet, vaguement, mais là j'étais sur de moi. Aussi sur que j'avais voulu être médecin dès l'instant ou j'avais franchi les portes de l'hôpital lors de mon premier jour en tant qu'interne. Je ne pouvais plus rester là à rien faire. Bien sur que c'était risqué comme choix. Nos enfants pourraient se retrouver orphelins en moins de temps qu'il en faut pour le dire. Mais ma femme m'avait prévenu que ça ne serait pas sur le terrain directement et j'étais déjà une cible de choix de part ma relation avec elle. Que je fasse parti de la résistance ou non, nos enfants étaient quand même en danger. Je me sentais plus motiver que jamais et rien de ce qu'elle pourrait me dire ne me fera pas changer d'avis. Pourtant, c'était elle au départ qui avait introduit cette idée et là, elle semblait vouloir me décourager. Ou alors, elle voulais s'assurer que je savais dans quoi je m'engageais. Elle avait raison, je n'avais rien vu. Ce n'était que des brides et son ton, dur et détaché me donner une impression bizarre. C'était comme si ce n'était pas ma femme. Je l'écoutais, silencieux, gardant ma main dans la sienne. Je la serrais comme un noyé s'accroche à une bouée de sauvetage. Elle soufflait, avant de reprendre son explication. Honnêtement, j'aurais pris un coup de poing, ça m'aurait fait la même chose. Vraiment. Je sentis l'air s'expulser de mes poumons, mon cœur rata un battement alors que ses mots résonnaient dans ma tête. Tu dois être prêt à me laisser mourir s'il le fallait. Je me concentrais pour rester focalisé sur ce qu'elle me disait après ça. Je déglutis difficilement, tellement ma gorge était devenue sèche d'un coup. Je lâchais sa main sans un mot et me levais pour aller me servir un verre d'eau. J'aurais bien pris quelque chose de plus fort mais j'étais en service, ce n'était pas le moment de me souler. Je reposais brutalement le verre sur le plateau et passais ma main sur le visage. Quand j'ouvrais les yeux, ma femme était toujours là, son regard fixé sur moi Je déglutis encore une fois pour me donner du temps. J'inspirais un bon coup.

-Je sais.

Et c'était vrai. Je le pensais vraiment. Je savais qu'en la prenant pour épouse, je n'épousais pas seulement la femme, mais aussi la chef de la résistance. C'était un tout indissociable. Sa vie était déjà dédiée au bien de l'humanité et mon bonheur ou ma tristesse comptaient peu face à la possibilité de déchouer les plans de Lucifer. Je le savais pertinemment mais qu'elle me le dise à haute voix me faisait quand même un choc.

-Je le sais, pourtant, pour être honnête, ça me fait mal. Mais comme tu dis, les sentiments n'ont pas leur place ici, si on veut se battre contre eux. J'ai conscience de ça, Elena. Depuis toujours, je sais que tu risques ta vie là-bas mais que tu la risques pour nous. Et quand je dis nous, je ne pense pas seulement aux enfants ou moi.

Je revenais vers elle et m'agenouillais face à elle, prenant ses mains dans les miennes avant de les embrasser. Je sentais mon coeur cognais à toute vitesse dans ma poitrine. En cet instant, je sentais que ma vie allait être radicalement différente. Je serais dans une série, il y aurait une musique de préparation au combat. Vous voyez ? Le genre de mélodie quand le héros comprend réellement ou est sa place.

-Je suivrais tes ordres, Elena. Je suis déjà trop mouillé dans tout ça pour reculer. Je suis prêt Elena.

Je n'avais pas lâché ses mains et pourtant, mon ton était déterminé et sans appel. Je m'étais mis en mode médecin. Le taf avant tout. Ne pas penser au reste. Si la situation que Elena venait de dépeindre se produisait réellement, je savais très bien que je m'en remettrais pas, que je passerai le reste de ma vie à ne pas avoir pu la sauver. Je le savais, mais j'étais prêt à faire ce qu'elle me dirait, parce que c'était ce qu'elle voulait et que c'était ce qui devait être fait.



Elena D. Hamilton

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MessageDim 31 Déc 2017 - 19:10







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Il disait comprendre, sans omettre de dire que ça lui serait douloureux. Ces mots avaient du sens, et ses gestes ensuite... ils étaient ceux du mari aimant que j'adorai complètement. Mais ils n'auraient pas leur place à la résistance.

▬ Matt, relèves toi s'il-te plait, regardes-moi. Je voulais le regarder dans les yeux pour ce qui allait suivre. Car c'était sa femme qui allait s'adresser à lui, en partie.

▬ Je t'aimes. Ne doutes jamais de ça ! Mais... quand tu seras parmi nous. Tu ne pourras pas me témoigner ce genre d'affection, tu comprends ? Personne n'auras confiance en toi, pour mettre leur vies entre tes mains s'ils sentent que tu peux perdre pied si quelque chose m'arrivais. Pareil pour moi... Je dois me montrer forte, être leur dirigeante, c'est tout ce que je serais pour toi quand on sera la bas !

Je marquais une pause, cherchant mes mots pour être la plus limpide possible et la moins brusque aussi.

▬ Ils ne peuvent pas nous voir comme un couple, même s'ils le savent. Ils ne peuvent pas entendre ce genre de choses. Ce dont ils ont besoin, c'est d'un leader en qui croire, qui leur donne espoir et avec qui ils se sentent en sécurité. Et ça... c'est une distraction, c'est les laisser penser que notre lien, notre amour passera avant... Je ne peu pas me le permettre.

Moins brusque... c'était raté. Mais il n'y avait pas de façon agréable de dire ça à mon avis. J'avais fait au mieux, j'avais été honnête et le resterait avec le reste des résistants. Je m'étais déjà montrée vulnérable devant Jenny, quand on avait sauvé Matthew. Mais il s'agissait d'elle seulement et avant d’agir, j'avais évalué les risque comme pour n'importe quelle autre mission. Je devais être différente, je devait être intransigeante, prendre de dures décisions... et j’espérai qu'il pourrait le supporter.

▬ J'espère que tu comprends ?!



Matthew A. Hamilton

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MessageMar 2 Jan 2018 - 21:12







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Je commençais à douter. C'était pour elle qui avait mentionné en premier et pourtant son attitude là maintenant me laisser penser qu'elle ne voulait plus. Je savais tout ça, je le savais que trop bien. J'avais parfaitement conscience des risques et que ma mission au sein de cette organisation serait plus important que ma relation avec elle. Si j'avais eu le moindre doute, je serais resté cantonné à mon rôle de mari de la chef de la résistance. Mon travail me prenait déjà beaucoup de temps et engagé ma responsabilité. En temps que médecin, je savais ce que c'était de mettre mes sentiments de côté pour sauver les patients. Sinon, je n'aurais pas pu recoudre ma femme sur la table du salon. Oui, en dehors du travail, j'étais peut-être un peu trop émotif et impulsif, mais s'il y avait bien une chose dont j'étais capable, c'était de différencier travail et vie privée. D'autant plus qu'Elena, quand elle était en mode Chef Résistante, elle me donnait pas vraiment envie de lui susurrer des mots doux à l'oreille. Je gardais cette réflexion pour moi si je ne voulais pas un autre laïus visant à me pousser à renoncer. Je déglutis alors qu'elle finissait par me demander si je comprenais son point de vue.

-Je te l'ai déjà dit, je comprends ton point de vue et j'ai tout à fait conscience de ce que ça implique.

Je passais mes journées à me murer dans une enceinte protectrice pour ne pas penser aux sentiments des patients et de leur famille. Et même si ce n'était pas ma femme qui était sur le billard, ça ne m'empêchait pas de faire la distinction. Sinon, je deviendrait fou avec tout ce que les gens traversent. Parfois, c'était dur. Parfois, je pleure dans le vestiaire en me changeant avant de rentrer chez moi. Je pleure parce que la douleur de la perte d'un être cher a inondé mon barrage et ça m'aidait à me détendre. Bien évidement, c'était des choses que je ne racontais à personne. Je n'étais qu'humain après tout mais je ne voulais pas qu'on voit mes faiblesses.

-Je sais très bien que là-bas, au sein de cette organisation, tu es la chef, que tu as des responsabilités. Personne ne pourra remettre en question ton engagement ou le mien dans cette mission.

C'était un pas que nous allions traverser. Nos vies professionnelles en quelque sorte allaient s'entrecroiser et se mêler pour ne faire plus qu'une. Est-ce que notre vie de couple allait en pâtir ? L'avenir seul pouvait le dire et quand bien même, nous n'avions plus le choix.

- Toutes mes journées, je les passe à ne pas penser que la personne que j'ouvre peut ne jamais se réveiller. Et j'arrive à sourire le soir en rentrant. Parce que j'arrive à faire la distinction. Peut-être penses-tu que je suis un peu présomptueux, mais même si c'est pas dans le même contexte, je côtoie la mort tous les jours Elena, la souffrance, mais je t'ai quand même ouvert mon cœur parce que j'ai l'espoir que nous vivions heureux. Maintenant, on a des gosses, et je serais prêt à tout si ça peut leur assurer un futur. Tout, Elena et je sais que tu ferais pareil. Alors, oui, je suis prêt à être un soldat, à être là ou on me demandera d'être.


C'était ça être parent. Je n'en avais pas conscience. Quand j'ai rencontré Elena, quand je suis tombé amoureux d'elle, je ne pensais pas pouvoir aimer plus. J'avais tord. Les jumeaux, je les aimais tellement que j'en avais mal. A chacun de leur pleur, j'ai l'impression que mon cœur se brise pour se recoller avec un de leur sourire. Pourtant, j'avais besoin d'exprimer tout ce que j'avais sur le coeur. J'avais bien compris que lui cacher des choses ne m'apportait que des ennuis et puis, c'était le genre de détail qui pouvait créer de grosses tensions et incompréhension.

-La vraie question est : est-ce que toi, tu le veux ? Tu es la première à avoir soulevé l'éventualité que je vous rejoigne en tant que médecin et à présent, tu me présentes des faits avec insistance comme je n'avais pas conscience de tout ça, comme si tu voulais que je renonce. Est-ce que toi tu es prête à me laisser entrer dans ton monde, ton domaine et à me donner des ordres ?

Me donner des ordres, je pense que ça, c'était bon. J'avais vu le changement quand j'avais parlé de la démone qui menaçait sa vie et celle de nos enfants. Elle était plus froide, plus distante. Ca m'en donnait presque des frissons. Clairement, je ne doutais pas de sa capacité à faire la distinction entre le mode femme et le mode Résistante. Mais jusqu'à présent, elle n'avait parlé que de mon point de vue et pas du sien. Du fait que je devrais peut-être la laisser mourir au profit de quelqu'un de plus important, pas du fait qu'elle devra me laisser crever si la situation l'exige.

-Parce que pour ma part, ma décision est prise. Rien ne me fera changer d'avis.



Elena D. Hamilton

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MessageMer 3 Jan 2018 - 22:30







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Matt s'était relevé et semblait déterminé ou vexé. Ou c'était peut être autre chose ? J'avais été insistante et dure à cause de tout ça et je n'était pas certaine de ce que j'avais provoqué. J'avais d'ailleurs laissé ce dernier parler, quoi de mieux pour comprendre que d'écouter ce qu'il avait à dire ? J'attendais, patiente et ne disait rien pendant tous ses mots, enregistrant. Je te l'ai déjà dit, je comprends ton point de vue et j'ai tout à fait conscience de ce que ça implique... Personne ne pourra remettre en question ton engagement ou le mien dans cette mission... Maintenant, on a des gosses, et je serais prêt à tout si ça peut leur assurer un futur... Alors, oui, je suis prêt à être un soldat, à être là ou on me demandera d'être... La vraie question est : est-ce que toi, tu le veux ? ...Est-ce que toi tu es prête à me laisser entrer dans ton monde... à me donner des ordres ?... Parce que pour ma part, ma décision est prise. Rien ne me fera changer d'avis...

Pour sûre, il avait l'air décidé ! J'avais la réponse à ma question. Et avec le tout, il y avait une pointe de doute, d'incompréhension, car il venait clairement de me dire ce qu'il pensait. Il avait peur que je sois celle qui ne voulais pas de lui dans la résistance. Il me posait la question, de but en blanc et c'était par ça que j'avais commencé dans ma réponse.

▬ Oui. Je veux que tu nous rejoigne mais... Je devais m'assurer que toi aussi tu le voulais et tu comprenais. Parce que tes mots et tes gestes, je n'étais pas sûre... Je sais qu'on est seuls ici et que c'est différent, mais avec le contexte, je voulais être certaine. Parce que... Matt je sais que tu as vu des choses affreuses dans ton job, le problème n'est pas là. Le problème c'est ce qu'ils voient eux, les résistants. Ce qu'il faut faire pour les garder à flot, leur faire garder espoir... Et... Je ne voulais juste pas risquer qu'on fonce la tête la première, je voulais qu'il n'y ai aucune équivoque. Maintenant... C'est parfait. Je crois qu'il ne me reste qu'a te souhaiter la bienvenue et te montrer le QG plus en détail. Ainsi que ses membres !

Je souriais, plus détendue maintenant que le sujet était passé, avant de me souvenir que j'en avait un autre à aborder tout aussi compliqué. Damon... C'est vrai...

▬ Je... il fallait que je te parle de quelque chose moi aussi. J'aurais aimé changé pour un sujet moins épineux, mais... La situation à évolué concernant Damon. Il a le droit à des visites, mon contacte m'as prévenue... Je vais aller le voir demain. Je dois lui parler de plusieurs choses concernant la résistance, Cassie...

Je marquais une pause et le regardait tendrement avant d'ajouter :

▬ Je te ferais un pas à pas de ce qu'on s'est dit si tu veux.



Matthew A. Hamilton

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MessageJeu 4 Jan 2018 - 21:53







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J'avais fait le choix de lui poser la question de but en blanc, sans arrondissement. Je ne voulais pas que ça reste entre nous et que ça finisse par nous ronger. Enfin, me ronger plutôt. Autant être honnête maintenant, ça pourrait nous sauver la vie plus tard. Contre toute attente, je ne fut pas dessus d'avoir posé la question. Nous étions tous les deux sur la même longueur d'onde. Ce qui était agréable, je devais l'avouer. Je respirais un bon coup, un sourire franc aux lèvres alors qu'elle me certifiait que j'étais à présent un membre de la Résistance.

-Merci, Chef ! Répliquais-je sur un ton à demi-sérieux.

Dans ma tête, j'avais l'image de Grégory House dans la série Dr House en train de crier 'Résistance, Résistance, Résistance' à Cuddy. Je me retenais de pouffer de rire. Ce n'était pas le moment de paraitre si puéril. Quoique, ça serait drôle de la voir sourire à ma blague pourrie. Malheureusement, je n'avais pas le temps de penser à commencer ma phrase que ma femme reprit la parole pour m'annoncer autre chose. Au moment même où le nom de Damon franchit ses lèvres, je regrettais presque qu'on ne soit toujours pas en train d'argumenter sur mon entrée dans la résistance.

-Ah, fis-je simplement en me relevant pour m'assoir sur la chaise à côté de la sienne.

Damon... Même en prison, il me rappelait à sa présence. Je ricanais intérieurement. Un démon en prison, c'était totalement absurde. En même temps, on parlait de l'héroïque démon qui avait fondé la Rébéllion dans les rangs démoniaques. Un dieu parmi les dieux. Ouais, c'est ça. Je suspectais que ce gus en pinçait toujours pour ma femme et ça ne me plaisait pas du tout. Elle insista en m'assurant qu'elle me ferait un compte-rendu précis de leur entrevue. Je déglutis, en inspirant un bon coup.

-Ce n'est pas la peine. Je te fais confiance, tu me diras ce que tu juges bon de me dire, dis-je d'une voix anormalement calme.

Je me devais d'être intelligent et réfléchi par rapport à cette annonce. Un peu plus tôt je lui avais annoncé qu'une démone vieille de trois mille ans déclarait que nous avions couché ensemble. Elena avait réagit avec un pragmatisme frôlant la psychopathie. Sans penser à ce que ça pouvait avoir comme répercutions sur notre vie de couple, elle avait eu une attitude très calme et très posée. Je ne pouvais clairement pas lui faire un boudin parce qu'elle allait voir son ex en prison, même si intérieurement je mourrais de jalousie devant le bellâtre.

-Tu crois vraiment qu'il n'a pas tué Cassie ? Bien sur que tu le crois, sinon tu n'irais pas le voir. Mais un démon en prison ? Pourquoi est-ce-qu'il y reste ?

Pour jouer les héros. Il n'y avait que ça. Regardez-moi, je suis un mec bien, je respecte les lois humaines. Mon œil oui. Jusqu'à pas longtemps, il en avait rien à faire des lois. C'était parce qu'il était tombé amoureux de ma femme qu'il se rachetait une bonne conscience. Malheureusement, je ne pouvais pas confier mes pensées de mari jaloux à Elena. Ca la blesserait et s'il y avait une chose que je ne supportais pas, c'était la blesser.



Elena D. Hamilton

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MessageJeu 4 Jan 2018 - 23:22







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J'étais passée très vite au sujet suivant, souriant seulement à sa boutade quand il m'appelait chef. Ne prenant pas le temps de rire, de répondre ou de sortir de mon rôle de résistante. Pourquoi ? Parce que c'était plus dur qu'on croyais de jongler avec les deux et parce que si je me montrais plus tendre qu'avant... le sujet était encore épineux et lié à la résistance d'une certaine manière. Résistance et rébellion œuvraient pour la même cause et nous remplissions de plus en plus de missions ensembles. Grâce à Jaden, mais aussi et surtout... grâce à Damon qui était à l'origine de ce groupe.

Quand j'avais dit son nom, j'aurais presque juré voir la réaction sur le visage de Matt. Il s'était fermé comme une huitre à la simple évocation de Damon. J'avais pris des pincettes, tourné les mots au mieux et sa réaction était mesurée. Je souriais, le remerciant de sa confiance et soufflais intérieurement, car même si certains mots trahissaient toujours ce qu'il pensait du démon, il avait été des plus calme.

▬ Je ne crois pas, je sais Matt. Le corrigeais-je avec douceur, avant de m'approcher pour le regarder dans les yeux.

▬ Tu penses vraiment qu'il l'aurait fait ? Tuer l'une de mes meilleures amies ? Je sais que tu n'aimes pas parler de lui, mais Matt... il avait été envoyé en mission pour m'extorquer des informations, il a préféré trahir les démons que me trahir moi. Alors tuer Cassie... Ça n'avait aucun sens ! Le fait qu'il soit un démon ne le rendait pas coupable de tous les maux de la Terre et même si je continuais à combattre sa race... Avec lui, Jaden, la rébellion... je voyais qu'il y avait parfois autre chose sous la surface.

▬ Je ne peux pas te dire avec certitude sans l'avoir vu, mais... Si je devais te donner une réponse, là maintenant... Parce qu'il ne veux pas sortir ! Pour leur échapper, il aurait probablement du les tuer ou se révéler comme démon. Il a probablement jugé que c'était moins risqué pour ses amis à la rébellion. Et... ça me parait logique. J'aurais fait pareil.

J'inspirais une grande bouffée d'air et me rapprochait, m'asseyant sur ses genoux.

▬ Je sais que le simple fait que je garde contacte avec lui est difficile à supporter ou à comprendre. Alors aller le voir en prison... Je ne prétends même pas qu'il n'a jamais rien fait qui lui aurait fait mériter la prison ou la chaise électrique s'il avait été humain. Seulement... au sein de la résistance même, c'est le cas pour une plâtrée d'entre nous. Essaie de penser à celui qu'il est aujourd'hui et pas à sa nature on son passé. Il a fait des choses vraiment bien, c'est même grâce à lui qu'on a pu mettre à bien une de nos dernières missions...

Je souriais, riant légèrement en blaguant sur la suite :

▬ Bon, je sais qu'il n'est pas vraiment ton plus grand fan et que les fois ou vous vous êtes vus... il ne s'est pas montré sous son meilleur jour. Mais l'essentiel c'est que moi, je t'aime non ?!



Matthew A. Hamilton

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MessageSam 6 Jan 2018 - 20:10







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Je n'aimais vraiment pas Damon Mcgregor. Déjà parce qu'il était l'ex d'Elena. Et c'était principalement la source de mon agacement. Ca et le fait que les rares fois ou nous nous étions croisés, il s'était contenté de me regarder comme si j'étais un insecte qu'on pourrait enlever d'une simple pichenette. D'une manière très puérile, je ressentais une certaine satisfaction à voir qu'être un démon ultra cool qui a réussi à se dresser contre les Enfers n'avait pas suffit pour qu'elle ne réussisse pas à m'aimer, moi, un docteur humain, vivant et sans casier judiciaire digne à faire frémir les plus grands psychopathes. Souffrais-je d'un syndrome d'infériorité face à ce bellâtre ? Peut-être. Le fait que ma femme l'ai aimé un jour n'aidait pas à mettre ma jalousie en veilleuse. Il ne fallait jamais croire ce qu'on a comme acquis et encore moins l'affection d'une femme.

En tout cas, malgré le fait que ça me donnait envie de tout casser en l'entendant dire qu'elle allait le voir en prison, j'avais mesuré mes propos et j'avais tout simplement dit que je lui faisais confiance. Ce qui était vrai en soit, je lui faisais entièrement confiance. Je n'avais pas peur qu'elle change d'avis en voyant ses yeux de voyou et qu'elle l'aide à s'échapper de la prison. Je n'avais pas de raison valable de l'empêcher d'aller le voir et de ne pas lui faire confiance. Il avait fallu toute ma sagesse très récemment acquise d'homme adulte pour ne pas pleurnicher comme un gosse. Mais je n'avais pas pu m'empêcher de lui demander si elle le pensait bel et bien innocent. Erreur. En femme généreuse et gentille de nature, elle m'assura qu'elle savait qu'il était innocent. Effectivement, ils s'étaient mis à dos les démons de Lucifer pour ne pas la trahir. Ca se tenait qu'il n'aurait pas ensuite tué une de ses amies. Cette ferveur dans la voix quand elle parlait de lui me gênait.

-Mouais... Ca se tient.

Je faisais la moue, mon orgueil refusant de paraitre totalement d'accord avec Elena. En l'entendant parler, je savais qu'elle avait raison. Elle n'irait pas le voir si ce n'était pas le cas. Je me devais de la soutenir dans sa démarche même si l'idée ne me plaisait pas. Etrangement, mon humeur s'améliora un peu alors qu'elle prenait l'initiative de s'assoir sur mes genoux. Une accélération du palpitant après avoir senti son parfum chatouiller doucement mes narines, je refermais instinctivement mes bras autour de ma femme.

-J'ai horreur de le reconnaitre, mais je suppose que tu as raison, répliquais-je en resserrant mon étreinte autour de sa taille.

S'il y avait une chose que j'adorais, entre autre, c'était de sentir son corps contre le mien, de ressentir sa chaleur corporelle. La savoir près de moi m'apaiser et le fait qu'elle me répète qu'elle m'aimait aidait grandement. Je soufflais en nichant mon visage dans son cou.

-Mmm, tu sais comment me parler,
murmurais-je contre sa peau avant de me redresser et de plonger mon regard dans le sien.

Cette femme pourrait bien être un ange, je ne verrais pas la différence. Est-ce que l'humanité valait vraiment le coup que Elena Hamilton se batte pour elle ? En tout cas, nos enfants oui, ils le méritaient amplement. Je levais ma main et venait caresser sa joue dans un geste tendre et de rapprocher son front du bien.

-Je t'aime aussi, Elena Hamilton.


L'instant d'après, je déposais un léger baiser sur ses lèvres. Comme à l'accoutumée depuis que je la connaissais, à chaque fois que je l'embrassais, mon cœur battait la chamade. Miévreux ? Peut-être, mais je ne pouvais pas contrôler les réactions de mon corps.

-D'accord, je vais faire un effort. Tu crois que c'est quelqu'un qui essaie de lui faire porter le chapeau ?


De ce qu'elle m'en avait dit, c'était soit il se trouvait au mauvais moment, au mauvais endroit, soit il était victime d'un coup monté. Qui que ce soit, il voulait vraiment s'assurer qu'il ait bien l'air coupable si c'était vraiment ça.

-Tu vas le voir à quelle heure demain ? Tu es sure que tu ne risques rien à aller le voir ? Il doit avoir des ennemis qui surveillent surement ses faits et gestes, non ?



Elena D. Hamilton

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MessageDim 7 Jan 2018 - 16:03







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J'étais toujours confortablement installée sur les genoux de mon mari, essayant de le convaincre que ma décision était la bonne. C'était plus difficile quand il s'agissait de Damon mais... j'avais bon espoir qu'il voit le plus grand dessin et finisse par abdiquer, comme en témoignait le « Mouais... ça se tient. » auquel j'avais eu droit.

Je n'était pas du genre à toujours vouloir avoir raison, ou à diriger mon mari. Ce n'était pas du tout de ça qu'il s'agissait, car la discussion ne portait que sur moi et la visite que j'allais faire, moi. Le but était de le rendre moins stressé face à la situation, voila tout. Car quoi qu'il dise, j'allais y aller et il le savait. Abandonner un allié à son sort, quand je pouvais au moins lui payer une visite et en apprendre plus... C'était absolument hors de question, qu'il s'agisse de Damon ou non. Bien sûr, puisqu'il s'agissait de lui, c'était plus important pour moi et plus difficile à encaisser pour Matt. Mais à force de discussion, il semblait de plus en plus enclin à calmer ses idées sur le démon.

▬ J'ai horreur de le reconnaitre, mais je suppose que tu as raison. En disant ces mots, il avait resserré son étreinte sur ma taille, me forçant un sourire. Dire ça lui coûtais, et il semblait s’accrocher d'avantage à moi pour pallier à la chose. Il avouait ensuite que je savais comment lui parler et plongea son regard dans le mien pour dire la suite.

▬ Je t'aime aussi, Elena Hamilton.

Je souriais, puis lui rendait son baiser avec tendresse. Savourant notre étreinte le temps qu'elle dura. Quand il se reculait et reprenait la parole, je savais que j'allais avoir une réponse plus précise. Et je ne m'étais pas trompée ! Il était complètement d'accord, promettant qu'il ferait un effort. Je voyais du moins ça comme une promesse, suivie d'une question qui prouvait qu'il croyait mes dires.

▬ C'est une possibilité. Comme c'est un démon... il y en a peut être d'autres. Des choses passées, des... preuves qui n'en sont pas et qui ne font pas joli-joli dans cette histoire... Je verrais bien ce qu'il me dira.

A l'heure actuelle, la seule personne qui pouvait me donner une réponse plus clair, c'était lui. Tout ce que je pouvais faire, moi, c'était spéculer.

▬ Je vais le voir juste après le boulot. Alors... ne m'attends pas trop tôt.

Commençais-je en déposant un baiser à la commisure de ses lèvres avant de reprendre :

▬ C'est une prison. Avec une haute sécurité, des gardes, tout le tintouin... Donc la bas, je ne risque rien et... c'est pas en allant le voir que je vais risquer plus que ce que je risque déjà en étant à la tête de la résistance. Pour quiconque sait que j'y vais... ils penseront surement que je veux vérifier s'il l'a bien fait !

C'était un peu pessimiste cette façon de voir la chose, mais... je doutais qu'une visite soit mal interprétée. Si quelqu'un savait que je le connaissais et notre passif, ils se diraient probablement que j'allais confronter le meurtrier de mon amie, Cassie.



Matthew A. Hamilton

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MessageDim 14 Jan 2018 - 20:52







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Plus tard, quand les jumeaux seront en âge de comprendre et qu'ils me demanderont ce que c'est d'être adulte, je leur dirait : mes enfants, être adulte c'est quand ta femme va voir son ex en prison parce qu'il est innocent et que vous lui dites que vous avez confiance en elle. Oui, je pouvais dire en cet instant que j'avais franchement évolué en quelques temps. Avais-je le choix ? J'aurais pu être bête et faire l'enfant à chouiner que je ne voulais pas qu'elle y aille. Ce qui aurait été injuste car je savais très bien qu'elle n'allait pas changer d'avis et l'aider à s'évader pour vivre une passion dévorante avec de bad boy des temps modernes. J'aurais pu, mais je l'ai pas fait parce que en dépit de ma jalousie excessive, je savais que ce qu'elle faisait était ce qu'il fallait faire. Comme elle avait réussi à passer outre mes révélations, je devais passer outre mes ressentiments envers Damon. Il était surement victime d'un coup monté. Certains voulaient surement que ça soit lui qui paie pour le meurtre de Cassie.

-Punaise, mais pourquoi tant se démener pour faire tomber un démon ? Un humain oui, mais un démon en prison. Il doit avoir de sacrés ennemis.

J'enchainais avec la question de sa sécurité. Je trouvais ça totalement justifié de m'inquiéter de son sort alors qu'elle allait voir un détenu qui était surement victime d'un complot. Ils pourraient surveiller l'entrée, avoir des contacts au sein du corps pénitencier et faire marcher Damon en jouant avec la vie d'Elena. Peut-être étais-je un peu trop paranoïaque. Peut-être, mais ce n'était pas une hypothèse totalement stupide même si Elena me rassura sur sa sécurité. Enfin, essaya de me rassurer, car je n'étais pas vraiment rassuré par tout ça. Son baiser ne m'avait pas apaisé pour autant.

-Et s'ils avaient des espions et qu'ils se servaient de toi pour faire chanter Damon ? Fait attention à toi, Elena. S'ils sont assez malins pour réussir à coincer un démon derrière les barreaux, qui sait ce qu'ils pourraient faire ?


Je caressais du bout des doigts l'arrière de son dos, machinalement. C'était un geste qui me réconfortait me rassurait sur le fait qu'elle était là, qu'elle n'allait pas disparaitre et que nous étions des partenaires. Sentir son poids sur mes jambes, son parfum avait quelque chose d'enivrant.

-Je n'essaies pas de te convaincre de ne pas y aller. Je sais qu'il faut que tu y ailles, mais prend toutes les précautions qu'il faut. Si tu penses qu'ils ont assez de pouvoir pour créer des fausses preuves, et quand je dis pouvoir, je ne parle pas forcément magique. Ca peut-être du graissage de pâte, des falsifications...

Je sentais mon cerveau partir dans des rouages pour déterminer tous les risques auquels elle se livrait. Et en même temps, je sentais une forme d'excitation malsaine à vouloir être utile, la mettre en garde contre les dangers potentiels.

-Mais, c'est bête. Tu as raisons. Je deviens paranoïaque. Ce n'est pas en allant voir le gus qu'ils pensent être l'assassin de ta meilleure amie qu'il vont se servir de toi.
Je me passais la main sur le visage, en proie à la réflexion et à la frustration de ne pas pouvoir faire plus. Je préparerais le diner. Je ne suis pas de garde demain. Tu préfères manger quoi ? Italien ? Chinois ? Coréen ? Des patients m'ont parlé d'un restaurant coréen qui fait des plats à emporter.

Elle pourra se détendre, me raconter tranquillement ce qu'elle voulait me raconter après que les enfants seront couchés. Je serrais mes bras autour d'elle, la rapprochant de moi avant de laisser de légers baisers dans le creux de son cou et de revenir à ses lèvres. La maintenant contre moi d'un bras, je venais caresser de l'autre main son visage.

-T'ais-je déjà dit que tu sens beaucoup trop bon ? Murmurais-je contre ses lèvres.



Elena D. Hamilton

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MessageDim 4 Fév 2018 - 17:08







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Matt avait déjà fait la moitié du chemin. Reconnaitre que j'avais raison et que Damon était innocent... c'était déjà beaucoup de sa part vu l'entente qu'il y avait entre eux. Je ne voulais pas en faire des amis, ça aurait été vain, stupide et... avouons-le étrange au possible. Mais ils devaient au moins se tolérer car l'un était mon mari et l'autre restait dans ma vie de part la rébellion, mais aussi notre amitié. Je savais que ce que j'imposais à Matt avec tout ça était dur, mais nous étions tous adultes et j'avais bon espoir que tout finisse par s'apaiser.

Dans l'optique de pousser Matt à moins détester Damon, je répondait à toutes ses questions. Après tout, si je pouvais essayer de comprendre avec lui, j'aurais peut être plus à dire quand je lui rendrait visite en prison. Quoi que... mieux valait faire avec les infos qu'il me donnerait que des suppositions foireuses. Mais en attendant, Matt essayait de comprendre et je faisait tout pour lui répondre au mieux. Jusqu'a ce qu'il pose une question qui me fit sourire.

▬ Tu as des difficultés à voir qu'on puisse vouloir faire tomber un démon ? Damon ? Vraiment ?

Je souriait d'avantage et l'embrassait, continuant de me blottir contre lui avant d'ajouter simplement :

▬ Il les as trahis. Il a fondé un groupe qui recrute des démons et déchus pour les combattre. Il essaie de déjouer leur plans d'apocalypse... Rien que ça, ça me parait suffisant, tu ne crois pas ?

Ce n'étais pas une moquerie, ou peut être si. Mais pas méchante. Car je savais pertinemment que s'il avait eu cette réflexion ce n'était pas parce qu'il était incapable de penser à ça. Mais parce qu'il s'agissait de Damon. Du moins, c'était mon opinion sur le sujet. Il avait accepté de le voir innocent, mais je ne pouvais pas espérer qu'il lui donne d'autres qualités si vite. Pourtant, Damon avait fait plus contre les démons que beaucoup d'humains et ce même avant d'avoir pleinement fondé la rébellion. Cela dit, ça nous ramenait à sa trahison et la raison de cette dernière et j'imaginais facilement pourquoi Matt n'avais pas voulu chercher sur ce terrain là.

En disant ça, je n'allais pas m'aider pour le reste et ses idées d'espions, mais... il n'avait pas forcément tord. Les démons pouvaient être partout. La seule chose que j'avais du mal à croire, c'était que quelqu'un s'encombrait de surveiller Damon H24 quand il était déjà enfermé sous clef. Certes, en signant le registre, ils sauraient mais... il y avait tant de raisons pour lesquelles je pouvait lui rendre visite que je n'y réfléchissais pas trop. Pas autant que mon mari en tout cas.

▬ Matt, chéri... Arrêtes de t'inquiéter comme ça. Je pense que qui que se soit qui ai piégé Damon... Il est la ou ils voulaient qu'il soit.

Je doutais qu'il y ai plus à cette vengeance, non pas que les démons n'en étaient pas capables, mais... si des démons étaient vraiment à l'origine de ça, alors qu'ils auraient probablement voulu le tuer ou le torturer pour l'éternité... Quelque chose me disait qu'ils étaient bridés, pour une obscure raison. Je sentais sa main dans mon dos, et souriait tendrement, n'ajoutant rien à voix haute sur le reste de mes pensées.

▬ Ne t'en fait pas, je serais du bon coté des barreaux, peu de risque que ça se passe mal. Après tout, prendre des précautions quand on ne pouvait pas se munir d'armes ou autres... Tout ce que je pouvais réellement faire, c'était rester sur le qui-vive au cas ou. Chose que je faisais déjà, presque constamment.

▬ Paranoïaque non. Tu t'inquiètes pour moi, c'est mignon. Fis-je en déposant un baiser sur ses lèvres. Mais n'oublie pas au milieu que je serais entourée de gardiens de prison, de caméras et de mes capacités personnelles en combat... je crois qu'a moins d'une émeute, ça devrait aller.

J'utilisais l'humour pour le rassurer, mais je n'oubliait pas que même là, il pouvait trouver un point inquiétant.

▬ Malgré tout, je resterais sur mes gardes, ne t'en fais pas.

Je le regardais, plus sérieuse, essayant de le convaincre par mes mots et enchainait finalement sur sa question suivante. Il essayait de faire abstraction de ses inquiétudes et je l'aimais d'autant plus pour ça.

▬ Mhhh, Surprend-moi.

Je me fichais de la nourriture qu'il prendrait, l'important c'était qu'on pourrait passer la soirée tous les deux et peut être mettre toute cette discussion d'aujourd'hui de coté.

▬ Non, mais... c'est une étrange qualité. Ricanais-je avant de l'embrasser avec envie. Me rappelant que nous étions sur son lieu de travail.

▬ Monsieur Hamilton... Vous devez vous rappeler que malgré ce bureau fermé, nous sommes sur votre lieu de travail. Fis-je avec un clin d’œil avant de me relever et m'éloigner à contrecœur de mon mari.

▬ Il vaut mieux qu'on mettent quelques distances, sinon... je ne suis plus sûre de répondre de moi. Ajoutais-je avec un regard malicieux avant de faire tout de même un pas dans sa direction pour me pencher et lui donner un baiser.




Dernière édition par Elena D. Hamilton le Lun 12 Fév 2018 - 11:26, édité 1 fois

Matthew A. Hamilton

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MessageDim 11 Fév 2018 - 23:12







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C'était une réflexion débile. Comme me le faisait remarquer Elena, c'était un démon qui avait trahi les siens. Il y avait plus d'une raison de le faire tomber. D'un autre côté, ils pourraient le tuer et s'assurer ainsi qu'il ne dérange plus et à la place ils s'arrangeaient pour qu'il pourrisse en prison. En même temps, il faudrait qu'il se débarrasse des humains pour lesquels il était censé se battre à présent. Ce qui en soit représentait un plan assez intéressant. Tordu mais ingénieux. Sauf que c'était ma femme qui allait lui rendre visite. J'acquiesçais face à ses propos plus que juste avant d'essayer de la convaincre de faire attention malgré tout. Tout ceci me rendait paranoïaque et visiblement, je soulevais des points auxquels ma femme avait la réponse. Je soulevais un sourcils en grognant doucement alors qu'elle me disait que c'était mignon que je m'inquiète pour elle. Mignon, mignon, j'aurais préféré qu'elle dise sexy, grommelais-je intérieurement alors que je sentais la douceur de ses lèvres sur les miennes. Elle essayait de me rassurer et je laissais finalement couler pour changer de sujet en lui proposant de nous prendre à manger le lendemain comme je ne travaille pas. Ca nous fera du bien de passer du temps ensemble et elle pourra se détendre.

-C'est bien, tu aimes prendre des risques, plaisantais-je à mon tour quand elle me répondait simplement de la surprendre sur le choix du menu.

Ce n'était peut-être pas très fin étant donné les circonstances mais là, dans le bureau, j'aimais le fait qu'on pouvait simuler d'être un couple normal ou le seul risque qu'ils prennent est de choisir un mauvais restaurant. C'était rassurant en quelque sorte de pouvoir encore s'inquiéter de ça. Je ne pouvais m'empêcher de lui faire remarquer qu'elle sentait beaucoup trop bon. Divinement serait parfaitement le mot d'ailleurs. Elle me taquina avec humour avant de m'embrasser. Je répondais à son baiser avec autant d'envie qu'elle. Je resserrais mes bras autour d'elle, sentant mes sens s'enflammer à son contact. Mon cerveau s'était mis en mode veille. La seule chose à laquelle je pensais était son corps contre le mien, ma main sur son dos, l'autre sur son cou, glissant au niveau de la clavicule jusqu'à ce qu'elle s'écarte tout aussi brutalement de moi. J'ouvrais les yeux, légèrement frustré de ne plus sentir sa présence sur mes genoux. Je laissais tomber mes mains sur mes cuisses en souriant alors qu'elle me rappelait ou nous étions. Son regard malicieux me faisait accélérer le palpitant alors qu'elle s'approchait à nouveau pour me voler un baiser. Je me levais d'un bond et prenais son visage en coupe entre mes mains pour l'embrasser.

-Tu as ... quand même ... précisé.... que... le bureau... était fermé.... précisais-je en ponctuant chaque mot d'un léger baiser avant de capturer à nouveau ses lèvres dans un baiser plus profond tout en la faisant reculer jusqu'à qu'elle butte contre le bureau.

Honnêtement, cette scène avait tout du cliché. Le docteur qui a une aventure dans son bureau. Heureusement, la seule aventure que j'avais était avec ma femme ici présente. Je prenais mon temps, l'embrassais lentement, comme pour la découvrir à nouveau. C'était un mouvement, lent, lascif comme pour laisser un souvenir indélébile de mes lèvres contre les siennes, de la faire mienne encore une fois. Je me collais contre elle, n'arrivant pas à me décider à la laisser partir. J'étais à deux doigts d'assouvir le désir qui montait en moi. L'image de moi en train de la faire basculer sur le bureau était très, très tentante. Mais comme je l'avais dit plutôt, c'était horriblement cliché et je ne voulais pas de ça pour nous. J'abandonnais ses lèvres quelques instants et venais embrasser la ligne de son menton, avant de descendre dans son cou de façon sensuelle et de remonter à son oreille.

-Si je n'avais pas autant horreur des clichés....
susurrais-je à son oreille en laissant ma phrase en suspens, la voix légèrement rauque.

J'avais déjà en tête des images forts peu catholiques et je devais avouer que je faisais un énorme travail de self-control sur moi-même pour ne pas abuser d'avantage. J'écartais légèrement mon visage et plongeais mon regard dans le sien, chargé de désir à peine contenu.

-Vous me rendez dingue, Madame Hamilton, murmurais-je soudainement avant de lui voler un dernier baiser et de m'écarter pour ne pas céder à la chaleur de son corps.

Après tout, je n'étais qu'un homme, résistant à l'appel de la chair sur son lieu de travail. Même si on me surprenait, personne ne trouverait rien à dire, c'était bien connu pour ça les hôpitaux. Toutes les fois ou j'avais entendu des bruits suspects en passant près de la salle de repos ou dans des salles de stockage. Je m'appuyais à mon tour sur le bureau, à distance raisonnable de sa personne.

-J'ai l'impression d'être un ado qui a peur d'être pris en flagrant délit, commentais-je, le souffle haletant et les joues rouges. Maintenant, c'est moi qui risque de ne pas me contrôler si tu restes, plaisantais-je avant de m'écarter pour de bon et de revenir derrière mon bureau, mettant le meuble entre nous.



Elena D. Hamilton

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MessageJeu 15 Fév 2018 - 18:49







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J'avais rit quand il avait suggéré que j'aimais prendre des risques. La nourriture était loin d'être un risque quand on savait quelle genre de vie je menais. Et le trait d'humour n'en était que plus drôle. Je ne souhaitait cela dit pas renchérir dessus, préférant éviter de risquer le retour à une discussion plus sérieuse et problématique. Il avait mit de coté ses inquiétudes, je n'allais pas être celle qui remettrait tout ça sur le tapis.

Avec ce changement de sujet, la discussion était devenue bien vite plus détendue et agréable. Il était plus facile de parler de choses simples avec mon mari, tout comme j'aurais préféré n'avoir qu'a profiter de sa proximité et cet instant d'intimité plutôt que parler boulot.

Nous n'avions pas passé un vrai moment seuls tout les deux depuis des semaines. Nous n'avions fait que nous croiser, nous occuper des enfants ou régler nos différents concernant la résistance et le surnaturel. Et il y avait cette blessure qu'il avait du soigner en prime... Oui, notre couple tenait, mais nous n'avions pourtant pas été un couple depuis un bail.

C'était probablement pour ça qu'avec la tournure des évènements, tout s'était enchainé vite. Le sentir contre moi, ses baisers... C'était toujours aussi enivrant qu'au tout début. Et il me laissait penser que c'était pareil pour lui. Tant et si bien que si je n'avais pas fait appel à ma raison, j'aurais pu oublier l'endroit ou nous étions.

Mais, si j'avais blagué et m'était écartée, Matt semblait être resté sur sa fin et ne pas vouloir en finir là. Il ne m'avait pas laissée le temps de vraiment m'éloigner de lui et s'était empressé de se lever pour m'embrasser de nouveau. J'avais été faible et emportée par la passion qu'il avait mit dans son étreinte, lui rendant son baiser. Mais quand il avait plaisanté à son tour... mon cerveau reprenait ses droits et ma raison avec.

▬ Tu as ... quand même ... précisé.... que... le bureau... était fermé... Il avait ponctué sa phrase entière par des baisers, mais tant que ça restait ainsi je pouvait me contrôler. Mes sentiments, j’avais appris à les mettre de coté un minimum ces dernières années. Pourtant, quand il commençait à descendre le long de ma mâchoire, délaissant mes lèvres pour couvrir ma peau de baiser... Mes résistances sont mises a rude épreuve ! Songeais-je alors qu'il s'écartait finalement en reprenant la parole. Je me gardait de répondre tout de suite, car en entendant ses mots à mon oreille, j'avais toujours quelques envies particulières. Mais à son intervention suivante, je souriais et réagissait enfin :

▬ Je vous retourne le compliment, Monsieur Hamilton. Ce petit numéro, là... c'était diabolique. Fis-je avec humour avant de souffler un bon coup pour finir de reprendre mes esprits.

▬ C'est sur que ça donne cette impression. Mais pas d'inquiétude, mes parents ne vont pas te jeter par la fenêtre.

Je souriais et récupérait mes affaires, considérant que son dernier aveu préparait ma sortie.

▬ S'il n'y a plus rien dont on doit parler... on se voit à la maison...

Je ne m'aventurait pas à me rapprocher de nouveau de lui, gardant cette tentation à distance et lui souriait amoureusement avant de sortir.



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