left but never forgotten (ft. Adam)


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Charlie A. Kingsley
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Message   Lun 16 Oct 2017 - 23:46
Tu te souviens qu'en te réveillant, tu savais que t'allais passer une mauvaise journée. Déjà car t'avais à peine poser un pied au sol en te levant que tu te gamelais juste devant ton lit, comme si pendant un instant, ta cheville t'avait dit merde. Dans la douche ? C'était pas mieux, c'était impossible de trouver la température qui te convenait et tout ce qu'avait changé ton pouvoir, c'était la densité à laquelle tombait l'eau sur ton corps. Après une douche froide, t'as mangé et heureusement là il t'est rien arrivée. Du coup t'es partie en cours, pas vraiment la conscience tranquille car t'avais peur à chaque pas que tu faisais qu'un piano te tombe sur la tronche, quelque chose digne d'un dessin animé, mais t'es arrivée saine et sauve jusque ta salle d'amphithéâtre où tu t'es royalement faite chier trois heures avant d'avoir trois heures de temps libres à cause d'un prof absent.

Sac sur ton dos, tu parcours le campus à la recherche d'un coin où t'installer tranquillement, sans qu'on vienne t'emmerder. Tu penses surtout à la bouteille d'eau qui traîne dans ton sac et au fait que tu passeras plus de temps à jouer qu'avec qu'à réviser pour ton interro de fin de semaine. Quand tu te trouves finalement un coin d'ombre en dessous d'un arbre en retrait, tu cours presque jusque là et tu te laisses tomber au sol en poussant un soupire. Ah depuis le collège, le poids de ton sac n'a pas changé... Il pèse toujours dix tonnes, tu dois avoir du muscle à force de porter ça. Une fois installée, tu sors ton classeur, un stylo et ton bloc de feuilles pour avancer quand même, mais ton regard dérive très vite sur l'eau. T'assurant qu'il n'y a personne, tu ouvres le récipient et d'un geste de la main, l'eau se soulève peu à peu. Tu t'amuses à tenter de faire des formes, enfin autant que tu peux car t'as toujours été une quiche en dessin, même en maternelle. Une partie de l'eau au dessus de toi, t'es concentrée à manier ton don et à t'amuser, un grand sourire sur les lèvres, avant d'entendre des bruits de pas. Ayant soudainement peur, tu lâches ton emprise de l'eau qui te tombe en plein sur la tronche et tu pousses un petit cri de surprise. Putain de merde. Tu te relèves d'un bond, trempée, l'air fulminante au final, tu cherches le coupable mais tu te raidis en croisant un regard qui te ramène à ton enfance. Adam. Tu ne mets pas longtemps avant de sourire en coin et lancer une phrase maladroite, digne de toi.

-Je me demande comment j'arrive toujours à te rater alors qu'on fréquente la même école...
Adam J. Sykes
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Message   Sam 21 Oct 2017 - 15:06
Les dernières semaines ont été difficiles. Après une absence totale de plus de six mois et la confrontation des deux rouquines, tu ne savais plus où donner de la tête. Tu as mis un moment avant de reprendre les cours, faire du ménage dans ta tête et dans ta vie, tentant de repousser l'âme néfaste loin de tes proches. De Clarke, surtout. Si ça se trouve, elle en a bavé plus que toi, la pauvre. Depuis que tu as repris le contrôle de ton corps, tu as l'impression de courir contre la montre et ce matin ne fait pas exception à la règle. Tu as trop de retard à rattraper, trop de boulot accumulé et, pour être franc, tu as perdu ta motivation d'antan. Un peu comme si l'âme s'était barré avec une partie de toi-même. Du coup, tu traînes du pied, ton sac à dos qui repose contre ton épaule et tu es partout sauf où tu devrais être. Tu as séché les cours, enfin... celui de l'avant-midi, préférant glander sur le campus plutôt que d'écouter un type citer son programme d'étude. Tu soupires, le menton surélevé, le regard accroché aux nuages qui dansent dans le ciel. Ça faisait un moment que tu n'avais pas pris le temps d'observer le décors, trop préoccupé à te faire déposséder. Activité qui frôle l'ésotérisme et, pourtant, c'est la réalité. Ta réalité. Et comment pourrais-tu expliquer ça à tes potes ? Heureusement, tu n'en as pas ! Tu regardes ta montre d'un battement de cil, te rappelant que Clarke a terminé son premier cours de la journée. Tu voudrais aller la voir, peut-être même déjeuner avec elle, mais t'es lâche, Adam. Tu te souvenirs de son expression lorsqu'elle t'a vu avec Dylan, son visage est ancré dans ta mémoire à tout jamais. Même si, au final, tu n'as rien à te reprocher, tu ne peux t'empêcher d'imaginer le pire. Tes iris se posent sur la Caitria qu'elle t'a donné cette journée-là. Petit bijou qui tient l'âme néfaste à distance. Tu n'y croyais pas vraiment, mais il y a un moment qu'il n'a pas refait surface, ce salopard. Enfin, pas à ta connaissance. En observant la bague de plus près, ton regard bifurque vers l'horizon et tu remarques une silhouette appuyée contre un arbre. Les paupières plissées, tu t'élances vers cette dernière, auréolé d'une... flaque d'eau ? Intrigué, t'accélères le pas alors que l'inconnue s'agite et abandonne son emprise sur sa couronne humide, s'éclaboussant au passage. Elle pousse un cri de surprise et se relève d'un bond, son air menaçant détrôné par un maigre sourire. Je me demande comment j'arrive toujours à te rater alors qu'on fréquente la même école... Cette voix, cette chevelure de feu, cette posture... tu la reconnais, la gamine du jardin d'enfant. Celle que tu as soulagé et qui t'a fuis comme la peste. Comment lui en vouloir, après tout ? Vous étiez si jeune. « Charlie... » tu souffles, incapable de poursuivre ta phrase. T'es encore un brin sous le choc d'avoir assisté à son petit tour de passe-passe. Elle possède des dons, elle aussi. Entre ta capicité à guérir les gens, celle de lire dans les pensées et de disparaître en un claquement de doigt, tu trouves tout de même le moyen d'être subjugué. « Tu vas bien ? » tu l'interroges, optant pour une formule de politesse assez neutre. T'esquisses un bref sourire à la rouquine, légèrement mal à l'aise, comme si tu venais de la surprendre en flagrant délit. « Mon casier est pas très loin. T'veux des vêtements secs ? »
Charlie A. Kingsley
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Message   Sam 11 Nov 2017 - 2:18
Toi, t'avais toujours trouvé que c'était un fardeau de se souvenir des moindres détails d'une scène ou d'une personne. C'est toujours douloureux de se souvenir, car ça nous rappelle quelqu'un chose que nous n'avons plus actuellement. Si tu pouvais, tu ne te souviendrais que du jour qui vient de s'écouler, et le lendemain tu ne t’en souviendrais pas, à part de l’essentiel ─soit ton identité et un bout de ta vie─. Tu détestais tes souvenirs autant que tu détestais ce que tu pouvais faire dans le présent, mais le pire avec le passé, c’était qu’il vous poursuivait quoiqu’il arrive. Tout ce que vous avez fait, tout ce que vous avez dit, vous retombera dans la tronche tôt ou tard. T’avais du mal avec ce concept, car t’étais le genre de personne à toujours faire les mauvais choix, à croire que c’était ta malédiction, avec le fait d’être incapable d’aimer et de te faire aimer.

Tu ne croyais pas aux fantômes, enfin, t’étais pas encore à ce stade-là, mais pourtant tu croyais bel et bien en celui que tu viens de voir alors que tu jouais innocemment avec de l’eau ─avant de te la faire tomber en plein sur toi à cause du stress, évidemment─. Tu rejoues dans ta tête la scène où tu l’as vu pour la dernière fois, et tu te sens encore plus coupable de le voir là, devant toi, et lancer une phrase aussi maladroite et naze. Pire que naze pour des retrouvailles. En plus t’es totalement trempée donc t’as encore plus l’air pitoyable que normalement.

-Super. Et toi ?

T’as pas le courage de faire tout un monologue sur comment tu te sens maintenant, t’as l’impression qu’il y a une tempête dans ton ventre tellement tu aimerais lui dire combien tu es désolée de l’avoir traité comme un monstre alors qu’il ne l’est pas, et si que d’autres vous considèrent comme tels, au moins vous serez tous les deux des monstres. Tu veux lui dire que cette fois tu ne fuiras pas, et que de toute façon même si t’es partie comme une lâche, t’as jamais su oublier ce qu’il avait fait pour toi, ce que personne d’autre n’aurait été capable de faire. Car toi t’es juste d’avis qu’avoir un don, ça te rend encore plus unique au monde, de façon bonne ou mauvaise, tout dépend de ce qu’on décide d’en faire. Toi, t’en avais encore aucune idée, t’en faisais rien et t’ignorais la plupart des choses qui se passaient au final. Une fois qu’il te demande si tu veux des vêtements secs, tu regardes l’impact des dégâts et tu te remercies de ne pas avoir mis de t-shirt blanc ce matin-là.

-Je suis pas contre, ouais. Merci, t’étais pas obligé.

Même pour remercier les gens t’es nulle. Niveau de sociabilité ? Approximativement 5. Sur 100. Du coup tu ranges vite fait tes affaires dans ton sac de cours avant de suivre ton ancien ami sur le campus puis vers les casiers. Tu pinces tes lèvres entre elles depuis tantôt, cherchant les bons moments pour ne pas te ridiculiser encore plus. T’as la boule au ventre, tu joues nerveusement avec tes doigts, tic qui n’a pas changé depuis que t’es gosse, comme quoi certaines choses ne changent pas. C’est une fois arrivée à destination que tu te lances dans la gueule du loup, en espérant ne pas trop te foirer.

-J’suis désolée. Pour cette fois quand on était gosses. Je voulais pas… Je voulais pas te blesser, tu m’as guérie mais j’sais pas pourquoi j’me suis sentie menacée. J’aurai dû te chercher après, chercher à savoir, mais j’ai préféré l’ignorance et la solitude. J’suis vraiment, vraiment désolée si ça t’a fait du mal, de n’importe quelle sorte.
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