La roue, quand elle veut, elle tourne - Feat Caleb Isaac


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Rowan L. Kellan

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Humain | Sorcier



MessageSujet: La roue, quand elle veut, elle tourne - Feat Caleb Isaac   Dim 31 Déc 2017 - 14:42



La roue, quand elle veut, elle tourne
Rowan L. Kellan & Caleb Isaac


On ne pouvait pas dire que la chance me guettait ces derniers temps. J'étais en disgrâce totale auprès de Lucifer et j'étais à deux doigts de me retrouver sans emploi. Sytry était fou de colère, nos derniers échanges n'avaient pas joué en ma faveur, même si j'avais un peu provoqué le Lieutenant. J'étais clairement responsable de la situation dans laquelle j'étais, mon orgueil m'avait trop aveuglé et Sytry m'avait bien remis à ma place. Je soufflais, désespérée en prenant mon visage entre les mains. J'avais envie de hurler tellement j'étais furax, après moi, après Sytry pour ne pas comprendre que malgré les apparences, je le respectais énormément même si j'avais été un tantinet trop insolente lors de notre entrevue dans son bureau. Pour ce qui était de notre très courte conversation avant de me laisser avec Lilith, j'avais encore eu tout faux. J'étais restée silencieuse en pensant qu'il me renverrait mes excuses à la figure. Je ne savais pas trop comment faire amande honorable, alors je me contentais de l'éviter au possible tout en continuant mon travail au sein de sa société de façon à ce qu'il ne puisse rien me reprocher. Je fermais le dossier que j'avais sous les yeux, incapable de réfléchir. Après tout, c'était dimanche aujourd'hui, je n'avais pas à travailler normalement mais je m'infligeais des horaires de malade pour ne pas penser à ma situation très précaire. Un faux pas et j'allais me retrouver en Enfer sans possibilité de sortir.

Je prenais mes affaires et sortais prendre un taxi. Je m'arrêtais à quelques rues de ma destination et payais le chauffeur avant de me diriger à pied vers le Bloody-s Palace, un repaire à démon. Serais-je un peu sadomasochiste ? Peut-être bien au final, mais c'était le seul lieu ou je n'avais pas à cacher ma nature de sorcière à part ma maison et je ne voulais pas retrouver seule. J'espérais me souler en oubliant qu'on m'avait enlevé la longévité pour un temps indéterminé. J'entrais dans le bar et allais directement dans un coin sombre du bar, à l'abri des regards. Pendant un instant, j'avais songé à toquer pour voir si Kobal était là, mais je n'étais pas forcément d'humeur à supporter ses railleries, car il savait forcément pour ma punition. Je demandais un martini blanc au serveur tout en observant les gens qui étaient là. Pour la plupart, c'était des démons, mais il y avait quelques humains en quête de sensations fortes qui venaient faire les fanfarons ici. Car il régnait une atmosphère particulière qui poussait les froussards à ne pas pénétrer dans ce bar maudit.

Soudain, mon regard s'arrêta sur une tête familière. Oh, non, non, pas lui ! Râlais-je dans ma tête. Caleb, le chouchou de Sytry. J'avais vaguement espéré qu'après son exploit avec Lilith, il allait repartir mais j'avais tord. Pourquoi partir alors qu'il était dans les petits papiers des enfers ? Je baissais la tête en espérant que le sorcier ne m'avait pas vu. Une conversation avec lui pourrait me pousser à la folie. Je prenais le verre que le serveur me tendait et en buvais une grosse partie en envisageant la possibilité de m'enfuir sans finir mon verre. J'aurais vraiment du rentrer chez moi, finalement.




Caleb Isaac

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MessageSujet: Re: La roue, quand elle veut, elle tourne - Feat Caleb Isaac   Mer 21 Fév 2018 - 22:57



La roue, quand elle veut, elle tourne
Rowan L. Kellan & Caleb Isaac


Lorsque j’arrivais au Bloody’s Place ce soir, j’étais d’une humeur particulièrement bonne ! À bien y penser, cela faisait maintenant plusieurs mois que mon humeur était au beau fixe, et elle ne faisait que s’améliorer avec le temps. J’avais tout d’abord mené à bien le plus grand défi de ma très longue vie de sorcier : mettre au point un rituel permettant de ramener une âme perdue depuis près de mille ans, l’extirper du néant auquel elle était condamnée. Sytry avait donné mon nom à Lucifer, et je ne les avais pas déçus ; Lilith était de retour parmi les vivants, prête à reprendre la bataille dont on l’avait privée si longtemps. Une fois cette prouesse réalisée, j’avais pu m’atteler à un dessein plus personnel : ma descendance. Voilà des millénaires que je l’attendais ce descendant enfin digne de moi. Les uns après les autres, ils s’étaient montrés désespérément décevants au point que j’aurai pu perdre tout espoir qu’un jour l’un d’eux naisse honorable à mes yeux. Mais la dernière en date s’était enfin révélée, enfin une sorcière après près de trois mille ans d’attente ! Elle n’était peut-être pas à la hauteur de ma longue attente, mais elle avait le mérite d’être enfin là. Il ne tenait plus qu’à moi de la rendre aussi honorable que je l’espérais, et de la rallier à notre camp… si Adonis n’avait pas foutu en l’air toutes mes chances en la menaçant et en la contraignant. Malgré ce petit problème, je demeurais confiant, j’avais très certainement une marge de manœuvre avec Clarke, à défaut de l’avoir avec Adonis. Quand bien même je lui témoignais le respect qui lui était dû, je devais bien admettre qu’il avait sacrément contrarié mes plans, de quoi bien me faire chier… Mais cela n’entachait pas encore ma bonne humeur ! Et j’étais certain qu’elle n’allait pas être entachée tandis que je pénétrais dans le Bloody’s pour y voir une très bonne… connaissance, disons !

Cette chère Letha ! Nous n’avions pas eu beaucoup l’occasion de nous croiser ces derniers temps, si bien qu’il nous avait été impossible de nous livrer à nos rixes verbales habituelles. J’avais néanmoins vu Sytry peu de temps avant, et j’avais appris le sort déplorable de Letha. J’avais donc de quoi m’amuser à ses dépends, et autant dire qu’avec la bonne humeur que je me trimballais, je n’allais surtout pas m’en priver ! Déjà qu’en temps normal, je ne ratais pas une occasion de lui déplaire avec ce genre de comportement ; que d’une humeur revêche, je me complaisais dans une attitude moqueuse, alors de bonne humeur… je l’aurai presque plainte en pensant à ce que je lui préparais !

Sans l’ombre d’une hésitation, je me dirigeais directement vers elle, avec la ferme intention de pourrir la fin de sa journée, histoire d’égayer un peu plus la mienne. Une fois à sa hauteur, je m’accoudais au bar, et accordais un regard au barman.

▬ Un whisky, sec. S’il vous plaît. Demandais-je avant de tourner mon regard vers Letha.

▬ Bonsoir Letha. Lui dis-je un large sourire sur le visage. Tu m’as l’air d’une humeur étrangement maussade.






Rowan L. Kellan

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MessageSujet: Re: La roue, quand elle veut, elle tourne - Feat Caleb Isaac   Dim 11 Mar 2018 - 12:38



La roue, quand elle veut, elle tourne
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Décidément, ces derniers temps, mon sens du jugement me faisait défaut. Je n'étais tellement pas habituée à être la pestiférée que je ne savais pas comment réagir face à cette situation. Je n'avais pas envie de me retrouver seule chez moi mais d'un autre côté, ici, j'étais plus seule que jamais. Ceux qui me reconnaissaient fuyaient mon regard mais je n'avais pas craqué et résisté à l'envie de m'enfuir. La tête haute, j'avais traversé le bar et je m'étais réfugiée dans un coin sombre du bar pour éviter de trop attirer l'attention. Mais ce n'était pas assez. En voyant Caleb passer la porte d'entrée, je regrettais mon choix. J'espérais qu'il ne me verrait pas mais encore une fois, je me trompais. Il fondit directement sur moi, sa bonne humeur suintant à travers les pores de sa peau. Il respirait le gars qui avait tout pour lui et c'était vrai. Il avait réussi à soustraire Lilith au néant et même si je ne lui dirais pas clairement, j'étais impressionnée par cette prouesse. C'était innovant et la sorcière en moi, avide de connaissance ne pouvait qu'être admirative. Mais notre relation avait toujours été très mouvementée, relevée à coup de piques et de répliques mordantes. Chacun n'hésitant à narguer l'autre dès qu'il le pouvait. Pourtant, là, dans l'état actuel des choses, je n'étais pas d'humeur à supporter Caleb. J'étais sure qu'il allait en profiter pour me rabaisser un peu et m'humilier. Il aurait tord de se priver. A sa place, j'aurais fait exactement la même chose mais mon orgueil lui n'était pas d'accord.

Au moment même ou son visage se barra d'un grand sourire, j'eu une violente envie de le griffer et de lui arracher ce sourire satisfait des lèvres. Ces derniers temps, je devenais de plus en plus violente dans mes pensées alors que j'étais toujours quelqu'un d'impassible et de stoïque. Je déglutis et plaquais un sourire hypocrite sur mes lèvres en essayant de contrôler le tremblement de ma main.

-Bonsoir, Caleb, répondis-je avec une politesse qui ne correspondait pas du tout à ce que je ressentais au fond de moi.

Je résistais à l'envie de lui jeter mon verre à la figure alors qu'il commençait à me narguer en faisant allusion à mon humeur maussade. Maussade, c'était un euphémisme. Surtout en cet instant, face à lui. Sa suffisance me rappelait ma propre médiocrité et c'était ce qui m'énervait le plus.

-Oui, depuis ton retour, il me tardait tellement de voir ton visage et ta suffisance. Rien que de te regarder, je me sens déjà mieux, répliquais-je mordante, la voix vibrante de sarcasme et le regard froid.

J'avalais cul sec mon verre et faisais signe au barman de venir me resservir. Ce n'était pas raisonnable, je n'étais pas une grande consommatrice d'alcool et je n'avais jamais fini saoule. Je ne savais pas comment je réagirais sous l'emprise de l'alcool, pourtant je sentais poindre le désespoir et une forte envie de me laisser aller me prenait aux tripes.

-Mais comme toutes les bonnes choses, je ne voudrais pas abuser de ton précieux temps. Je suis sure qu'ici, tu trouveras meilleure compagnie que ma personne.

Je pourrais simplement partie, m'enfuir mais je ne pouvais pas faire ça devant lui. Il le prendrait pour une faiblesse et s'engouffrerai dans la faille pour mieux me torturer. Autant essayer de le congédier, même si je doutais que ça soit réellement efficace.





Caleb Isaac

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MessageSujet: Re: La roue, quand elle veut, elle tourne - Feat Caleb Isaac   Dim 18 Mar 2018 - 13:52



La roue, quand elle veut, elle tourne
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A l’instant même où j’avais vu Letha assise au bar en train de noyer sa colère dans l’alcool, je le savais : cette soirée promettait d’être diaboliquement intéressante, et particulièrement jouissive pour moi. Car non, je n’allais certainement pas me priver de jouer à ses dépens ; à ma place, elle n’en ferait pas moins. À ceci près que j’étais suffisamment intelligent et respectueux envers ceux qui nous avaient offert la vie éternelle pour justement ne jamais me retrouver à sa place.

Dès que j’arrivais à sa hauteur, et après avoir commandé un bon whisky, je décidais de lui accorder toute mon attention. J’étais certain qu’elle ne resterait pas stoïque face à moi, et qu’elle ne se priverait pas de me montrer tout le ressenti négatif qu’elle avait à mon égard. Mais c’est justement ce que je venais chercher en allant la trouver : qu’elle m’aboie sa colère pour que je puisse m’en amuser. Je la saluais avec le plus grand sourire qu’il m’était donné d’avoir, et lui offrais déjà une petite pique en remarquant son humeur maussade. Le sourire hypocrite qu’elle m’adressa avant de me rendre la politesse de ma salutation m’amusait déjà énormément, et je n’avais plus le moindre doute sur le fait que j’allais passer une soirée vraiment délicieuse à lui rappeler l’inconfort de sa situation actuelle, dont j’avais toute connaissance grâce à ma récente conversation avec Sytry.

Rapidement elle répondait à ma première phrase, prétextant qu’il lui tardait de me revoir ma belle gueule et ma suffisance ! La colère était manifeste, quand bien même elle cherchait maladroitement à la cacher. Que risquait-elle à me montrer son dédain ? Je n’avais aucun pouvoir décisionnaire sur elle, elle ne risquait pas d’aggraver sa situation en me jetant une quelconque insulte à la figure, d’autant plus qu’elle m’aurait bien trop amusé pour que je m’en offusque même un chouïa.

▬ Je suis ravi de contribuer au retour de ta joie perdue. Surtout n’hésite pas à faire appel à moi si je te suis d’une quelconque aide. Lui dis-je, sans prendre la peine de cacher la moquerie de ma réponse.

Elle avalait son verre cul-sec, avant de faire signe au barman de la resservir tandis qu’il m’apportait le mien. Je le prenais et en buvais aussitôt une bonne gorgée, me délectant de ce nectar dont je ne me lasserai jamais… Tout comme je ne me lasserai jamais de l’attitude colérique de Letha à mon égard, qui cherchait par ailleurs à se débarrasser de moi. De plus en plus plaisant vraiment ; si elle voulait vraiment se débarrasser de moi, elle aurait dû savoir qu’il ne fallait surtout pas me faire sentir que ma présence la dérangeait.

▬ Oh j’imagine qu’il y a nombre de compagnies qui rendrait ma soirée très agréable, mais j’ai déjà eu de quoi faire aujourd’hui. Ce qui me laisse tout le loisir de rester avec toi et ton humeur de chien enragé. Répondis-je, pour bien lui faire comprendre qu’elle ne se débarrasserait pas de moi aussi facilement.

▬ Alors dis-moi, ne serait-ce pas le fait que tu vieillisses à nouveau qui te rende d’une humeur si massacrante plutôt que ma belle gueule et mon air suffisant ?





Rowan L. Kellan

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MessageSujet: Re: La roue, quand elle veut, elle tourne - Feat Caleb Isaac   Mer 18 Avr 2018 - 19:53



La roue, quand elle veut, elle tourne
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La fuite était ma seule option possible si je ne voulais pas subir l'humiliation de Caleb ce soir. Ca serait très facile de boire mon verre et de partir sans un regard pour le sorcier. Ca serait très facile de fuir son regard moqueur et sa langue acérée. Ainsi, je pourrais rentrer chez moi et apprécier le calme. Je pourrais très bien faire ça et c'était un schéma très tentant sauf que je ne faisais pas parti de ces gens qui utilisent la facilité. Et avouons-le, je ne voulais pas donner plus de raisons à Caleb de se moquer de moi. Rien que mon déshonneur dans le monde des Enfers était déjà amplement suffisant à lui tout seul. Je devais faire face à ce fichu sorcier même s'il mettait mon calme à rude épreuve.

-Oh crois-moi, si j'étais vraiment dans cet état-là, tu le saurais, répliquais-je, le regard noir et un léger sourire sadique aux lèvres.

J'aurais bien voulu lui dire qu'il ne sourirai pas autant si j'étais d'autant mauvaise humeur qu'il le pensait. Malheureusement, il l'aurait perçu comme une menace et franchement, ça donnerait à Sytry une excuse de plus pour décrocher ma tête de mon corps. Malgré notre guéguerre, nous devions rester souder car l'enjeu final était plus grand que nous. Sauf peut-être que son égo, même si le mien n'était pas trop à plaindre, quand je ne vieillissais pas. Détail dont ce cher Caleb était au courant. Ca ne m'étonnait pas vraiment en soit. Je laissais un ricanement sortir de ma gorge.

-Ainsi donc, tu es au courant. Le contraire m'aurait étonné. J'espère que tu apprécies le spectacle.

Je ne répondais pas à sa question. J'avais beau avoir envie de lui arracher son sourire et même de le tuer par fois, je ne pouvais pas l'accuser d'être stupide. Il savait que ça m'enrageait de perdre ma longévité. Quel sorcier ne le serait pas ?

-Apprécies bien parce que la roue tourne mon vieil ami.

Avec le sort destiné à me lier à Lilith, j'espérais revenir dans les bonnes grâces de Sytry. Enfin, un peu en tout cas. Malgré tout, il saura à ce moment-là que ce j'avais dit n'était pas du vent. Lier ma vie à la Lieutenante était une pure folie qui aller très vraisemblablement se solder par ma mort. Parce qu'il n'y avait qu'un seul moyen de briser le lien. Ce n'était pas grave, ce n'était pas aussi merveilleux que le sort qu'avait accompli Caleb mais c'était aussi de la magie complexe.

-D'ailleurs, tu devrais faire attention. Je suis la pestiférée en ce moment. Te montrer en ma compagnie n'est surement pas bon pour ton image.





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